• ATTeNTeS…


       ...Assise dans le noir sur l’une des marches qui conduisent au salon, j’espérais la fin du monde. Annoncée pour hier selon le calendrier incas, je n'ai rien vu venir. L'on nous a encore raconté des bêtises. Les yeux grands ouverts, le dos au mur, j’ai attendu que vienne au moins un assoupissement pour soulager mon corps de l'étau qui le broie. 
    Le chaos ne venait pas sur notre vieille terre, il se produisait entre mes tempes. Six « daffalgan » n’y ont rien fait. Les larmes brûlantes qui ont roulées sur mes joues ne m’ont apporté aucun réconfort. J’aurais voulu hurler comme une bête blessée mais à quoi bon, juste à me retrouver en psy ou je vais bien finir par aller si je ne parviens pas à expulser cette misère qui me bouffe depuis si longtemps. Certaines n’ont pas au assez d’une vie pour y arriver alors en quoi serais-je plus maligne ?
    J’entraîne les uns après les autres mes amis dans mon sillage et je ne sais que leur apporter de la peine. Mes clignement de paupières dans l'obscurité au rythme des battements de mon cœur ont accompagné mes pensées sombres et morbides. Comme d'habitude,le ''monstre'' était là.
    Comme un ami fidèle son spectre me rend visite et me tient compagnie les nuits où mes yeux comptent les trous du mur dans l'obscurité, où mes oreilles perçoivent les rumeurs feutrés de la ville, où mes sens en éveil guettent les frémissements dans l'allée à chaque pulsation de mon cœur qui résonne dans ma tête.
    J'en viens presque à l'apprécier. Il me tient la main dès que je ne dors pas, il vient aussi parfois dans mon sommeil, mais là ce n'est plus mon ami. C’est le revenant dans toute sa splendeur, un monstre qui caracole au fond de mon cerveau avec sa ribambelles de copains venue du plus tendre de mes jours.
    Seulement maintenant je me demande ce que je trouverai comme excuse à mon mal être le jour où il ne sera plus là, je me suis tellement caché derrière lui que j'en viendrai à le rechercher si un jour il disparaissait.
    Cette nuit d'enfer a été la pire depuis des mois car j'étais seule, seule avec mes chagrins,mes angoisses mes peines et la folie qui peu à peu me rattrape.
    Aujourd'hui je pars en "vacances" pour me reposer, me ressourcer, me vider de cette vie dont je ne veux plus. Le voyage de la dernière chance avant un long calvaire que je vais devoir affronter. Je vais être obligée de me battre contre moi-même, m'opposer à mes sentiments, combattre mes démons et choisir un camp. La vie ou le glissement long et douloureux du fil des jours qui me restent. Je suis rassurée il ne m'en reste pas tant que cela , ils vont nous trouver une autre date de fin du monde et celle la sera la bonne.
    Cette nuit n'est certainement pas la dernière que j'aurais à braver, mais certainement la dernière ou j'ai imaginé avoir le courage de demander de l'aide à ceux qui m'entourent. Il est si doux de les regarder dormir d'un sommeil paisible alors que je serais capable d'aller enfin m'allonger au creux du lit glacé des flots de notre bon vieux Rhône. Née de ses eaux pour en mourir ce serait marrant je crois.
    Je ne veux plus faire de mal aussi ce sera ma dernière nuit d'enfer et autres nuits secrètes que je vous ferais partager. J'en ai assez des plaintes qui ne servent à rien, dorénavant je les garde pour moi, je me refuse à vous en charger. Je vais redevenir la marrante, l'insouciante et la volage que vous aimez, après tout l'amitié virtuelle ne comporte aucun risque, n'est ce pas ? Les blessures des mots ne font mal que lorsque l'on a cru à leur enchantement, mais croyez moi j'ai reçu des coups qui étaient autrement plus douloureux que de vulgaires insultes et je suis toujours là. Je pensais avoir le courage de vous quitter sans me plaindre encore et toujours, mais même de cela je ne suis pas capable.
    Cette nuit d'insomnie m'a prouvé que ce que je savais depuis longtemps est exact, il ne faut compter que sur soi même et je ne m'en plaindrai pas c'est ce qui m'a sauvé la vie, alors c'est promis, demain sera mon autre vie. Restez cachés braves gens, cela m'évitera des larmes.
    Adesias inconnu(e)s. Vous m'avez porté au fil des mois. Maintenant il est temps pour moi de me débrouiller seule. Dominique je ne peux exiger de toi une présence constante. Grâce à madame vodka je parviendrai à t'oublier facilement... 

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