• "AuX FLeuRS Du MaCaDaM"...

    LA PEUR AU VENTRE 

    Des premières lueurs de la lune 
    Á l’approche des fraîches brumes
    Ses larmes nacrées, telles des perles
    Sur ses joues pâles, par vagues déferlent…

    Elle va serrer les poings rageusement
    Pour pouvoir affronter courageusement
    Les ombres qui se dérobent la nuit
    Et disparues au matin comme évanouies…

    Son plus beau sourire les enjôle
    Et avec un bref soupir elle les frôle
    Les envoûte et dissimule sa frayeur
    En montant elle tremble de peur…

    Fermant les yeux elle suce et caresse,
    Se nourrit de sa rancoeur qui la presse
    Avec un couteau sur son sein pointé
    Se laisse déshabiller violenter, humilier…

    Au plus profond de ses intimes replis
    Coule ce liquide poisseux qui la flétrit
    Esprit perdu, délivrée de ce corps lourd
    De son coeur ignore les battements sourds…

    Elle se saisit de ce billet jeté à la hâte,
    l’exècre mais le range tel un automate
    Puis elle se façonne un visage avenant
    il faut rapidement accueillir le suivant…

    Encore une dizaine qui silencieusement
    Profiteront de cet odieux accouplement
    Et soudain apparaîtra l’éclat du matin
    qui la délivrera de ces mâles adultérins. MyLHeNN...

     

  • CaLLioPe

    ...Tous les jeudis soirs, à vingt heurs précises, Monsieur H franchit la porte du boudoir de la belle Calioppe. Dès cet instant, la courtisane, brune aux cheveux longs n'est plus disponible pour les autres fidèles de la pension des femmes galantes. Catin dans l'âme, la jeune femme attire dans ses filets les hommes les plus divertissants du gynécée baptisé "Aux fleurs du macadam". La gourgandine sait se faire liane pour séduire et tel un reptile, il lui de s'enrouler nue autour de son hôte pour qu'aussitôt, celui-ci en perde la raison.

    Racé et élégant, le lieu n'est fréquenté que par de riches et fervents adeptes du libertinage, la plupart mariés, cela s'entend. Soirées folles, sexe débridé et discrétion assurée sont le credo de la maison. Une quinzaine de jeunes femmes, toutes aguerries au rayonnement du pistil d'amour, cohabitent dans ce harem.

    Or donc, Calliope aime diriger les ébats et fait en sorte d'avoir un orgasme avec chacun de ses visiteurs. Elle y met un point d'honneur. Pourtant, à l'arrivée de Monsieur H, celle-ci abandonne son instinct de dominatrice. Elle se fait obéissante et imaginative, pour le seul bien-être de son unique client de la soirée. Ce soir-là, elle reçoit l'équivalent d'une semaine de bon ouvrage en pièces sonnantes et trébuchantes. Elle obéit aux ordres de Monsieur H qui ne recherche que le savoir faire des jeux amoureux afin de combler la douce Marguerite, sa très jeune fiancée. Jamais il n'a joué de sa flûte dans la tendre vallée de la belle Calliope. Ses visites au harem de Mademoiselle Jeanne ne sont que formation afin de séduire celle qu'il aime. Calliope teste la patience de ses amants d'un soir par de longs préliminaires, ici, elle utilise ses talents pour initier Monsieur H à l'efficacité d'un effeuillage parfait. D'habitude, vêtue d'une longue robe moulante en voiles de satin, elle les rend dingues. Mais son chaland lui a demandé, pour ses préludes à l'amour, de se parer d'un long fourreau aux petits boutons de nacre. Il manipule alors avec doigté les petites perles dorées. Á mesure qu'il dénude la peau de la belle Calliope, celui-ci s'amuse à y disséminer de petits baisers, éveillant ainsi l'ardeur de son initiatrice.

    Promesses de grands plaisirs, ce parcours est censé susciter le désir de son client. Pourtant, c'est bel et bien Calliope qui en apprécie le final. Lorsque Monsieur joue à touche pipi, et que de ses longs doigts fins, il visite encore et encore son jardin d'Eden, elle râle comme un animal. Plus elle crie fort et plus son amant d'un soir apprécie. Lorsqu'il sent sa maîtresse sur le point de s'envoler, sa langue prend le relais. Il embrasse, lèche, câline et titille ce petit bout de chair tendre et gonflé à souhait. L'orgasme arrive, violent et brutal, la laissant presque inerte. Dès qu'elle reprend conscience, ses premiers mots sont pour féliciter Monsieur H. Elle lui assure que sa virginale fiancée ne résistera pas longtemps à ce doux traitement. Elle ne pourra que tomber amoureuse de lui et accepter ce pénis qui lui fait si peur. Calliope s'en occupe en bonne professionnelle. Elle adule, aspire, et mordille l'impressionnante colonne de chair érigée qu'il lui confie. Le nectar qui inonde sa gorge et son visage est une bien piètre récompense pour Calliope. Un tel instrument devrait se faufiler bien au chaud entre les plis de son intimité. Mais Monsieur H est fidèle à sa fiancée. Avant de partir, il annonce à Calliope qu'elle ne le reverra plus. Il se marie le samedi qui vient. Il accompagne son annonce d'une bourse conséquente malgré l'interdiction formelle de Mademoiselle Jeanne qui exige que l'on se serve des pièces du gynécée, et d'un baiser prude.

    ...Intense, la jouissance les enveloppe tous deux. Lui, à genoux devant le grand lit et elle, l'adorable petite garce qui se déhanche à chacun de ses puissants coups de reins. Les mains agrippées aux cuisses de sa maîtresse, il gronde tel un fauve. Ses va-et-vients, de plus en plus rapides, entraînent sa partenaire vers une ivresse voluptueuse. L'explosion de leurs sens leur donne la définition du mot luxure.

    Depuis que Marguerite en a épousé un autre, Monsieur H rend visite à Calliope trois fois par semaine...Mylhenn...

     

     


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  • ESTReLLa

    …Rondelette mais belle comme un cœur, Estrella a un franc succès auprès des clients de Mademoiselle Jeanne. Par dépit et expirant lentement des affres d’un chagrin d’amour qui n’en finit pas, la cocotte fit le choix de noyer sa peine dans la débauche. Experte de ce que l’on nomme pudiquement la cravate de notaire, elle fait rouler et tanguer entre ses seins des sexes raidis par son savoir-faire. Quand, à la fin d’une prestation parfaite, elle pommade ses deux globes d’albâtre gluants de l’humeur polissonne du mari de la postière, elle sait qu’elle a fait le bon choix. Ces épouses trop rigides et sans imagination dans un lit, ne se doutent pas que si de temps en temps, elles baisaient vraiment avec leur mari, celui-ci n’irait pas voir ailleurs. Elles pensent toutes faire un immense sacrifice et, que pour le garder, il leur suffit d’écarter les jambes une fois par semaine, en priant pour que cela se termine rapidement. Mais tous les Charles, Paul, Jules, Ferdinand, et autres hommes n’ont nul besoin d’une femme inerte dans leur lit. Ils aiment ces corps chauds qui se trémoussent au-dessus d' eux. Ils apprécient les hanches rondes qu'ils serrent avec force lors d'une joute musclée. Ils raffolent de ses divines gâteries, quand Madame s'abandonne les fesses à l'air. Estrella avait fait le deuil de son hymen pour Louis, pourtant, ils n'étaient pas encore mariés. Mais lorsque son fiancé, s’était faufilé entre les plis étroits de son dévidoir, Estrella avait pleuré, injurié le manant et juré qu’il ne l’y reprendrait plus. Louis lui avait souri avant de disparaître et depuis elle ne l’avait jamais revu.

    Cette bavure lui ayant fait perdre le seul homme qu’elle ait vraiment aimé, la jeune femme en tira leçon. Maintenant elle offre un service de qualité à ses visiteurs. La fellation n’a plus aucun mystère pour elle et elle apprécie les petits plus d’un pont asiatique bien pratiqué. Elle déteste toujours autant la sodomie, mais les espèces sonnantes que cela lui rapporte à chaque fois l’aide à faire passer plus aisément les poinçons des maris infidèles. Certains aiment la voir supplier, grimacer et pleurer, le derrière dégoulinant de leur ambroisie. Estrella leur accorde ce plaisir moyennant finance et avec le sourire. Mademoiselle Jeanne, propriétaire du "Aux fleurs du macadam", ne fait pas circuler d'argent dans son établissement. Les chalands louent ses pensionnaires en s'acquittant un droit de visite qu'ils restituent à ces dames sous forme de pièces de couleurs différentes pour chaque pensionnaire et frappées à l'ordre de l'établissement. Chaque fin de semaine, le compte des jolies dames est crédité d'un solde appréciable. Ce système ingénieux a été instauré afin d'éviter vols et récriminations. D'apparence diaphane, Jeanne De Boissy, dissimule un caractère bien trempé. Personne dans la maison ne connaît son histoire mais parfois dans ses yeux luit une lueur assassine. Surtout lorsque Monsieur Georges se fait violent. Elle s'absente pendant deux heures tous les mercredi après-midi et, pas une seule de ses pensionnaires ne sait où elle va.  Généreuse avec les filles, elle dirige son établissement d'une main de maître. Le malheureux qui n'observe pas les règles est expulsé manu militari par Oscar le videur en titre de la maison. Oscar est une force de la nature d'un mètre quatre-vingts dix-huit, noir comme l'ébène. En plus de ses cent trente kilos, ses mains, presque aussi larges que des raquettes lui confèrent une autorité indéniable. Il lui arrive de louer les services des filles, mais elles sont unanimes, jamais deux fois. Bien membré, il investit les chairs tendres de ces belles qui râlent de plaisir et de douleur à la fois.

    Estrella a trouvé l'astuce.  

    Pendant que le colosse est occupé à délacer brides et attaches de son corset, cul nu, la coquine joue du pipeau avec l'instrument herculéen de son sympathique client. Oscar a toujours le sourire. Il geint en de petits hoquets à chaque grignotis de son hôtesse puis au moment fatidique, la polissonne lui offre ses seins qu'il triture avec passion. Elle le caresse de sa fine toison humide, n'en pouvant plus, il demande réparation. Alors elle le conduit au creux de ses douces rondeurs et de ses lèvres luisantes de crème pimentée, elle tète son gland rosé. Il s'engouffre plusieurs fois entre ses seins, et l'affaire est faite, sans souffrance. Bonne âme, Oscar la remercie d'un baiser délicat, autant qu'il puisse l'être.

    - Z'êtes la meilleure Mam' Strella! Je reviens dès que Mam'zelle Jeanne m'a donné mon compte!..Mylhenn...

     


  • LuCie


    ...Lucie est la dernière arrivante au harem de Mademoiselle Jeanne. Dix-sept ans à peine passés, et déjà dévoyée jusqu'à l'os. Sa plastique impeccable, son joli minois et une peau de pêche lui attirent inévitablement les faveurs des hommes mûrs tentés par un bain de jouvence. La gamine ayant compris très vite qu'elle pouvait tirer avantage de cette jeunesse saccagée, ne reçoit plus que les hommes que l'on nomme senior. Langoureuse, sensuelle et perverse, elle dose parfaitement ses effets. Souffle et salive mêlés, elle maîtrise l'art du baiser dit à la Française. Entre chaleur et vice, la scélérate les humilie en les faisant se dévêtir alors qu'elle parade longuement devant eux en sous-vêtements. Leurs mains sur sa taille, agitant son petit derrière contre leur ventre, elle s'offre avec frénésie. Pas question pour elle de se donner en se laissant enserrer par leurs bras décharnés. Quelquefois, en passant dans le couloir, Mademoiselle Jeanne entend les vocalises d'amour de sa protégée. Elle sait que, quémandeurs et soumis, les clients de la "petite" ressortiront de sa chambre, comblés et les poches vides. Certains éviteront de se montrer nus à leur épouse pendant quelques jours, car si on le lui demande, la garce se défend, mord et griffe comme un petit chat sauvage.
    S'ils y mettent le prix, elle accepte que les langues avides de ces vieux beaux visitent son intimité. Leur tête entre ses cuisses, grognant comme des animaux, ils fouillent les plis moelleux de sa chair juvénile en pétrissant de leurs doigts avides, ses cuisses gainées de bas noirs en soie. Elle remue des hanches en gémissant, leur laissant croire qu'ils l'accompagnent au septième ciel. Certains sont très doués avec leur apex, mais elle s'interdit tout orgasme avec eux. Elle laisse resurgir ses souvenirs et cela suffit à la rendre insensible.
    ...Le soir de la Sainte Charlotte, la jolie Lucie décida de rejoindre son amoureux au bal du village. Elle croisa malencontreusement ceux qui lui dérobèrent son honneur. Parmi eux se trouvait Yann, qui s'appropria sauvagement de sa virginité avant de la livrer aux autres. Une fois leurs sens assouvis, la croyant morte, ils l'abandonnèrent sur un chemin désert. Tôt le lendemain matin, c'est le vieux Jules, la soixantaine sonnée, qui la découvrit souillée et en sang. Celui-ci la recueillit et la ramena à la vie. Dès qu'elle en fut capable, Lucie lui narra sa triste histoire. Il y était question de Yann, de beuverie, de celui qu'elle aimait qui l'avait "prêté" à ses amis, d'infamie, de sa famille qui la rejetterait et de la honte qu'elle ressentait. Sans parler de la terrible angoisse de voir son ventre s'arrondir dans les mois à venir. Jules la tranquillisa et lui fit boire une potion de sa composition. Son dégoût s'estompa à mesure que disparaissaient les criminels qui l'avaient laissé pour morte dans cette ruelle obscure. Yann, son bien-aimé fut le dernier à périr. La gorge tranchée nette, crevant seul comme un chien dans un fossé, il se vida lentement de son sang à l'endroit même où Lucie avait été agressée. Celle-ci comprit soudain que son bon samaritain "nettoyait" son passé. Mais qui voudrait encore la marier après ce que ces animaux lui avaient fait subir? Une idée germa dans son esprit traumatisé. Les salons de Mademoiselle Jeanne étaient l'endroit idéal pour se venger de la gent masculine.
    Peu au fait des jeux de l'amour, elle s'offrit à Jules en lui demandant de l'initier aux plaisirs de la chair. Certes, l'homme était vieux, mais Lucie fut agréablement surprise. Il déploya complicité et tendresse, prenant son temps pour apprivoiser la pauvre gosse. De frôlements en cajoleries, il l'amena au vrai plaisir. Pour ne pas l'effrayer, il garda ses vêtements et lui apprit les délices d'un joyeux corps à corps. Il avait choisi de la prendre ainsi pour ne pas que ses yeux rencontrent les siens. La gamine se sentait déjà bien assez mal sans qu'il lui gâche son plaisir.
    Et du plaisir, il voulait lui en donner. Lentement, il la pénétra profondément. Tendue, elle frissonnait de tout son être, gémissant timidement et remuant instinctivement son bassin. Ses mains glissèrent sur les hanches de Lucie qui soudain se détendit. Il la maintint avec douceur, mais fermement. Il commença à la besogner jusqu'à ce que le plaisir intense qu'il ressentait soit partagé par la gamine qui maintenant criait à chacun de ses va-et-viens. Intense et soudaine, la vague les emporta. La jeune fille se retourna vers son vieil amant et se blotti un instant contre lui.
    - Merci mon Julot, avec toi, je suis toujours vivante! souffla-telle à son oreille.
    ...Le lendemain, elle devenait l'une des pensionnaires du "Aux fleurs du macadam". Mademoiselle Jeanne lui fit quelques recommandations et son premier client monta la rejoindre dans sa chambre. Elle dirigea les ébats en main de maître, contraignant Monsieur Robert à ses propres exigences. Elle se fit brutale, et ne se dévêtit qu'à moitié, attendant de lui qu'il la supplie. Cela lui devint facile de faire payer à cet homme les outrages subis par le passé. Elle le fit s'asseoir sur le lit et s'abreuva de son élixir au goût discutable. L'envie de mordre à pleines dents ce membre viril lui traversa l'esprit, mais où serait sa vengeance si elle devait déjà quitter les lieux? D'un doigt péremptoire, elle lui indiqua le fauteuil sur lequel elle s'installa à genoux.
    Pas de baisers entre eux, juste ce sexe raide qui s'infiltre en elle, quelques ahanements et déjà la libération. Monsieur Robert n'osait pas la regarder en se rhabillant. Il déposa la récompense sur la commode et se dirigea vers la sortie.
    Hésitant, il posa sa main sur la poignée de la porte, semblant attendre quelque-chose. Lucie comprit alors qu'elle avait passé son examen d'entrée avec succès.
    - La semaine prochaine, je pourrais être encore plus méchante petit homme! En tenant ces propos, son visage resta impassible. Comme s'il n'attendait que cela, il lui sourit et quitta la pièce, heureux.
    ...En accord avec sa patronne, la petiote reçoit gratuitement son cher Jules chaque fois qu'il le désire. Elle l'accueille avec son plus beau sourire, et pour lui, elle se dévêt entièrement. Caresses et gâteries lui sont offertes gracieusement puis elle l'invite de ses jambes ouvertes à la pénétrer et se répandre en elle pour exorciser ses démons. Il laisse alors courir ses mains sur les fesses de l'insolente tandis que son membre vigoureux entre et sort avec régularité de cette cosse humide et tiède qu'elle lui abandonne avec volupté. Elle s'autorise gémissements et cris sans avoir à feindre. Elle se laisse porter par l'orgasme avec toute la ferveur de sa jeunesse. Nue, encore haletante, le suc chaud de son vieil amant dégoulinant le long de ses cuisses, elle se blottit contre lui.
    - Merci mon Julot, avec toi, je suis toujours vivante! Elle murmure tendrement ces mots à son oreille avant de retrouver un visage impassible qui ne la quittera plus jusqu'à la prochaine visite de son bienfaiteur.
    Si elle l'avait désiré, Jules n'aurait pas hésité une seule seconde à faire d'elle une femme honnête...Mylhenn...


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  • JaLHaNe

       ...Jalhane était l'une des seize couturières de la grande mercerie Pillet Abel - Père & Fils dirigé maintenant par Gaston le plus jeune de la fratrie. Droit et honnête, celui-ci avait réussi à redresser au prix de grands sacrifices, avec l'aide du vieil Abel, son père, les finances bien chancelantes de l'établissement. Escroqueries et malversations qualifiaient le mieux Ernest, son aîné qui avait puisé de nombreuses fois dans les caisses pour effacer ses dettes de jeux, souvent astronomiques.

    Abel avait éliminé définitivement Ernest de la succession en découvrant ses frasques au sein de l'entreprise. Nombreuses étaient les employées qui avaient eu à subir ses propos obscènes et surtout ses avances malsaines. Certaines, menacé d'être renvoyées si elles refusaient de se soumettre aux actes dégradants qu'il affectionnait, avaient cédé. Les jeunes femmes qui subissaient ces viols, se taisaient, honteuses. Coincée dans l'appentis aux tissus par Ernest, Marguerite dû subir violences et outrages. Mais au lieu de se taire et de se cacher, elle en ressortit les joues rougies des claques que lui avait administrées le porc. Sa robe déchirée, les fesses à l'air et les bras couverts d'ecchymoses, elle s'écroula en plein milieu de l'atelier sous le regard horrifié du pauvre Gaston. L'on conduisit Marguerite en hâte chez le médecin du village et nul ne la revit ensuite. À la suite de l'incident, les langues se délièrent, alors Abel déshérita son fils aîné qui à son tour quitta la région. Pour couvrir les frais de justice, Gaston avait dû se résigner à se séparer de six de ses employées. Il leur fit la promesse qu'elles seraient immédiatement reprises dès que la situation se serait améliorée. Lorsque la mercerie recommença à faire des bénéfices, Gaston fit l'acquisition d'une belle voiture avec laquelle il se rendait tous les mercredis au gynécée de Mademoiselle Jeanne et il dépensait sans compter. De réembauche, il n'en était plus question.
    Accablées, deux des ouvrières partirent pour la grande ville dans l'espoir de trouver un emploi durable. Une autre se mit à son compte comme couturière et réussit à se faire une belle clientèle. Les deux plus jeunes retournèrent dans leur famille. Être fille de ferme valait mieux que de mourir de faim en attendant des jours meilleurs. Et enfin Jalhane, seule fille aînée d'une fratrie de huit jeunes garçons, qui passait maintenant ses journées à laver, repasser, cuisiner et nourrir les porcs qu'élevait son père. Pendant ce temps, frères et parents pouvaient travailler aux champs.
    Un dimanche de Juin, harassée et déprimée par cette vie qu'elle abhorrait, elle se laissa convaincre par Mademoiselle Jeanne de faire un petit essai dans les salons du "Aux fleurs du macadam". La directrice avait été bien clair avec elle. Un client qui ressort mécontent d'une chambre est un client qui ne reviendra pas. Et si une fille ne satisfaisait pas correctement les visiteurs, elle se retrouvait rapidement hors des murs.
    Cela commença mal pour Jalhane. Norbert avait été très déçu par sa prestation. Gauche et de peu de bonne volonté à suivre les instructions de ce débauché notoire, Jalhane avait refusé net, en criant son dégoût, de satisfaire l'une de ses demandes qu'elle estimait contre nature. D'impatience, il avait osé porter la main sur elle. Sur les ordres de Mademoiselle Jeanne, Charlotte avait pris les choses en main et le brave Norbert n'avait pas perdu au change. Habile de ses lèvres, la jolie rousse lui fit oublier l'incident. Il en oublia même jusqu'à son nom lorsque la coquine lui laissa visiter les couloirs obscurs de son anatomie. Elle le laissa entrer jusqu'à la garde, agitant son petit cul comme une danseuse hawaïenne et le comblant de ses anneaux constrictors. Mais pour ce qui fut de ressortir? Belle comme un cœur Charlotte savait faire plaisir, aimait faire plaisir, mais à qui?
    Les cris de Norbert s'entendirent jusqu'au bureau, pourtant insonorisé, de Mademoiselle Jeanne. Un sourire cruel apparut sur les lèvres de celle-ci. Charlotte était son bourreau et elle faisait son travail à la perfection. Certains clients méritaient parfois d'être puni, surtout ceux qui frappaient ses filles. Depuis, Norbert évite Charlotte comme la peste, mais lorsqu'on lui dit non il comprend enfin. Humiliée, Jalhane dû suivre les cours particuliers de ces dames afin de se mettre au fait des spécialités pratiquées dans le métier. Et vint le jour où l'élève dépassa ses pairs.
    Léopold Picard, jeune notaire installé depuis peu au village voisin, découvrit par hasard l'établissement de Mademoiselle Jeanne. Ce mur d'enceinte haut, qui mettait l'imposante bâtisse à l'abri des yeux indiscrets, l'immense grille d'entrée et le parc riche en recoins secrets attisèrent sa curiosité. Il entra, prétextant une recherche de patronyme et... revint toutes les fins de semaine après son expérience avec Jalhane. La première fois, il était ressorti plus qu'enthousiasmé du boudoir de la jeune femme. Celle-ci devint sa muse, son inspiration. Il la faisait le chevaucher comme un chef indien sur le sentier de la guerre, en poussant des cris horribles. Elle devenait chienne, lui présentant sa croupe nue, son petit trésor parfaitement épilé. Il la pénétrait, fiévreux, le regard halluciné et jouait au bouledogue amoureux en la baisant avec passion et sauvagerie. Il devenait fou lorsqu'elle osait, à l'oreille, lui susurrer des mots orduriers. Comme avec tous ses "amoureux de passage", elle avait joué avec la vulnérabilité de Léoplod. Caresses et gâteries, douceur et volupté de ses fellations la faisait devenir reine du gynécée. Le pénis de Léoplod entre ses lèvres, Jalhane se laissait caresser, tantôt langoureuse, tantôt distante. Puis, au bord de l'explosion, celui-ci la besognait avec dynamisme. Ses râles n'étaient jamais feints, elle essayait de lui échapper, l'obligeant ainsi à la forcer brutalement. Une fois le flot de leur passion déversé, ils se serraient tendrement l'un contre l'autre. Lui seul avait droit à ce privilège. Jalhane oublia la mercerie Pillet, les cochons et se lança à corps perdu dans ce nouveau commerce.
    Gaston lui, fut privé de ses faveurs à jamais...Mylhenn...


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  • ATHéNaïS 

    ...La première fois qu'Athénaïs se laissa embrasser par un autre homme que son défunt mari, celle-ci se sentit coupable, mais tellement ravie. Armance n'avait
    jamais été un champion du baiser frivole. Quelques ailes de papillons dans le cou, puis sur ses seins et en avant pour le grand voyage. Grand, mais très très rapide d'ailleurs. Précisons que ce jour-là, le Marcel y mit tout son cœur. Comme il la devinait sensible et vulnérable, il caressa les lèvres de sa conquête des siennes, guettant ses premiers frissons de plaisir. Ses mains parcoururent les hanches fines d'Athénaïs qui, malgré l'épaisseur conséquente de ses jupons, exhala un plaisant soupir d'encouragement.
    La bienséance l'exigeant, elle intima l'ordre au Marcel de cesser ces bêtises qui ne rimaient à rien.
    Pourtant, il insista. De caresses en pratiques plus osées, les frissons et l'abandon de la jolie femme encouragèrent le fier Marcel dans sa quête à la volupté.
    Un soir, après des préliminaires qui laissèrent la belle pantelante, il plongea son bâton d'airain dans le creuset qui n'avait jamais été entretenu correctement. Une flamme ardente s'en échappa, et la belle Athénaïs s'abandonna à une sarabande digne de l'enfer de Dante.
    Nue, excitée et vorace, elle découvrit véritablement ce que voulait dire faire l'amour.
    Armance, le vénéré, mais décédé époux d'Athénaïs n'était pas un adepte de ces choses-là. Du moins, pas avec son épouse. Celui-ci se contentait de l'honorer
    deux fois par mois. Et ceci dans l'obscurité la plus totale et la position banale et rassurante dites du missionnaire. Les sensations vives et la jouissance rapide
    qu'il ressentait, lui donnaient l'impression du devoir accompli. Une position d'ailleurs strictement recommandé par les âmes puritaines qui régissaient la question du sexe dans le couple. Rien de moins, mais rien de bien excitant non plus. Athénaïs connaissait le mot orgasme, mais jamais elle ne l'avait atteint avec son époux.
    Pas le temps!
    Pour son véritable amusement, Armance se dévoyait dans les salons de Mademoiselle Jeanne. Son épouse était certes très belle, mais elle n'avait pas ce côté
    grossier qu'il appréciait tant chez les filles du gynécée. Pomponnées, maquillées, déshabillées, délurées, elles le motivaient. Tandis qu'Athénaïs, dont la complaisance se limitait à écarter les cuisses, nullement dépravée, le freinait dans ses élans.
    Pire, elle lui coupait toutes envies stimulantes.
    Armance était devenu le champion du barbouille fesses. Un petit jeu qui consiste à lécher le fondement de sa partenaire dont le fessier a été enduit préalablement de confitures, de laitages ou autres fantaisies fines. Puis, galamment, il émoustillait sa conquête en se masturbant contre ledit fessier.
    La friandise ainsi apprêtée, était alors proposée à la bouche gourmande de celle qui avait pour un soir hérité de ce client si peu orthodoxe. Le membre sucré finissait généralement dans le délicieux fourreau de la belle. C'est ainsi que Calliope se retrouva le sexe ruisselant de sirop de poire. Lorsqu'Armance se mit en tête de faire sa toilette intime avec son apex, celle-ci ne fut pas déçue. Ses râles accompagnèrent leur jeu coquin jusqu'à la vague.
    Pourtant, égoïstement, jamais Armance ne fit profiter Athénaïs de ses dons. Et comme toute bonne chose a une fin, il mourut écrasé par un fiacre un soir de Novembre.
    Après un délai raisonnable de deuil, la douce Athénaïs fôlatra donc avec le Marcel.
    Athénaïs comprit qu'elle aimait le sexe et Marcel ne lui suffit plus. Tout naturellement, elle échoua dans la maison close la plus réputée de la région.
    Comme elle avait déjà largement donné dans "le missionnaire" avec son défunt mari et dans la fantaisie avec le Marcel, elle décida qu'il était temps pour elle de
    faire ses propres choix.
    Comme à chacune des nouvelles arrivantes du gynécée qui y venaient de leur propre volonté, Mademoiselle Jeanne ne lui imposa aucune tache particulière. Elle devait seulement faire ses preuves si elle voulait devenir pensionnaire à plein temps du lieu.
    Athénaïs expérimenta toute une gamme de jeux érotiques qu'elle apprécia plus où moins. Cependant, elle découvrit rapidement que son péché mignon était de
    s'offrir en un acte qui ne l'obligeait pas elle, à croiser le regard concupiscent de ces messieurs.
    Elle améliora une technique que ses congénères rechignaient parfois à pratiquer et sa réputation dépassa largement ses espérances. Du jour au lendemain,
    son pécule se multiplia jusqu'à pouvoir lui procurer une belle rente pour ses vieux jours.
    Elle appréciait, lorsque debout et face à face, s'agrippant à sa croupe, ils barbouillaient son mont de vénus de leur liqueur transparente. Ils s'insinuaient en ahanant entre les berges humides de son intimité et la fourraient presque avec tendresse. Puis dos à ventre, ils rampaient entre ses fesses, et la pénétraient avec douceur. Ses déhanchements faisaient le reste. Avec pour remerciement, une bonne claque sur les fesses et cinq ou six crédits, elle estimait avoir bien travaillé. Parfois, elle rendait service à ses congénères lorsque celles-ci ne parvenaient pas à "finaliser". Comme pour le Jeannot qui bandait encore comme un cheval après avoir épuisé Calioppe et Yhio. Il suffisait à Athénaïs de le réchauffer dans son fourreau soyeux pour qu'enfin, il explose en une formidable jouissance.
    Athénaïs était donc faite pour ce métier et à plusieurs titres.
    Fine mouche, elle avait compris que les filles devaient se libérer de cette tension qui les habitait à chaque fois qu'un inconnu franchissait la porte de leur boudoir. Deux semaines auparavant, la pauvre Rose croyait avoir tiré le gros lot en la personne du richissime Baron de Saint-Epang. Au bout du compte, celui-ci l'avait étranglé, car à ses dires, la prestation de la pauvre fille ne valait aucunement son sou d'or.
    - Elle n'avait qu'à faire son travail correctement! Ces filles sont payées pour cela! Vous en éliminez une il en ressort dix de dessus le trottoir, alors ce n'est pas
    une grande perte! Avait déclaré le charmant homme lors de son arrestation.
    Aussi, avec la permission de Mademoiselle Jeanne, Athénaïs se vit attribuer l'honorable tache de pourvoyeuse de loisirs. Une fois par semaine, Oscar conduisait ces dames en ville. La coquine organisa pique-niques, sorties shopping, évasions restaurants et virées spectacles.
    Sans le vouloir, elle faisait la promotion du "Aux fleurs du macadam". Malgré un léger manque à gagner, Mademoiselle Jeanne y retrouvait largement son compte.

    Marcel ne parvint pas à oublier sa cocotte. Il y tenait plus que tout. Il réussit à la convaincre de l'épouser dans le plus grand secret.
    Mais comme tous les autres, il devait maintenant débourser une pièce chaque fois qu'il voulait prouver son affection à son épouse.
    Juste au cas où, lui aussi disparaîtrait...


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  •  CHaRLoTTe

    ...Belle comme un cœur, Charlotte sait faire plaisir, aime faire plaisir.
    Mais à qui?
    Charlotte était née de père inconnu. Celui-ci s'était défilé dès que la petiote avait pointé le bout de son nez. Sa mère s'imaginait que c'était à cause de la
    couleur de leur chevelure. Toutes deux étaient d'un roux flamboyant et la petite était née avec déjà une épaisse toison frisée. La parure des sorcières. Les bigotes leur menèrent la vie dure à sa mère et à elle dans la petite bourgade de province où elles habitaient. Être une mère célibataire et rousse de surcroît, faisait de Marie-Alice une débauchée. Sa bâtarde insupportait les grenouilles de bénitier qui ne manquaient jamais une occasion de brimer verbalement la jeune femme. Celle-ci occupait un petit emploi d'empaqueteuse aux galeries-dépôts. Son patron lui avait même donné la permission de garder Charlotte à ses côtés.
    Un après-midi de printemps, elle rentra chez elle en pleurs. Ces dames avaient obligé Monsieur Millaud à la renvoyer, car il n'était pas correct d'avoir une telle
    personne parmi son personnel. L'homme était faible, il avait cédé aux horribles matrones.
    Une fois dans sa chambrette, Marie-Alice déposa Charlotte dans son parc avec un biberon. Elle passa sa plus belle robe et se coiffa comme pour le bal du Dimanche. Elle embrassa des dizaines de fois sa petite fille et disparut dans l'appentis d'où elle ne ressortit jamais.
    Charlotte, la fille de la pendue, fut confiée à l'orphelinat. Elle en ressortit l'année de ses seize ans pour devenir bonne dans une des grandes fermes de la région. Dans le seul foyer qu'elle eut jamais connu, on ne lui avait pas appris qu'il fallait se méfier des hommes. Malgré ses cris et sa résistance, la jupe troussée jusqu'au nombril, sa petite culotte déchirée, elle goûta aux délices de l'amour. Le grand Bernard lui montra son oiseau qu'il logea entre ses cuisses... plusieurs fois.
    Dès le lendemain, la petiote avait pris la poudre d'escampette.
    Après des semaines d'errance, elle fut recueillie par une jolie femme qui la prit à son service. Elle connut enfin sa part de bonheur.
    L'année de ses vingt-deux ans, Charlotte devint officiellement pensionnaire du "Aux fleurs du macadam". Délurée, la gamine, avait appris toutes les ficelles du métier grâce à sa protectrice. Les hommes étaient des porcs libidineux qui se vautraient dans la luxure et, à cause de ce que lui avait fait Bernard, elle leur ferait payer cher leur bestialité.
    Charlotte était très douée pour cela, et elle mettait du cœur à l'ouvrage. Seule à pratiquer ce que certains réclamaient pour bander et jouir, elle se faisait un
    plaisir de les satisfaire. Elle n'était pas avare de coups ni d'insultes, et ils en redemandaient toujours. Enfin la plupart...
    Comme toutes ses compagnes, elle avait des envies, et quand la chaleur de son ventre se faisait trop pressante, il lui arrivait de se caresser. Pourtant, elle préférait sentir d'autres mains que les siennes sur sa peau. N'y tenant plus, cette nuit-là, elle rejoignit le lit de ses amours.
    Roulée en boule, ensommeillée, elle tourne le dos au corps merveilleux qui se tient contre elle.
    Lascive sous les douces caresses qui ravivent peu à peu ses sens, elle se laisse glisser avec délectation vers la volupté. Une jambe entre ses cuisses, elle sent son sexe se mouiller tandis que les doigts qui malaxent ses seins prennent bien garde de ne pas l'éveiller plus.
    Les mains qui parcourent alors délicatement le haut de son corps, descendent vers ses hanches et son ventre plat. Elle vient déjà de faire longuement l'amour,
    mais elle goûte avec ferveur aux prémices d'une autre séance. Les dents qui grignotent le lobe de son oreille et les bisous qui couvrent sa nuque la font patienter.
    Sa poitrine s'affermit sous la pression des doigts qui frôlent et roulent ses tétons durcis par l'excitation naissante. Elle adore les massages, le va-et-vient des
    paumes sur sa peau nue la détende. De charmants petits soupirs de contentement s'échappent d'entre ses lèvres, et à en juger par les légères ondulations
    de son corps, elle semble apprécier, même endormie. Humide et prête à ce nouveau jeu, elle se laisse aller sur le dos tandis que cette langue sur son sexe se fait de plus en plus profonde, pénétrant son intimité visqueuse. Lentes et appliquées, les lèvres parcourent toute la longueur de ses lèvres, s'abreuvant de sa liqueur.
    Elle est prise de longs spasmes, son bassin se soulève au rythme des succions diaboliques qui la font gémir. Son corps ondule sous la pénétration lente qui accentue son plaisir. Elle se tord et se tend sous la vague qui l'emporte. Abandonnée au creux des draps chiffonnés, les cheveux en bataille et le corps en sueur, Charlotte aime ce moment de paix où elle est enfin apaisée. Cheveux roux contre tignasse rousse, les deux femmes se sentent hors du monde.
    Dès les premiers baisers, Mademoiselle Jeanne avoua son homosexualité à Charlotte. Pas par rancœur contre la gent masculine, ni par dépit. C'était juste dans
    sa nature. Tout devint simple pour Charlotte qui tomba amoureuse de cette belle femme aux yeux verts toujours si triste. Elle accepta de prendre une place au
    gynécée, car elle, ainsi pouvait se venger de ces lâches qui profitaient de l'innocence des jeunes filles. Elle adorait les entendre crier sous la morsure du fouet
    et les voir la supplier pour que de lourde, moite et inexistante leur queue devienne raide et longue. Très typée, Yhio, la jolie fleur du Viêtnam, se laissait monter
    comme une pouliche afin d'assouvir leur désir et dégonfler la baudruche. Éventuellement, elle désinfectait les plaies qui barraient leurs fesses ou leur ventre.
    Charlotte ne se laissait pénétrer que côté jardin et rien que pour les punitions.
    Parfois, Mademoiselle Jeanne aurait aimé que sa jeune maîtresse soit un peu moins brutale, car certains clients ne revenaient pas au gynécée lorsqu'ils avaient
    été reçus dans le boudoir de Charlotte.


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  •  

    YHio ( I )

    ...Xuân Hoang était un homme très sévère. Le décès de sa femme à la naissance de son quatrième enfant, un garçon, Toán, l'avait désespéré, aigri et rendu cruel.
    Deux de ses filles aînés, Vi etTrâm quinze et seize ans étaient déjà mariées, chacune ayant un enfant. Yhio, qui n'avait que onze ans à la naissance du petit
    frère, dû lui servir de mère de substitution. Elle tenait tête à son père, plus souvent qu'il n'aurait fallu, et affrontait ses colères avec courage car il détestait
    le petit garçon qui lui avait ravi son épouse.
    Il lui arrivait de bousculer méchamment son fils malgré son jeune âge. Xuân ne connaissait que la correction pour l'éduquer.
    Parfois son regard se posait sur Yhio et le sourire terrible qui barrait ses lèvres dans ces moments-là aurait du alerter la jeune fille. En grandissant Yhio était
    devenu le portrait vivant de sa mère. Elle savait être modeste quand il le fallait et baissait les yeux quand elle croisait Hoàn, seize ans, le plus beau garçon du
    village. Comme une compagne dévouée, à quinze ans, elle travaillait du matin au soir pour entretenir le foyer de son père. Ses longs cheveux bruns coiffés en carré, ses yeux noisettes et son grain de peau parfait attiraient le regard des jeunes hommes qui cherchaient une épouse au village. Par un doux soir d'été Hoàn alla faire sa demande à Xuân, mais celui-ci éméché comme à son habitude, le renvoya en l'insultant.
    - Et toi petite catin, personne ne te touchera à par moi! Avait-il dit à Yhio avant de s'écrouler en ronflant sur sa natte.
    Terrorisée, honteuse, Yhio profita de la nuit pour s'enfuir en compagnie de Toán son petit frère. Elle alla se réfugier chez Vi, mais Xuân retrouva rapidement sa
    trace. Fouettée, enfermée dans la cave, privée de nourriture Yhio avait peur, mais pour le petit frère. Elle resta une semaine dans l'obscurité, baignant dans l'odeur putride des légumes en décomposition.
    - J'ai vendu le morveux et bientôt ce sera ton tour! Hilare et complètement ivre, Xuân se vanta d'avoir cédé Toán aux gens de la mine. Ceux-ci utilisaient de jeunes enfants qui pouvaient habilement se faufiler dans les étroits boyaux sombres à la recherche des diamants purs. La jeune fille sut qu'elle ne reverrait pas son petit frère qui venait d'avoir quatre ans. Il y avait beaucoup trop d'accidents à la compagnie Xueng- Huy pour que le petit garçon en réchappe. Elle versa des larmes de désespoir.
    Estimant la punition suffisante, Xuân extirpa Yhio de son cachot trois semaines plus tard. Celle-ci était épuisée, sale à faire peur et affamée. Le fourbe lui ordonna d'aller se laver. Il l'a suivit dans le couloir, et referma la porte de la salle de bains de l'extérieur. Elle parvint avec difficulté à ôter toute la crasse qui recouvrait sa peau blafarde. Elle venait juste de passer une chemise lorsque la porte se rouvrit violemment.
    - Viens manger! Ensuite... son père laissa sa phrase en suspend. Puis tendant le bras, il lui indiqua le bol de riz sur la table. Yhio mourrait de faim mais elle se força à s'en approcher lentement. Elle ne voulait pas lui faire le plaisir de la voir se jeter sur la nourriture. Une fois le dernier grain avalé, elle alla machinalement à l'évier pour laver son bol. Elle savait qu'il ne lui donnerait rien d'autre.
    Elle quittait la pièce lorsqu'il se retourna vers elle, faisant un pas puis deux. Yhio recula instinctivement.
    Xuân la saisit aux épaules, et la poussa contre le buffet.
    - Maintenant, je vais t'aider à grandir! Cette leçon te servira pour ton futur métier!
    Une main sur sa bouche et l'autre autour de sa gorge, il écarta les jambes de la jeune fille des siennes. Celle-ci chercha à le mordre, mais sa paume était soudée à ses lèvres l'empêchant de les ouvrir. Grisé, il la maîtrisa sans peine, se moquant des coups de pieds qu'elle essayait de lui asséner. L'une des poignées du meuble lui blessait l'épaule, et sa tête avait déjà cogné plusieurs fois contre le bois.Presque assommée, la peur lui vrillant les flancs, elle tenta encore une fois de le repousser. La terreur qu'il lisait dans les yeux de la jeune fille le faisait rire aux éclats.
    - Prise dans la nasse mon petit poisson! Yhio suffoquait sous l'haleine pestilentielle de l'ivrogne et dans un suprême effort elle parvint à se dégager.
    Elle s'élança pour lui échapper, mais les privations des jours précédents et les coups lui avaient ôté une bonne partie de son énergie. Il l'a rattrapa dans le couloir, lui envoyant son poing dans la tempe et déchirant en deux morceaux sa fine chemise. Puis le poing bien serré, il cogna au ventre avec rage et précision. Pliée en deux, sonnée, Yhio tomba à la renverse sur le tapis.
    Il se laissa choir sur elle, agrippa ses longs cheveux et tout sourire il lui rota en plein visage. Comme elle protestait faiblement, il lui maintint fermement la tête
    et la cogna rudement contre le sol.
    - Tu ne bouges pas, tu ne cries pas petite anguille ou je t'en colle une autre!
    Elle releva pourtant la tête, tenta de le mordre, le frappa de toutes ses forces avec ses poings, mais plus elle se débattait, plus il se faisait lourd sur elle.
    - Oui, allez continues, tu sens comme tu me fais de l'effet? Tu ne pourras pas m'échapper, mais c'est tellement bon! Xuân encourageait sa fille à lutter. Il remarqua alors la nudité de Yhio et s'en délecta. Il bandait si fort que s'en devenait douloureux. Paniquée, Yhio dut subir la pression de sa main entre ses cuisses. Elle tenta de ramper pour échapper à son bourreau, mais les lambeaux de sa chemise coincés sous leur poids la maintenait en place. Il positionna ses genoux entre les cuisses de sa victime et s'aidant d'une main, il la pénétra brutalement d'un violent coup de reins. Elle ne cria pas, sûre d'être morte après ce coup de poignard qui transperça
    son ventre. Elle sentit Xuân se détendre puis il lui asséna un second coup de reins, plus puissant comme s'il cherchait à la clouer au sol avec son membre.
    Inerte, les bras le long du corps, pour échapper à la douleur et à la honte, une joue sur la laine rêche, elle se concentra sur le dessin du tapis et remarqua la
    saleté déplorable du sol.
    - Ta mère, dieu ait son âme, ne m'a jamais donné autant de plaisir! Essoufflé, il continuait ses va-et-viens, jouissant des soubresauts imposés à ses seins d'adolescente.
    Yhio sentait son père aller et venir entre ses jambes pour se frayer un passage en déchirant son intimité. Ce n'était plus douloureux juste désagréable. Mais
    elle se sentait si sale. Voyant qu'elle avait cessé de lutter, il stoppa ses mouvements mais il resta en elle. Se maintenant sur les coudes, il la fixa de ses yeux
    mauvais.
    - T'as mal? Ce sera mieux pour toi la prochaine fois! Comme elle ne répondait pas, il poursuivit.
    – T'es rudement étroite, tu es un régal ma fille! Son sourire était cruel. Elle essaya une nouvelle de se dégager mais il la cloua au sol la maintenant par les hanches.
    - Arrêtes vite ça ou je te fais mal! Il se pencha sur elle et posa sa bouche sur celle de sa fille, s'essayant à un baiser graveleux avec la langue. Elle le mordit de toutes ses forces. Il se mit à la battre comme plâtre, oubliant un instant que son membre était toujours fiché en elle.
    Enfin domptée, elle se laissa violenter. Quand tout fut terminé, il se leva et rajusta son pantalon. Son regard était méprisant.
    - Va te laver, il manquerait plus que tu me pondes un morveux!
    Yhio se mit debout avec peine. Une glaire visqueuse, teintée de rose, s'échappa le long de ses cuisses, provoquant dégoût et nausées. L'empreinte brûlante du sexe de son père avait marqué ses entrailles au fer rouge pour la fin de ses jours.
    Les semaines qui suivirent furent atroces. Jour après jour,Yhio dut subir les assauts de son père, chaque fois plus violents et dégradants.
    Puis arriva enfin la délivrance...


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  • YHio ( II )


    ...Yhio n'était plus que l'ombre d'elle-même. Son corps était recouvert d'ecchymoses, des pieds à la tête. Elle n'osait plus se rendre au village car les gens commençaient à jaser. Son père l'obligeait à entretenir la maison et à préparer ses repas. Pour elle, il n'y avait qu'un bol de riz par jour et parfois, un verre de lait de soja. Xuân, ivre du matin au soir, la battait régulièrement pour l'assouplir disait-il. De peur qu'il ne la séquestre à nouveau dans la cave, elle ne protestait plus lorsqu'il la renversait sur le tapis de l'entrée. Certaines fois, il était tellement saoul, qu'il n'arrivait pas à bander correctement, alors il i'insultait et l'accusait d'user de sorcellerie. Il frappait Yhio à coups-de-poing et de pieds puis la forçait avec ce qui lui tombait sous la main à ce moment-là. La jeune fille s'affaiblissait de jour en jour.
    Ce matin-là, le soleil était déjà haut dans le ciel quand Hoàn décida de se rendre chez Xuân. Il avait décidé de demander une nouvelle fois la main de Yhio à son père. Au village, les langues se déliaient, et à mots couverts, on lui fit comprendre que Yhio était maltraitée et en danger. Xuân buvait plus que de raison et aux dires de Trâm, la sœur aîné de Yhio, le petit frère avait disparu du jour au lendemain. Le jeune homme inquiet pour sa bien-aimé marchait d'un bon pas. La maison des Hoang se trouvait à l'écart du village en lisière de forêt, en haut de la colline qui surplombait le petit bourg. Le métier de Xuân consistait à faire du charbon de bois. Le jeune homme était presque arrivé, quand il entendit des cris, des claquements et des plaintes. Il se mit à courir dans cette direction et ce qu'il découvrit l'horrifia. Yhio, pratiquement nue tant ses vêtements étaient déchirés, les poignets immobilisés par une corde liée à une branche d'alstonia était fouettée à coups de trique sous les insultes d'un Xuân totalement enragé.
    - Je vais te dresser et toi aussi, tu iras à la mine! La lanière de cuir claqua et la jeune fille geignit faiblement.
    - Il vont aimer ton joli cul sale petite garce! Je leur ai ouvert le chemin! Le dos de la jeune fille, se stria d'une nouvelle marque de sang. Mais cette fois-ci, aucun
    son ne traversa ses lèvres. Le père de Yhio n'entendait pas les protestations et les avertissements de Hoàn, tant il s'acharnait sur sa fille. Sans réfléchir Hoàn
    ramassa une grosse pierre et frappa Xuân de toutes ses forces derrière la tête. Sans un cri, l'homme roula à terre le crâne en sang.
    Avec empressement Hoàn trancha les liens qui retenaient Yhio prisonnière, et celle-ci chancelante, s'affaissa lentement. Les fleurs blanches qui tapissaient
    l'herbe donnaient l'impression que la pauvre fille était recouverte d'un linceul. Yhio poussa un long cri de détresse, confuse quelle était de la tenue dans laquelle son sauveteur l'avait découvert. Elle cacha son visage dans ses mains, tremblant de tous ses membres.
    Le jeune homme ôta prestement sa tunique pour l'en recouvrir. Á genoux, il la consola tant bien que mal, serrant le pauvre corps décharné contre lui. Il attendit
    que cessent les tremblements convulsifs de la pauvre Yhio. De grosses larmes roulaient sur ses joues, mais elle parvint enfin à se calmer. Alors, seulement, il jeta un œil en direction de Xuân prostré sur le sol. En regardant mieux, Hoàn s'aperçut que celui-ci était immobile, les yeux grands ouverts, il fixaient le bleu du ciel. L'homme avait encore à la main le cuir qui lui avait servi à corriger Yhio quelques minutes plus tôt.
    - Oh misère qu'est-ce que j'ai fait? Il est mort! S'exclama Hoàn affolé. Il se releva d'un bond, et son regard parcourut les alentours comme s'il s'attendait à voir
    descendre des nuages, les flammes de l'enfer pour le châtier illico de son crime.
    - Viens, lève-toi Yhio, il faut partir d'ici! Prostrée, la jeune fille était incapable de bouger alors il la souleva dans ses bras et emmena son léger fardeau dans la maison.
    - Habille-toi Yhio, il nous faut redescendre au village! Mais Yhio ne répondit pas. Á partir de ce jour, plus un mot ne s'échappa de ses lèvres. Hoàn avait vu sa déchéance et s'en était trop pour elle. Pendant que celle-ci se couvrait d'une tunique et d'un pantalon de toile, Hoàn transporta le corps de Xuân dans la maison pour le mettre à l'abri des regards. Il le déposa à même le sol, sur le tapis où il avait tant de fois violé sa fille.
    Yhio prit l'argent caché dans un pot sous une des briques de la cheminée, déposa quelques oripeaux et deux ou trois fruits dans un foulard qu'elle noua à sa taille puis sans un regard pour l'homme qui l'avait tant fait souffrir, elle suivit le jeune garçon qui l'avait sauvé de ce calvaire.
    - Attends, je reviens! Laissant Yhio seule sur la pas de la porte, Hoàn alla s'emparer d'un tison dans la cheminée qu'il jeta ensuite à même le sol en bois tout près de l'endroit ou gisait le corps de Xuân.
    - Si la maison brûle, cela pourra peut-être passer pour un accident avec un peu de chance! Dit-il à la jeune fille en l'encourageant à s'enfuir de ce lieu maudit. Yhio, le regard éteint acquiesça d'un léger mouvement du menton.
    Á leur arrivée, au village, chacun devina qu'il s'était passé quelque chose de terrible en voyant dans quel état se trouvait Yhio. Hoàn raconta seulement qu'il avait ramené Yhio avec lui, car son père la maltraitait. La maigreur, les ecchymoses et l'épuisement de la petite confirmèrent ses dires alors personne ne posa de questions.
    Cependant, beaucoup d'hommes voulurent que Xuân soit condamné pour sa violence alors ils montèrent le chercher, mais l'incendie avait tout dévoré et le vent dispersait déjà les cendres. Ils ne retrouvèrent rien. Comme Xuân était ivre mort la plupart du temps, ils conclurent à un accident.
    La mère de Hoàn accueillit la jeune fille avec bienveillance et se chargea de lui redonner apparence humaine jusqu'à ce que Yhio devienne l'épouse de Hoân. Celui-ci se rendait chaque jour sur la colline afin de préparer du charbon de bois comme le faisait Xuân par le passé. Yhio n'accompagna jamais son mari, il est des blessures que l'on ne rouvre pas.
    Mais, toutes les semaines, escortée des autres femmes, elle allait à la mine vendre ses légumes. Elle avait toujours espoir de retrouver Toán, son petit frère.
    Par hasard, elle apprit qu'il y avait eu un éboulement quelques mois plus tôt et que cinq mômes avaient été ensevelis, alors elle n'y retourna plus. Kim Chi, en plus de ses poulets, se chargeait maintenant de son commerce. Dix années paisibles s'écoulèrent. Yhio avait enfoui ses années malheur au plus profond de sa mémoire.


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  • YHio ( III )

    Après un long et éprouvant voyage, Yhio débarqua sur les quais d'un grand port français en compagnie de sa bienfaitrice. Par reconnaissance, celle-ci accepta de devenir l'une des pensionnaires du "Aux Fleurs Du Macadam". Elle n'eut jamais à le regretter. La jeune femme était bien traitée, elle mangeait à sa faim, elle possédait de jolies toilettes et on ne lui demandait rien qu'elle ne veuille faire. Mademoiselle Jeanne, instruite de son passé, veillait au bien-être de la belle asiatique.

    ...Achille, célibataire par obligation, choisissait souvent l'option petit-déjeuner. Ainsi, il avait l'impression de se réveiller moins seul. Il s'était créé un univers conjugal dans le boudoir de Yhio. Chaque semaine, il réservait celle-ci pour une nuit entière. Il aimait particulièrement la compagnie de la jeune asiatique. Calme et douce, elle lui procurait une certaine paix. Achille n'avait pas été gâté par la nature. Il était né avec un pied-bot qui le rendit boiteux pour son existence entière et, un fort bégaiement lui interdisait les conversations de salon où il aurait pu faire valoir son immense savoir. Achille était très intelligent, il faut dire qu'il passait tout son temps le nez dans ses chers livres. Ils étaient les seuls compagnons de jeu qu'il eut connus depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu'il ne lisait pas, Achille travaillait à son cabinet comptable aidé du jeune Paul, à qui il apprenait le métier. Quand Mademoiselle Jeanne lança son commerce, il expérimenta avec succès sa première relation sexuelle. Il venait de fêter ses trente-deux ans. Le temps d'une nuit,Yhio, blottie tout contre lui, devenait l'épouse qu'il n'aurait jamais. Mademoiselle Jeanne ne manquait pas d'imagination lorsqu'il s'agissait d'accrocher le chaland et ce nouveau service proposé par le gynécée lui avait amené des hommes qui n'auraient jamais osé franchir le seuil de la porte du "Aux fleurs du macadam". Ces messieurs, pour cinq pièces or, avaient le droit de passer la nuit avec une hôtesse de leur choix et prendre un copieux petit déjeuner au petit matin. Pour le réconfort avait-elle l'habitude de dire. Certains en voulaient pour leur argent et profitaient au maximum de l'aubaine, mais après un tendre et unique câlin, Achille laissait dormir Yhio et celle-ci lui en était très reconnaissante. C'était leur petit secret.

    Ventre à dos, les fesses de la jeune femme plaquées contre son sexe qui cherchait à se tapir au plus profond de leur sillon pour finalement atterrir dans la chapelle ardente, un sein enfermé dans sa large main, et son souffle qui balayait sa nuque, il la possédait tendrement, longuement. Celui-ci savait qu'au matin, à son tour, disposant du choix des armes, elle le ferait jouir de la façon la plus coquine qui soit.
    Allait-elle écarter impudiquement les jambes, offrant à sa vue l'orchidée satanique qu'il fourrerait sans culpabilté?
    Allait-elle se jeter sur lui, sans préliminaires, s'accroupir comme une rainette et le baiser en l'inondant de sa salive d'amour?
    Allait-elle exposer l'oeillet de son intime fessier, comme une petite pute, à son regard lubrique, lui faisant comprendre que l'accès lui était autorisé?
    Il aimait ces mots orduriers qu'elle lui chuchotait parfois à l'oreille. Lorsqu'ils traversaient ses lèvres, ils devenaient miel.
    Yhio venait de choisir. Ce serait une perle asiatique. L'attente sage de son meilleur client l'excitait elle aussi. Émergeant à peine des brumes du sommeil, son sexe endormi, reposant mollement contre sa cuisse l'attirait inexorablement. Elle se laissa glisser sous le drap, et plongea avec lenteur vers son bas-ventre. Elle effleura de ses lèvres le bijou dormant. Achille se tendit, vibra comme secoué par une décharge électrique puis son corps retomba, alangui, abandonné, soumis, prêt au plaisir qui allait suivre.
    Yhio s'empara de sa verge en éveil, lourde, chaude et moite. Elle la renifla - Yhio avait remarqué que ce simple geste rendaient fou ses clients - pour s'imprégner de son odeur, la pressa entre ses lèvres, et recueillit sur sa langue les premières gouttes d'ambroisie. Puis elle la goba entièrement, dans la touffeur sa bouche ne voulant pas rater l'instant magique ou le membre vulnérable se gorgeait de vie pour finalement grandir et durcir jusqu'à l'étouffer. Les palpitations impatientes du pilastre bandé qu'elle tète doucement lui donne des frissons. Sa main descend, jouissant du contact soyeux d'une étrange aumônière ou roulent les sphères ardentes, puis remonte, humide de son doux traitement.
    Achille ondule ses hanches par vagues, impatient de recevoir une plus rude tétée. Ses soupirs vont crescendo à mesure que Yhio embrasse goulûment l'extrémité soyeuse de son membre devenu cep. Elle le masturbe d'un va-et-vient régulier tandis que ses lèvres le torturent plus rudement. Le souffle coupé, il explose, emplissant la bouche d'une Yhio fière d'elle. Le séisme est violent, et comme un bébé au sein de sa mère, elle boit jusqu'à la dernière goutte de sa semence. Son repas d'anthropophage terminé, elle garde son sexe au fond de sa bouche pour le sentir se recroqueviller, devenir doux et vulnérable et vaincu.
    Après un dernier regard à ce tendre hochet, elle remonte lire dans les yeux de son client les stigmates de sa victoire. Dans un long baiser, ils mêlaient bouches, langues et salives aromatisées au parfum de leur huile d'amour.
    Achille est le seul avec qui Yhio ressent du plaisir lorsqu'elle le gratifie de ce cadeau qu'est sa perle asiatique.
    Il n'a pas le droit de lui remettre de l'argent, mais Yhio est plus riche de deux sous d'or en plus de ses pièces vertes au départ d'Achille.


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  • MaDeMoiSeLLe JeaNNe ( I )

        ...Éliette de Dresmont et son frère Victor, nés d'une famille bourgeoise se devaient de respecter les convenances de leur classe sociale s'ils voulaient être reconnus. Cependant, ni l'un ni l'autre n'avaient la fibre communautaire. Pour respecter ces sacro-saintes conventions, Éliette épousa Max De Boissy par un triste Dimanche de Décembre et mourut neuf mois plus tard en mettant au monde une fille, Jeanne. On ne donnait pas cher de la vie de l'enfant qui était malingre et souffreteuse. Pourtant, la petite s'accrocha à la vie de toutes ses forces et réussit à passer le cap du nourrisson pour parvenir à celui de l'adolescente sans trop de déboires. L'année de ses deux ans, son père convola en justes noces et confia la petite demoiselle à Victor de Dresmont. Il abandonna sa gamine aux bons soins d'oncle Victor, lui épargnant ainsi la vue de sa déchéance. Excentrique, spéculateur inexpérimenté, noceur et paillard, Maximilien de Boissy dilapida sa fortune puis celle de sa nouvelle épouse en un rien de temps. Heureusement pour Jeanne, l'immeuble bourgeois de sa mère resta hors d'atteinte. Éliette, prévoyante, avait confié ce patrimoine à son frère pour le remettre à sa fille lorsque celle-ci se marierait à son tour. Du jour au lendemain, Maximilien et Delphine de Boissy disparurent de la circulation. Certains affirmèrent que leurs créanciers ayant manqué de patience, la fosse commune du cimetière de la ville s'était emplie de deux cadavres de plus, la nuit de leur disparition. Personne ne chercha à les retrouver, pas même Jeanne, qui n'avait aucun souvenir de son père.

    Victor aimait sa nièce sincèrement, cette gamine était son rayon de soleil et la fille qu'il n'avait jamais eu. Oncle Victor ne s'était jamais marié. La cause en était le tendre Lucien à qui il rendait visite dans le plus grand secret, les mardis et vendredis soir au château de Vorny. Discrets, les deux hommes vivaient leur amour loin des ragots et des personnes malintentionnées. Nul précepteur n'intervint dans l'éducation de Jeanne, son oncle se chargea lui-même de lui inculquer un mode de vie sain. La bienséance, le savoir-vivre, le respect des convenances et l'honnêteté étaient les maîtres-mots qui complétaient l'apprentissage à la vie de sa nièce. Forte de ses bonnes manières, il l'inscrivit dans une pension en Suisse afin d'y parfaire son instruction. Il tenait par-dessus tout à ce que celle-ci devienne indépendante, même si pour cela, il devait s'en séparer pendant un temps. Chaque été, Jeanne était de retour au domaine, apportant un peu d'animation et de fraîcheur dans la demeure qui ressemblait de plus en plus à un mausolée. Au rythme de ses déplacements, sa chevelure flamboyante forçait l'admiration. Il lui suffisait d'ouvrir grand ses beaux yeux verts pour obtenir de tous les serviteurs, un soutien indéfectible. Oncle Victor l'emmenait passer dix jours à Paris, la gâtant outrageusement. Ils rentraient pour se reposer, puis se rendaient dans le petit village de Mèze, aux bains de mer, pendant trois semaines. Eylanie sa meilleure amie venait les rejoindre avec son père. Celui-ci élevait seul sa fille depuis dix ans déjà. Lucien n'avait jamais eu le courage de lui avouer que madame de Vorny s'était exilée chez une lointaine cousine lorsqu'elle avait appris les mœurs particulières de son époux. Elle avait laissé Eylanie aux bons soins de son père, incapable de supporter la vue de celle qui lui rappelait l'infamie dont elle se disait victime.

    Ni Jeanne ni Eylanie se s'était rendu compte de l'affection que se portait leur parent respectif. Pourtant les yeux de Victor brillaient d'allégresse et le doux Lucien semblait bouillonner de vitalité lors de ces moments de vie commune qu'ils s'accordaient au grand jour. Les pas discrets de Lucien dans le grand couloir de la maison qu'ils louaient pendant leur séjour, pour rejoindre la chambre de Victor, n'avaient jamais été perçus par les fillettes. Vers la fin des vacances, celles-ci partageaient leur temps entre le château de Vorny et le domaine de Dresmont. Elles étaient occupées à lire, à marcher dans la campagne environnante, à caracoler sur de fringantes montures louées pour l'occasion, au haras voisin et à étudier pour ne pas perdre de temps. Lorsqu'arrivait le jour de retourner à la pension, Jeanne et Eylanie s'en faisaient toujours une joie, car depuis peu, elles y avaient leur secret. Elles s'interdisaient d'y penser tout l'été mais dès que le signal de la rentrée était donné, leurs regards s'illuminaient et elles roucoulaient comme deux tourterelles. 

    En grandissant, elles avaient expérimenté la cohabitation avec les garçons des "Aigles", le collège voisin de leur pension. Pour Eylanie les baisers mouillés et autres jeux adolescents c'était définitivement non. Elle préférait caresser un sein ferme et doux plutôt qu'un membre humide, dur et tellement laid. Jeanne était moins catégorique. Dissimulée dans l'ancien abri de jardin, elle appréciait les baisers de Sully Donovan. Pour ressentir ces divins chatouillis dans son ventre, elle le laissait lui ôter sa petite culotte et jouer avec la chair tendre d'entre ses cuisses. En échange, elle suçait consciencieusement sa virilité. Elle détestait ce liquide visqueux qui noyait parfois sa bouche, mais cela semblait faire tellement plaisir au garçon. Puis un jour, Sully vint avec son copain Dylan. Celui-ci, de deux ans son aîné, jouait déjà dans la catégorie jeune pervers. Jeanne passa un sale quart d'heure au cours duquel elle perdit sa virginité, son honneur et son goût pour la gent masculine. Consolée par Eylanie, Jeanne découvrit que faire l'amour était un excellent remède à tous ses maux, et depuis, elles le faisaient chaque fois qu'elles en avaient l'occasion. Les filles s'isolaient dans un vieux salon poussiéreux du troisième étage du pensionnat, là où personne n'allait jamais. Avec les coussins éventrés d'un sofa, elles s'étaient confectionné un nid douillet sous d'épaisses tentures, tendues sur les dossiers de quatre chaises bringuebalantes. Sensuelles, brûlantes de désir, haletantes, elles se faisaient jouir à tour de rôle jusqu'à épuisement. Eylanie maîtrisait à la perfection l'art du cunnilingus. Sa langue et ses lèvres transportaient Jeanne au delà des étoiles et en quelques semaines celle-ci oublia sa mésaventure avec Dylan. Jeanne apprit à son tour à se servir de son apex et les gémissements d'Eylanie lui prouvèrent qu'elle était une élève très douée.


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