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    Encouragements

    ...Akhyl allait bientôt partir pour son travail et il aurait bien aimé que Mymooh lui dise au revoir. Comme d’habitude elle avait très peu dormi la nuit et elle paressait dans un demi-sommeil en attendant de se lever. Ce matin pourtant, elle s’était endormie pour de bon. Akhyl était en manque de ce petit bisou qui lui donnait du baume au cœur pour la journée.
    Pour la énième fois il entrebâilla silencieusement le battant de la porte et jeta un coup d’œil sur le corps de la belle endormie. Il sourit en apercevant le charmant tableau qui s’offrait à sa vue. Mymooh avait changé de position et elle s’était allongée sur le côté, une jambe sur le drap livrant la délicate cambrure de ses reins et la rondeur impeccable d’une fesse au regard gourmand d’Akhyl. Malgré lui ses pas le portèrent près du lit où il s’assit auprès de la belle endormie.
    Il fit glisser le drap pour contempler la jeune femme et il ne put s’empêcher de déposer un doux baiser sur sa taille, faisant glisser sa langue le long de son flanc. Il passa délicatement une main sur l’arrière de sa cuisse nue, alors Mymooh releva son genou en une sensuelle invitation. Akhyl déplaça ses doigts jusqu’à la vallée des délices qu’elle présentait à sa vue et qu’il frôla délicatement du bout de son index. Elle le laissa faire, contenant un soupir de bien être, puis elle se retourna sur le dos, posant sa main sur l’avant bras de son compagnon. Elle remonta lentement le long de son bras pour aller caresser son torse à travers le tissu du T-shirt noir qu‘il avait passé ce matin, puis elle insinua ses doigts sous le vêtement, effleurant sa peau avec douceur. Elle profita de ce qu’il était penché pour déposer un long baiser sur ses lèvres, soudant sa bouche à celle d’Akhyl, accrochant sa langue à la sienne pour l’entraîner dans une danse frénétique.
    Akhyl comprit qu’il serait en retard aujourd’hui mais cela était sans importance puisqu’il était le patron.
    Mymooh se releva, se campant sur ses genoux, puis elle enleva le t-shirt d’Akhyl en souriant. Akhyl était subjugué par les déplacements félins de sa petite panthère qui le fit basculer sur le lit avec adresse. Elle enjamba son bassin et vint alors se plaquer contre lui embrassant ses épaules puis son torse, léchant ses tétons dressés de la pointe de sa langue. Les fins cheveux blonds qui effleuraient son thorax, le parfum de sa peau et la chaleur du corps nu de sa tendre amie firent monter l’excitation d’Akhyl de plusieurs degrés. Il posa ses mains sur les seins ronds et durs de la jeune femme qui apprécia aussitôt ces câlins appuyés, laissant cette fois échapper de petits cris de plaisir. Tandis qu’il titillait de sa langue les pointes tendues des deux jolis fruits où il avait enfoui son visage, il glissa ses mains sur les fesses de la jeune femme. Celle-ci avait placé une main sur le pantalon d’Akhyl et caressait la bosse qui gonflait l’étoffe du vêtement contre son ventre. Elle dégrafa alors le bouton et fit se faufiler ses doigts entre la peau et le tissu puis elle s’empara de son sexe qu’elle se mit à explorer de ses doigts agiles. Gênée par la toile du jean et par le shorty qu’il avait dessous elle s’installa sur le côté et l’encouragea vivement à ôter ce qui pouvait les embarrasser, et c’est ce qu’il fit sans se faire prier. En tenue d’Adam, il se rallongea à ses côtés, Mymooh se mit alors à embrasser ses cuisses, puis remonta ses lèvres jusqu’à son membre raide qu’elle mordilla et suça tout du long. Elle y déposa de délicats baisers puis elle en lécha le chapeau rouge et turgescent faisant courir sa langue avec douceur entre les plis. Il gémit à son tour, agréablement installé dans la chaleur exquise de sa bouche. Elle enfonça le bel objet plus profondément entre son palais et sa langue, lui imprimant un va et vient lent puis rapide. Akhyl lui demanda de s’arrêter il ne voulait pas s’envoler tout de suite, mais la coquine le regarda amusée et continua son manège, il explosa dans sa bouche. Elle avala tout, le défiant du regard, puis continua comme si de rien n’était à jouer avec son sexe.
    Akhyl se releva, la projetant tendrement sur le lit, puis il lui écarta les jambes avec douceur. Il plaça l’une de ses mains sur sa hanche et de l’autre, il se délecta à limer l’entrée du fourreau soyeux et trempé de sa belle avec son index tendu.
    Elle gémissait et se tordait sous la caresse de son doigt, peu à peu il s’enfonçait à l’intérieur de cette douce rivière luisante et brûlante. Il plongea alors son visage entre ses cuisses et il remplaça son doigt par sa langue, donnant de rapides petits coups de la pointe de son appendice puis suçotant sa petite fleur gonflée par le désir. Mymooh tremblait sous ses attouchements constants, elle geignait sourdement et le suppliait de prolonger cette délicieuse torture. Il accéda à sa requête avec plaisir, se gorgeant du doux miel qu’elle lui prodiguait, et ivre de sensations elle se laissa conduire à son orgasme qui la laissa tétanisée. Elle se releva enfin, genoux contre genoux, cuisses contre cuisses et joint l’un à l’autre, elle se mit à l’embrasser longuement, étreignant ses flancs de ses mains qui se faisaient douces. Ils s’écroulèrent sur les draps et Mymooh s’assit d’un seul coup sur le sexe érigé d’Akhyl, poussant un cri de triomphe, se maintenant ainsi sans un mouvement. Elle ébaucha un ondoiement d’avant en arrière, puis elle se trémoussa en montant et descendant son puits d’amour le long du membre déjà prêt à s’embraser d’Akhyl. Lui laissant apercevoir le palais des délices à chaque balancement, elle fermait les yeux en accentuant la cambrure de ses reins, augmentant leur plaisir mutuel. Il avait ses yeux en face de sa poitrine qui montait et descendait en rythme, et il lui léchait les tétons chaque fois qu’il le pouvait et de ses mains il caressait ses fesses, allant même jusqu’à investir son fourreau de velours de son pouce. Elle hurla sa volupté et serra fortement la gaine étroite de son sexe contre le membre distendu d’Akhyl qui jouit à son tour sous la force du plaisir indicible qu’elle venait de lui donner.
    Privés de force, baignés de sueur, ils restèrent immobiles l’un sur l’autre. Après une douche commune et un petit déjeuner tardif, Akhyl embrassa tendrement Mymooh sur le pas de la porte, la gratifiant d’un clin d’œil complice...Mylhenn

     


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  • AuBaGNe & AiX-eN-PRoVeNCe

    … Installé tranquillement à la terrasse d’un troquet en face du petit marché aux frais, Nans sirotait sans grande conviction son thé pêche. Son regard passait d’un chaland à l’autre sans vraiment se concentrer sur celles et ceux qu’il observait. Les primeurs, les lavandiers et les produits du terroir remportaient un franc succès au détriment des échoppes du bord de rue. Les passants allaient et venaient, tantôt affairés tantôt nonchalants. Nans commençait à s’ennuyer de ce spectacle répétitif lorsqu’il La vit. À quelques pas de lui, elle avançait lentement entre les étals, l’anse de son petit panier en osier suspendu à son avant bras replié. Elle arborait fièrement un chapeau de paille au ruban lavande et ses lunettes noires lui mangeaient le visage. Cependant ce n’était pas ce qui avait attiré son regard, mais plutôt les rayons du soleil qui jouaient d’ombre et lumière sur ses cheveux longs tressés qui retombaient en une natte dorée dans son dos. L’astre coquin offrait aux yeux émerveillés de Nans de mutines transparences en jouant avec les voiles légers de la robe d’été de la jeune femme. De la où il se trouvait, celui-ci pouvait apercevoir l’intérieur de sa cuisse bronzée à chaque pas qu’elle faisait tant sa toilette était ouverte sur le devant. Le fin chemisier du vêtement laissait deviner la forme de ses seins dont la pointe tendait avec sensualité le tissu. Melons, tomates, abricots et aubergines garnirent son panier en un rien de temps. La jeune femme dut sentir son regard appuyé et appréciateur car elle tourna la tête dans sa direction en cherchant des yeux celui qui l’observait. Il sembla à Nans qu’une myriade d’éclairs multicolores allait de l’un à l’autre lorsque leurs prunelles se rencontrèrent. Aucun des deux ne céda et figés dans cette première joute gourmande ils se dévorèrent mutuellement du regard. Tétanisé, il la vit traverser lentement la rue dans sa direction. Elle semblait indécise puis soudain déterminée elle vint s’assoir à sa table, déposant son panier entre ses pieds. Ils restèrent ainsi à se fixer, se jauger et s’apprécier. Finalement ce fut elle qui parla la première :
    - « Bonjour, je m’appelle Fanny ! » Elle lui tendit la main qu’il serra maladroitement puis à son tour il se présenta aussi succinctement qu’elle :
    - « Bonjour Mademoiselle, moi c’est Nans ! » Plusieurs minutes d’un silence de plomb les firent éclater de rire.
    - « Je suis désolée … » Commença-t-elle.
    - « Excusez moi Fanny mais … » la coupa-t-il. Un fou rire les secoua à nouveau et ils purent enfin avoir une conversation normale. La voix douce et le regard lumineux de Nans finirent d’ensorceler Fanny. De son côté il était subjugué par sa grâce naturelle et la force de caractère qu’elle laissait transparaitre dans ses propos. Cette jeune femme avait du chien et il aurait souhaité la connaitre mieux. Les deux amants étaient incapables d’expliquer par quel charme ils s’étaient retrouvés deux heures plus tard dans la suite du "Provençal". Ils n’avaient pas cherché à combattre l’attraction qui les avait poussé dans les bras l’un de l’autre. À demi nue, la pointe de ses seins dressée fièrement sous le chemisier de sa robe, Fanny s’était jetée dans les bras de cet inconnu, lui livrant sa peau douce et sensuelle. Elle l’embrassa longuement, défit les boutons de sa chemise pour savourer sa peau douce ses mains bien à plat sur son torse. Il se risqua alors à modeler avec délicatesse, tel un sculpteur, les globes charnus de sa poitrine à travers le tissu puis il la délesta de sa robe qui glissa le long de son corps. Nans la repoussa délicatement sur le côté pour admirer sa silhouette. Le minuscule string en dentelles blanches qui la parait encore exacerba son désir. Il laissa échapper un soupir se délectant à la sensation exquise qui envahit son sexe. La jolie nymphe entreprit alors de le séduire pour de bon. Elle se livra alors sous ses yeux concupiscents à une chorégraphie envoutante où se mêlaient séduction et luxure. Elle tournoyait les bras en l‘air, imaginait des entrechats lubriques et le frôlait juste le temps de faire monter le désir avant de s’éloigner rapide comme un feu follet. Prompt à suivre sa course, Nans dont la respiration s’affolait déjà la captura au passage et la souleva dans ses bras. D’un pas sûr il la conduisit vers le lit où il la laissa choir. Par jeu Fanny se cambra pour lui échapper mais Nans plus rapide la retint par une cheville. Celle-ci maintenu dans un demi grand écart, sa poitrine reposant sur sa jambe repliée offrait un ravissant tableau à son assaillant. Ebouriffée le visage enfoncé dans l’oreiller, les fesses relevées Fanny était exposée à sa lubricité.
    La mâtine ne s’en tint pas la. Elle écarta un peu plus les jambes, jouant d’une main avec la dentelle de son string puis se caressant langoureusement. Enfin elle lui présenta sa croupe en une position qui n’avait rien d’obscène pour eux.
    - « Tu ne bouges plus ! » La somma-t-il.
    Obéissante elle ne fit plus un geste, déjà prête au plaisir qui allait venir elle ferma les yeux guettant le bruissement des vêtements que Nans éparpillait avec précipitation dans la chambre. Nu il vint se placer à genou derrière la jeune femme qui poussa un cri lorsque celui-ci glissa sa main entre ses cuisses. Son ventre la brûlait, elle aurait voulu qu’il la prenne comme une chienne, elle adorait cette position. Nans se contenta de la saisir par les hanches puis il promena lentement son sexe érigé au creux de ses fesses. Il écarta le tissu trempé du string et longea la vasque humide enduite de miel chaud et visqueux, s’y promena plusieurs fois, exacerbant ainsi les sens de sa compagne qui gémissait de plus en plus fort. Froissant ses nymphes délicates, il s’ensevelit au creux de ses reins, la pénétrant loin dans ce jardin des délices. Elle écarta un peu plus ses cuisses, s‘abandonnant toute entière à son vigoureux pilonnage. Durant de longues minutes, il lui fit miroiter le paradis puis il se retira. Comme une houle sans fin, des ondes de plaisir l’assaillaient encore et encore. Nans reprit ses caresses, puis tendrement il ôta le bout de tissu qui le gênait pour la poursuite de sa quête. De soupirs en gémissements, il fouilla et taquina chaque parcelle de sa crypte magique. Ses doigts tournoyaient autour de son petit bourgeon d’amour, la faisant crier de plaisir.
    - « Maintenant ! » Sa voix avait résonné à ses oreilles, tenant plus de l’ordre que d’une demande. Il la plaqua sur le lit, remonta haut ses cuisses qu’il maintint de ses bras tendus puis la pénétra d’un seul coup lui arrachant une longue plainte. Endiablée, rythmée la danse commença. Ses coups de reins la soulevaient la forçant à s’accrocher à son cou, elle en profitait pour l’embrasser fougueusement. Elle l’encourageait à aller toujours plus fort et ses cris se faisaient hurlements à mesure que la jouissance les gagnait. Dans un dernier râle Nans libéra la sève chaude et laiteuse qui inonda le ventre de sa maitresse. Fanny s’envola au moment où les longs jets de nectar onctueux se répandirent en elle, ruisselants largement entre ses cuisses. Heureux, épuisés les deux amants d’un jour commencèrent seulement à faire connaissance.
    Depuis ce tumultueux intermède improvisé, ils se rejoignent tous les quinze jours dans un des petits hôtels d’Aubagne où Fanny a le privilège de s’endormir lovée tout contre Nans, bien à l’abri entre ses bras.
    Laissons les à leur histoire…Mylhenn


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  • ...Assise sur l’un des vieux bancs du jardin public, Maheyva regardait distraitement les pigeons qui voletaient aux abords des bassins. Cependant son esprit vagabondait ailleurs et le livre qu’elle tenait lui servait plus à se donner une contenance qu’à se distraire. Immobile, un sourire sur les lèvres, ses pensées voyageaient entre sylphes et démons, entre tendresse et luxure, entre rêve et réalité. Elle songeait à leurs promenades dans le labyrinthe de pins nains, elle rêvassait aux nombreuses fois où Hammhan l’avait conduite vers la petite cabane au fond du parc, elle se rappelait le week-end passé lorsqu’il l’avait rejointe dans la salle de bain. Heureusement qu’ils n’étaient que tous les deux car deux heures pus tard ils s’y trouvaient encore, se prélassant dans l’eau à peine tiède de l’immense vasque qui leur servait de baignoire. Maheyva se revoyait parcourant les sentiers d’une vieille cité médiévale aux côtés d’Hammhan et enfin elle songea à l’après midi d’hier. Installée les fesses à peine posées sur le bureau d’Hammhan, les jambes écartées et ses talons collés aux reins de son amant qui la conduisait ainsi à leur paradis. Parfois la jeune femme s’allongeait carrément sur les classeurs, dossiers et plans qui encombraient le tablier et serrant les fesses elle cambrait ses hanches et se mettait à onduler du bassin en un mouvement circulaire et lent ce qui procurait un orgasme rapide à son compagnon. Elle adorait le surprendre et arrivait lorsqu’il ne s’y attendait pas, entrant à pas feutrés dans son antre confortable et spartiate à la fois avec la complicité amusée de la dévouée secrétaire. Celle-ci se muait alors en un chien de garde et personne ne dérangeait le patron lorsque sa femme était là. Déjà un an de ce bonheur tranquille qu’ils fêtaient ce soir avec leurs nombreux amis et c’est sur cette pensée qu’elle revint sur terre jetant un coup d’œil au cadran de sa montre. Il ne s’agissait pas d’être en retard, elle voulait se faire belle pour Hammhan et elle avait trouvé la tenue parfaite. Maheyva se précipita vers sa voiture et démarra en trombe, il était presque dix sept heures trente et les premiers invités arriveraient dès dix neuf heures. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de flâner aujourd’hui ? Elle devait surveiller les employés du traiteur, superviser la mise en place de la terrasse et surtout veiller à ce qu’Hammhan ne rentre pas au dernier moment. La jeune femme savait qu’il ne lui faudrait pas deux heures pour se doucher et s’habiller, mais le plus long pour lui était de décrocher de son univers. Il ramenait rarement son travail chez eux mais parfois au moment du repas il était encore dans ses calculs et Maheyva parlait dans le vide, alors elle se taisait, se levait de table et allait s’assoir sur ses genoux lui donnant un long baiser langoureux. Dans ces cas la le souper s’éternisait mais ce soir elle ne pouvait se permettre de faire cela devant leurs invités. Elle avait eu du mal à rentrer car elle savait ce qui la chagrinait, tout ce monde, tous ces yeux braqués sur elle, même si la plupart des convives seraient de leurs amis, Hammhan avait proposé à deux ou trois de ses meilleurs clients de se joindre à la fête et cela la troublait. Le petit éclair bleu se gara devant le portail du garage dans un nuage de poussière et Maheyva se propulsa hors du véhicule tel un boulet de canon. Elle se précipita dans le hall d’entrée faisant claquer la porte dans son dos. A cause de cette fichue circulation il ne lui restait plus beaucoup de temps pour se préparer mais elle fut soulagée en voyant que les tables du buffet avaient été dressées sur la terrasse selon ses ordres, que les fleurs avaient été disposées comme elle le souhaitait et que le grand salon d’été était agencé de manière à ce que leurs invités soient installés confortablement. D’un dernier coup d’œil elle vérifia que tout se passait bien en cuisine et rassurée Maheyva se dirigea vers l’escalier qui conduisait à l’étage. Un dernier point la tenait en souci, la jeune femme n’avait pas encore vu Hammhan et ce serait la catastrophe si celui-ci arrivait en retard. Elle grimpa quatre à quatre les marches tout en ôtant son chemisier et sa jupe glissa sur ses cuisses au moment où elle ouvrait la porte de la chambre. Prenant bien soin de protéger sa coiffure elle se coula sous le jet brûlant de la douche et se détendit enfin un peu. Mais elle n’avait pas le temps d’en profiter, elle se rinça puis attrapa la première serviette qui lui tomba sous la main. Elle s’essuya sommairement, laissant choir l’éponge au sol et nue comme au jour de sa naissance elle regagna la chambre. Maheyva percuta Hammhan qui entrait à ce moment la, son regard en dit long sur la tenue de sa jeune compagne. Il la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement sur les lèvres, la jeune femme frissonna de tout son corps et elle se colla langoureusement à lui, caressant son visage de ses lèvres douces. Légèrement excitée elle entreprit une danse du ventre contre son bassin tout en effleurant de sa langue celle d’Hammhan qui termina l’ouvrage par un baiser sauvage et brûlant. Ils étaient au paradis dans les bras l’un de l’autre mais ils se rappelèrent soudain leur soirée et ils durent se séparer à contre cœur. Maheyva sourit en entendant Hammhan râler lorsqu’il découvrit la serviette au sol. Elle le laissa à sa douche et alla s’habiller. Elle avait choisi une guêpière gris perle satinée avec de la dentelle qui laissait deviner sa peau par transparence. Ses seins étaient mis en valeur car à demi dévoilés. La culotte était de la même dentelle fine, délicieusement tendue par la rondeur de ses fesses. Des bas gris fumée complétaient la parure et Maheyva les avait fixés aux jarretelles de la guêpière en les tendant au maximum, faisant glisser ses mains sur ses jambes et ses cuisses, en mimant des caresses voluptueuses. Assise sur le lit, Maheyva se regardait dans le miroir. Elle croisait les jambes, les décroisait, les croisait à nouveau remontant haut la jambe du dessus, faisait crisser ses bas l'un contre l'autre. Satisfaite de l’image que lui renvoyait la psyché, elle se leva et mit ses escarpins à talons. Ils n'étaient pas très hauts, mais ils allongeaient magnifiquement ses jambes dont le galbe la faisait rosir d'orgueil. Ils l'obligeaient même à se cambrer un peu, ce qui faisait ressortir son derrière et Maheyva se trouva fort belle et désirable. Beaucoup trop de prestance pour une pouliche sauvage aurait dit son amie Sandy si elle avait été la. Maheyva allait attraper sa robe posée sur le lit lorsqu’elle entendit le sifflement admiratif d’Hammhan. Elle se retourna et découvrit son compagnon entièrement nu qui l’observait d’un œil concupiscent. Leur regard se croisa puis malgré elle les yeux de la jeune femme se portèrent sur le sexe de son compagnon et là en voyant son membre fièrement érigé elle ne put s’empêcher de protester : - « Oh non ! Non non, pas çà ! Sinon nous serons en retard à notre propre soirée, ce serait le comble ! » Dit-elle malicieusement. - « Et alors, c’est notre anniversaire me semble-t-il et je viens de choisir mon cadeau ! » Répliqua-t-il d’humeur taquine puis il poursuivit : - « C’est la faute de cet affriolant ensemble ma mie, alors assume maintenant ! » Hammhan les yeux brillants de convoitise lui tendit les bras. Maheyva se mit alors à avancer lentement dans sa direction. Les yeux de la jeune femme révélaient les mots qu’elle ne prononçait pas. Hammhan fais moi l’amour, j’ai envie de toi, mon ange prend moi. C'était un regard de feu et de passion, le regard d’une jeune fille et d’une amazone à la fois. Grâce, féminité, sensualité, lascivité, volupté, jamais femme n’avait autant incarné ces qualificatifs à ses yeux pensa-t-il en la voyant s‘approcher. Tout doucement elle murmura un je t’aime avant de se jeter dans ses bras. Elle était excitée rien qu’à l’idée qu'elle allait faire l'amour debout, debout contre un mur comme n'importe qu'elle fille de rue, contre le mur de sa chambre, et que pour elle c’était cela son cadeau d’anniversaire. Hammhan était aux anges, il avait plaqué Maheyva contre le mur et il tenait dans ses bras, serrée contre sa poitrine, la plus belle, la plus sublime des jeunes femmes. Les yeux éblouis par la silhouette de sa maîtresse, les narines enivrées de son parfum fruité, la bouche empli du suc de son épiderme, les doigts palpant sa peau douce et tendre et les plaintes amoureuses qui résonnaient à ses oreilles lui firent comprendre à l’instant ce que signifiait l'expression 'le plaisir des sens'. Instinctivement, il fit balancer son bassin pour amplifier la caresse apaisante de la main de sa divine partenaire qui s’était emparé de son sexe dont le volume semblait ne jamais vouloir cesser d’augmenter. Maheyva planta son regard dans celui d’Hammhan et elle continua à cajoler le sexe endolori de son compagnon en un mouvement lent et régulier. Il ne voulait pas détruire la tenue qu’elle s’était offerte en son honneur, aussi il se contenta de poser ses mains sur ses fesses, et d’embrasser sa compagne à pleine bouche, de toute la fougue de son amour et de toute la passion que faisait naître la caresse intime qu’elle lui prodiguait. Un baiser intense où leurs lèvres s’épousaient, leurs langues s’enlaçaient et s’unissaient intimement prolongeant ainsi cette union hors du temps. D’un geste qui aurait pu paraître obscène ou grotesque mais que Maheyva rendit sensuel au possible, elle écarta le fin tissu arachnéen de sa petite culotte pour rendre sa douce fontaine accessible au bâton de feu qu’elle enserrait toujours entre ses doigts. Mutine elle insinua le sexe brûlant d’Hammhan dans sa fente en fusion et lui fit embrasser son petit bouton d'amour de la pointe et juste pour se rapprocher des limites du sublime, elle l’en écarta subitement pour le faire coulisser entre ses lèvres trempées. Ce fut comme un coup de fouet pour Hammhan qui propulsa brutalement son bassin vers l'avant à la rencontre du puits d’amour de sa maîtresse, la clouant littéralement contre le mur. Le souffle coupé, la jeune femme hoqueta en s’agrippant plus étroitement à son puissant amant. La pénétration brusque d’Hammhan l’avait surprise mais sans douleur, juste cette poussée qui faisait que maintenant elle se sentait possédée au plus profond de son ventre. Elle enfonça son visage dans le creux de l'épaule de son compagnon qui entama alors un lent retrait de son membre durci. Maheyva se crispa et aussitôt Hammhan replongea dans le fourreau qui l’accueillait faisant pousser d’exquis petits cris de plaisir à sa partenaire. Hammhan jouait de la frustration du retrait pour provoquer la jouissance de la pénétration et il se mit à onduler très lentement du bassin d'avant en arrière, de bas en haut, cherchant à chaque poussée à aller plus profondément. Ses mouvements se firent plus amples, plus pénétrants pour le plus grand ravissement de Maheyva qui gémissait sans discontinuer. Il contrôlait les spasmes de son sexe pour prolonger le plaisir de sa charnelle déesse, pour combler sa voluptueuse partenaire. La tête de Maheyva roulait sur ses épaules, son souffle était court, ses narines palpitaient au rythme de chaque nouvelle poussée qui la précipitait au bord du gouffre de la jouissance. Une bourrade plus ample que les autres lui déclencha un orgasme qui la tétanisa contre le mur et elle mordit l'épaule de son amant pour ne pas hurler. Cependant Hammhan continua ses mouvements ondulatoires, accélérant la cadence pour amplifier la jouissance de sa maîtresse et aboutir à son plaisir. Celle-ci voulait qu’à son tour il explose au plus profond de son ventre. Elle s’agrippa à ses épaules, souleva sa jambe gauche, la passa autour de la hanche de son partenaire pour qu'il la pénètre encore plus fort. La divine amante contracta ses muscles, emprisonnant ainsi de sa gaine brûlante la tige de chair dans un étau dont elle maintenait la pression et elle y mettait toute son énergie. Le contact du bas soyeux sur ses fesses, la pression du fourreau de velours qui emprisonnait son gland fut le signal de l’assaut final. Il banda ses muscles et de toute la puissance de ses reins Hammhan se mit à la pilonner, l’entrainant dans une folle chevauchée. Profitant des poussées fulgurantes de son amant elle avait passé ses deux jambes autour de sa taille, s'empalant davantage. Hammhan lui avait empoigné les deux fesses à pleine main pour la pénétrer jusqu'à la garde. Terrassée par une série d’orgasme Maheyva hurlait le nom d’Hammhan, le suppliait d’arrêter, le priait d’aller plus fort, gémissait son plaisir, soupirait sa jouissance, râlait ses orgasmes. C'était comme une vague sans fin qui l'emportait. Enfin le jet puissant de la semence de son amant l’inonda, elle pouvait s'abandonner à la plénitude de sa jouissance. A bout de souffle, Hammhan enfouit sa tête dans le cou de sa petite sauvageonne. Les deux amants cherchaient leur respiration. Hammhan continuait de limer Maheyva lui exprimant dans ses derniers coups de reins que c'était la fin de la folle cavalcade. Maheyva revenait lentement à la réalité et laissa glisser ses jambes jusqu'au sol, en prenant soin de garder le sexe de son compagnon planté en elle. Elle aimait ces dernières cajoleries après l’orgasme, cela la comblait de bonheur. Elle caressa doucement la nuque de son délicieux amant, l'embrassa tendrement dans le cou. Hammhan voulut exprimer ses sentiments mais elle le fit taire avec ses lèvres. Sa langue envahit délicatement la bouche d’Hammhan pour une dernière étreinte puis elle repoussa doucement son visage et le fixa dans les yeux. Son fougueux amant voulu protester, mais elle posa un doigt sur sa bouche puis lui caressa la joue délicatement de sa main. Point n’était besoin de mots. Et comme pour confirmer ce retour au calme, le sexe d’Hammhan glissa de la gaine soyeuse qui l‘accueillait, faisant sursauter les deux amants et leur laissant une impression de vide immense. Maheyva replaça la dentelle de sa petite culotte en embrassant tendrement son compagnon au coin des lèvres puis elle le poussa vers le dressing. - « Tant pis, nous sommes déjà en retard mais je dois faire un brin de toilette mon cœur, ma petite culotte n‘est plus qu’une éponge ! » Lança-t-elle le regard espiègle puis elle disparut dans la salle de bain. Elle passa sa robe portefeuille grise et enserra sa taille d’une large ceinture blanche à grosse boucle, puis alla récupérer ses boucles d’oreilles et son bracelet sur la coiffeuse. Le sourire coquin qui illuminait ses lèvres était du au souvenir de sa petite culotte trempée qu’elle avait déposé dans le coffre à linge et qu’elle n’avait pas remplacé. Elle recoiffa ses longs cheveux dorés qui retombaient en cascades sur ses épaules nues, posa la brosse sur la coiffeuse et descendit rejoindre son homme pour accueillir ses invités. Lorsqu‘elle rejoignit Hammhan, il comprit à quel point Maheyva, belle et féminine savait être gracieuse et sensuelle aussi. Il se promit de lui montrer ce qu’elle lui inspirait tout de suite après le gâteau lorsque leurs invités seraient disséminés dans les allées du jardin à la découverte de ses mille et une créations paysagères..Mylhenn....


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  •    … Dès le début de l’après midi, la jolie Mymy retourna à la crique. La nuit précédente elle avait rêvé que son tendre Shawnee l’enlaçait pour un galop dans les vertes prairies. Cette impression de déjà vécu l’avait accompagné une partie de la matinée et c’est ainsi qu’elle se retrouva à se divertir dans le courant de la rivière. Elle avait enlevé sa robe mais gardé son long jupon et son caraco de dentelles ajourées. Elle laissait filer le flot sinueux et glacé de l’eau entre ses doigts de pieds pour s’habituer au froid de l’onde avant de pouvoir s’y plonger avec délectation par cette canicule. Alors qu’elle se passait de l’eau sur les épaules, elle aperçut son doux Shawnee qui discrètement l’observait à moitié dissimulé à la lisière du bois. La coquine aimait sentir la chaleur de son regard posé sur elle, ainsi elle s’appliqua à le faire languir. Elle se dirigea où l’eau était plus profonde et une fois son jupon trempé, elle s’amusa à le relever peu à peu, dévoilant la blancheur de ses cuisses au regard de Shawnee. Elle sentait qu’il la dévorait des yeux et un délicieux frisson la parcouru. Elle laissa retomber ses cotillons pour aussitôt s’asperger d’eau et laisser les gouttes la caresser, sa poitrine dévoilée par le tissu mouillé devenu transparent gonflait sous les dentelles. Malicieusement elle trempa sa tête dans l’onde et la releva en agitant ses cheveux trempés comme un animal qui s’ébroue, créant ainsi un halo doré sous le soleil. Shawnee ne cherchait plus à se cacher, il venait à sa rencontre torse nu, un collier fait de griffes d’ours grizzli ornait son cou, seuls les grands guerriers ont le droit d’en porter un. Elle abandonna la rivière pour remonter sur la rive et se dirigea vers son troublant ami...Mylhenn...



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  • Lascive et sensuelle, TyMy invite TiDo à venir la rejoindre sur son grand lit. A plat ventre la coquine a légèrement écarté les jambes, juste la place pour que TiDo s’y installe confortablement. Il embrasse sa nuque et caresse ses flancs, puis passe ses mains sous son ventre tout chaud. TyMy commence à avoir très très envie de TiDo, elle bouge ses tites fesses et entraîne TiDo dans son balancement. TiDo a réussi à trouver l’entrée secrète de la grotte de TyMy et il fait joujou avec sa petite fleur déjà bien épanouie. TyMy veut voir le visage de TiDo lorsqu’il s’enfoncera doucement en elle, aussi elle se retourne, et reste allongée les jambes largement ouvertes et bien campée sur ses pieds, lui laissant ainsi entrevoir l’entrée du paradis. TiDo commence à s’impatienter, il glisse sa tête entre les cuisses de TyMy et sa tite langue fait subir une douce torture à TyMy qui l’accompagne du bassin dans ses mouvements. TiDo est doué parce que TyMy s’envole très haut … il en profite pour se glisser à genoux entre ses cuisses, il soulève doucement le bassin de TyMy et l’attire à lui pour la pénétrer lentement. TiDo saisit la taille de TyMy et la surélève un petit peu pour embrasser son ventre et ses seins dont la pointe est dressée et attire sa bouche comme un aimant. TyMy se pend à son cou juste le temps de baisers fous et de laisser TiDo lécher, et mordiller ses petits pamplemousses. Puis elle se rallonge laissant TiDo commencer son va et vient lentement pendant qu’il effleure et caresse la tite fleur toute excitée et toute mouillée de TyMy. TyMy ondule du bassin pour accentuer le plaisir de TiDo qui maintenant à chaque coup de reins va de plus en plus profond dans la petite grotte d’une TyMy gémissante et abandonnée aux mouvements de plus en plus rapides de TyDo qui la relève contre lui en se libérant en elle. TyMy collée contre TiDo reste clouée par un orgasme violent et ne bouge plus, empalée sur le membre encore raide d’un TiDo insatiable qui l’embrasse fougueusement bien partant pour un second câlin. TyMy est fantasque et inventive et elle adore jouer avec TiDo. TyMy et TiDo se retrouvent sous la douche. Tout comme TiDo, TyMy a un imaginaire érotique délirant, couverte de mousse et aguichante à souhait elle invite TiDo à la recevoir dos à lui, pressant ses fesses contre son ventre. Ils peuvent seulement se voir dans la grande glace qui orne la douche sur tout un pan. Petit intermède érotique et excitant car TyMy n’a pas encore donné les règles du jeu et ce qu’elle propose à TiDo va lui plaire sans aucun doute. Jouant avec son corps, son regard et ses sensations, TyMy s’appuie contre TiDo et frotte son petit derrière contre son membre tout dur. TiDo bien émoustillé a compris comment voulait se divertir TyMy. La coquine s’était hissée sur le rebord du carrelage au sol pour placer le sexe de TiDo juste la où il fallait. TiDo a tout loisir de caresser douce TyMy qui se laisse faire en geignant de plaisir sous ses attouchements, elle a relevé ses bras, rejoignant ses mains sur la nuque de TiDo, livrant ainsi ses seins aux mains douces de TiDo qui ne se prive pas pour l’enlacer et la peloter des épaules au bas du ventre. TiDo a trouvé le bouton magique qu’il fait rouler sous ses doigts et il sait que Tymy va à son tour lui faire plaisir. Excitée et consentante, elle incline son bassin, abandonnant ainsi l’entrée secrète de l’anneau magique au membre en feu de TiDo qui part explorer le tunnel étroit qu’elle lui offre. TiDo commence par infliger de tous petits coups de reins à TyMy et à mesure qu’il rampe plus profondément en elle, son rythme s’accélère sous les gémissements d’une TyMy déjà bien embrasée. L’incendie allumé s’éteint dans les cris de plaisir des deux amants qui restent soudés l’un à l’autre sans bouger. TyMy et TiDo restent très longtemps sous l’eau tiède du jet doux qui les arrose. Epuisés et la peau rosie par l’eau ils vont s’allonger sur le grand lit de TyMy, aboutés l’un à l’autre ils s’endorment. Mais TiDo est réveillé par le contact délicieux de la peau de TyMy qui dort abandonnée toute chaude contre lui. Il ne peut s’empêcher de caresser son petit ventre et sa poitrine. TyMy soupire encourageante et se met sur le ventre. Avec sensualité, elle goûte le plaisir d’être passive. TiDo est enchanté par la vision qui s’offre à ses yeux : une taille de guêpe, des hanches souples et de jolies fesses bien rondes. Il la pénètre lentement en caressant ses formes délicieuses et en s’accrochant à ses hanches. Bloqué par la rondeur des fesses de TyMy contre son ventre, TiDo et TyMy partagent un plaisir intense. Ils s’abandonnent au balancement de leur corps, jouant des mouvements de reins et des va et vient de TiDo, tantôt lents, tantôt rapides. TiDo a ainsi tout loisir de câliner le fruit lisse et humide de sa TyMy qui geint sous les assauts de ses doigts et de son membre. Livrés à leurs sensations, ils sont emportés par un orgasme qui les laisse anéantis. TiDo, les yeux fermés, enserre TyMy de ses bras, niche son visage dans ses cheveux et reste bien installé en elle, la protégeant de son corps souple. TyMy elle, s’est endormie avec volupté, se sentant protégée par TiDo…Mylhenn


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  • ....Roselys est une jeune femme bien de son temps, un feu follet de vingt sept ans fait de chair et d’os, espiègle et mutin, que bon nombre de regards masculins suivent des yeux. Sa paire de lunettes noires tout juste posée sur le bout de son nez, sa dégaine de liane, sa voix un peu grave et sa silhouette agréable lui donne la prestance d’une jeune étudiante même si elle en a un peu dépassé l’âge. Son regard pailleté luit de mille lueurs prometteuses et ses lèvres délicates brillent d’un rouge alléchant.

    Roselys trouve ses seins parfaits, tout comme ses quelques amants et son petit ami du moment. Celui auquel elle croit, celui avec lequel elle louvoie entre idéal et réalité, celui sur lequel elle râle contre son égoïsme mais qui reste le « namour » de sa vie. Elle le croit, elle l’espère.
    Souvent il a dépassé les bornes, alors parfois elle l’oublie pour une nuit, elle s’oublie avec un autre et au petit matin cet autre pense à la suivante. Elle s’en moque car elle n’a que l’embarras du choix pour un amant de passage et elle s’amuse des regards de convoitises des mâles et des regards courroucés de leur tendre moitié.
    Parfois elle ressent de la lassitude, Roselys aimerait rencontrer un homme, un qui l’aimera, un auprès duquel elle pourra s’endormir en toute quiétude, redevenant une petite fille à ses côtés. Retrouver le bonheur de l’époque où tout était si simple. Légèrement déprimée ce soir là, elle profite du beau temps pour flâner en ville et profiter de la fraîcheur du parc qui borde l’allée commerçante. Elle songe à son « namour » qui va se faire une soirée entre copains, soirée qu’il va passer à ingurgiter le plus de bières possible jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne pour compter les survivants. Du coup, d’ici à ce qu’il émerge, elle ne le reverra pas avant le lendemain soir.
    Enfermé dans une salle de conférence lugubre toute la journée, Terence veut profiter du plaisir de visiter la ville qui s’offre à son regard. Il tient négligemment sa veste sur son épaule et en chemise Cerutti il savoure l’ambiance estivale et se délasse face au lac qui scintille sous les rayons du soleil. Il admire les gracieuses jeunes femmes, qui parées de leurs robes d’été, lui font hommage d’un somptueux défilé. Son œil exercé en a repéré une très agréable à regarder, adossée à un arbre, mignonne et vêtue avec un goût très sûr.
    Agacée par la soirée que son compagnon passera encore loin d’elle, Roselys s’élance sur la petite place, droit devant elle puis elle ralentit le pas pour regarder quelques instants le lac. Une pointe de jalousie la traverse en remarquant un couple d’amoureux qui se pelotonnent tendrement sur un banc à deux pas des eaux bruissantes du lac. Terence observe Roselys et soupire imperceptiblement lorsqu’il la voit s’éloigner vers une allée piétonne. Pendant un bref instant il s’imagine l’aborder et lui proposer de prendre un verre, et en un flash il se voit lui faire l’amour. Il pense alors à sa jeune compagne qui l’a quitté quelques semaines plus tôt sous le prétexte fallacieux de ses cinquante cinq ans après dix années de route ensemble.
    Soudain Terence aperçoit la jeune femme qui fait demi tour, puis s’arrêtant à une vingtaine de mètres devant lui, elle se met à contempler de nouveau le lac, envoûtée pas les eaux scintillantes. Roselys passerait des heures simplement à regarder le chatoiement des petites rides qui se forment sur la surface étincelante de l’onde tranquille. Elle a l’impression d’un vide en elle.
    Soudain, elle réalise une présence derrière elle. Tirée en sursaut de sa rêverie, elle se retourne prestement, tout en avançant légèrement et déséquilibrée par la violence de sa réaction, elle entre en collision avec un homme à large carrure qui la dépasse presque d’une tête.
    - « Oh ! Excusez-moi ! » Dit-elle prestement.
    - « Tout le plaisir est pour moi ! » lui répond Terrence d’une voix assurée.
    Roselys relève la tête et découvre un agréable visage masculin éclairé par un large sourire et des yeux clairs dissimulés derrière de fines lunettes noires rectangulaires.
    Suspendue dans le temps, Roselys se laisse aller à le dévisager sans vergogne : un nez droit, des cheveux courts et soignés, un menton carré et ce sourire magnifique qui la captive et la retient entre les bras de l’inconnu. Terence la serre toujours dans ses bras, plaquée contre son torse elle réalise qu’elle aurait perdu l’équilibre s’il ne l’avait retenu lors de leur brutale rencontre.
    Confuse Roselys devient rouge pivoine et en bégaie :
    - « Vous pou… pouvez me lâchez, merci ! »
    - « Vous êtes sûre ? » répond-t-il de sa voix grave avec une légère pointe d’amusement. Mais ses doigts se refusent à quitter la taille de Roselys.
    - « Oui je vous remercie, sans vous je tombais ! » Roselys troublée sans savoir trop pourquoi, veut se donner une contenance et elle pose ses avants bras sur le torse de Terence.
    Geste fatal, car à ce simple contact, elle ressent, comme une décharge électrique, et Terence de son côté, malgré son apparence impassible n’en mène pas plus large. Cette femme, son corps frêle dans ses bras, son parfum, sa voix rauque, sa présence contre lui, le chavire totalement. Lui non plus ne veut pas la lâcher.
    - « S’il vous plaît ? » dit-elle d’une petite voix.
    Emu, il plonge alors son regard dans ses grands yeux sombres où brillent des lueurs si troublantes et évocatrices. Il résiste du mieux qu’il peut à l’envie furieuse de l’embrasser sur le champ et c’est avec ce qui lui reste de self-control qu’il arrive à dire :
    - « Je m’en voudrais de vous empêcher de continuer vos… investigations sur ma personne ! »
    - « Oh, excusez-moi ! » dit-elle en devenant complètement cramoisie. Elle se recula juste de quelques millimètres, l’espace pour que ses lunettes tombent au sol, elle ne s’était même pas aperçue qu’elles avaient chuté pendant sa collision. Elle se baissa pour les ramasser puis elle tenta de se ressaisir, voulant échapper à l’absurdité de cette situation équivoque.
    Roselys se rendait compte de la situation embarrassante dans laquelle ils se trouvaient tous deux. On ne tombe pas ainsi dans les bras d’un parfait inconnu, ce n’est pas raisonnable, ce n’est pas rationnel. Cependant, elle reste intimidée, se sentant protégée et en sécurité.
    Mais il faut que la situation cesse, c’est trop délirant, trop embarrassant. Elle voudrait pouvoir s’exprimer d’une voix ferme, mais c’est un mince filet tout frêle qui sort de sa bouche :
    - « Vous pouvez me lâcher, s’il vous plaît ! Je ne vais plus tomber ! »
    Au son de sa voix, il frémit, il incline légèrement la tête, son regard glisse de ses yeux sombres vers ses lèvres roses qui tremblent imperceptiblement, des lèvres à croquer, une vague chaude le submerge, impérieuse, irrésistible. Il plonge dans un regard et il se sent à la fois si idiot et si puissant. Alors, il pose ses lèvres sur les siennes et lui donne le plus doux baiser qu’il n’ait jamais offert. Il est redevenu un collégien lors de son premier baiser. Le temps est suspendu et les deux ou trois secondes qui viennent de passer lui semblent une éternité. Aucun cri, aucune gifle ne vient sanctionner son savoureux présent. Grisée, perdue, l’esprit en déroute, Roselys entrouvre alors ses lèvres et offre sa solitude à Terence.
    Plus tard dans la soirée, ils sont attablés l’un en face de l’autre à la terrasse d’un petit restaurant, leurs doigts emmêlés, les yeux dans les yeux en train de se picorer les lèvres de délicieux petits baisers. Des baisers doux et fiévreux, pleins de tendresse et de fureur, pleins d’abandon et d’exigence, mais comme le tout premier, spontané et juvénile.
    - « J’ai honte de me comporter comme une gamine ! »
    - « Je ne suis pas contre, pas du tout ! » réplique-t-il en posant ses lèvres sur son front.
    - « Et je suis heureux d’être avec toi ! » Confirme-t-il.
    - « C’est vrai ? » Insiste-t-elle presque inquiète.
    - « Oui ! Très heureux ! » Répond-il avec un sourire radieux.
    Quelques baisers passionnés plus tard, ils choisissent leur repas, étonnés d’avoir les mêmes goûts. Ils continuent à se découvrir, à se trouver tant de points communs. Cette fin d’après-midi, ils ont déambulé dans la ville sans but précis, elle commentait la visite, il buvait ses paroles. Elle avait l’impression de le connaître depuis toujours, il avait le sentiment de ne l’avoir jamais quittée.
    Maintenant elle lui raconte tout d’elle, son enfance, ses envies, son adolescence, ses rêves, y compris sa liberté, sa disponibilité de la soirée. Il ne lui a rien caché non plus et l’a remerciée de sa franchise spontanée.
    Roselys a la gorge serrée, elle réalise soudain ce que cela implique et se sent gênée en sentant Terrence la fixer d’un regard amoureux. La jeune femme pique du nez dans son assiette, et le silence s’installe. Alors il se propulse tel un diable de sa boîte par-dessus la table, et lui capture les lèvres dans un baiser fiévreux. Surprise, amusée, elle le laisse faire. A la fin du repas ils sortent de nouveau marcher sans but précis, ils parlent de tout et de rien, ils font mille projets que pourtant ils savent sans suite. L’air est doux, ils sont détendus et c’est avec naturel qu’ils arrivent à l’entrée de l’hôtel où il habite.
    Il regarde le bâtiment puis se tourne vers elle.
    - « Je ne voudrais pas…. » Commence-t-il.
    Elle pose un doigt sur sa bouche :
    - « Je sais ce que je fais, je suis assez grande pour cela, non ? Dit-elle d’un ton détaché.
    Elle lui lance un regard de complicité et de connivence puis elle l’entraîne vers l’entrée de l’hôtel.
    Les premières fois ont toujours été des moments à la fois excitants et angoissants pour lui car à l’inquiétude de ne pas connaître encore l’autre se mêle la volonté de bien faire, mais cette fois ci toutes ses craintes sont vaines, il a l’impression de l’avoir toujours connue, de lui avoir fait l’amour ce matin même, comme tous les jours précédents. Il sent ce qu’elle attend de lui, alors il va s’employer pour que ça soit sa plus belle nuit jamais vécue.
    Il sait qu’il ne reverra plus Roselys, « sa » Roselys, qu’il abandonnera à son « Namour », ce crétin qui ne connaît pas sa chance. Alors, il profite de l’instant présent, du cadeau que la vie lui fait aujourd’hui.
    Leurs lèvres se joignent sans retenue, leurs corps se collent sans pudeur, leurs mains s’explorent sans tabou, lascivement, totalement, fusionnellement. Elle ne sait plus bien où elle se trouve mais peu importe, elle, lui, ensemble, sans retenue, comme si demain n’allait jamais venir.
    Elle a déboutonné la chemise blanche de son amant, elle couvre son torse de baisers tandis qu’elle sent les mains avides de celui-ci glisser sous son haut. Il se cabre car la bouche qui le dévore est brûlante, elle laisse des sillons sur sa peau frémissante. Il s’active à capturer les petits seins de sa jolie partenaire, les chouchoutant de ses paumes. Les deux amants sont maintenant tous les deux, torse nu, se cherchent, se découvrent, se trouvent.
    Terence effleure du bout de sa langue et de la pointe de ses doigts les tétons pointus de ses seins qu’elle lui présente impudique, adorables. Affamé, il presse sa bouche sur l’un d’eux, aspirant un petit joyau sucré, le flattant de sa langue en une chaude spirale. Elle en frémit, un cri lui échappe. Terence engloutit littéralement son sein, il le déguste voracement puis il la couche délicatement sur le lit tout en gardant captif son sein dans sa bouche. Elle sent à présent des mains puissantes la caresser, la choyer, lui donner cette merveilleuse impression qu’elle est tout. Conquise, elle se laisse faire et le dernier soupçon de culpabilité qu’elle pouvait encore éprouver s’envole.
    Son amant la couvre de baisers ardents, ne néglige aucun recoin de son anatomie. Ses seins, son cou, sa nuque, son visage, ses lèvres, ses paupières sont explorées. Du bout de ses doigts agiles, il frôle sa peau hérissée en de multiples caresses et câlineries. Elle flotte, ailleurs.
    Il descend vers son ventre, explore son nombril tout en cajolant ses petits seins, il les agace par des frôlements experts sur ses tétons sensibles. Délaissant son ventre, il frôle sa jupe courte et commence à l’embrasser à nouveau au-dessus du genou. Elle soupire imperceptiblement, il tourne autour de ses genoux, lèche la courbe de ses jambes et descend doucement vers ses pieds. Il frôle une cheville, lui tournant presque le dos. Alors avec une dextérité qu’elle s’ignorait, elle dégrafe en un tournemain la ceinture et abaisse le pantalon et le caleçon de Terence d’un geste sûr. Elle entend un gémissement sourd quand ses doigts se referment sur la tige de chair gonflée et chaude du membre durci de son amant.
    Elle commence à le masturber délicatement tandis qu’il s’empare de ses orteils qu’il lèche et suce. Il est fou de ces doigts fins sur son sexe, du lent mouvement sur sa verge, de son gland finement décalotté puis recouvert. Béat, il s’active sur l’extrémité de ces pieds si mignons. Il frémit plus encore quand d’autres doigts cajolent ses bourses pendantes.
    Les baisers quittent ses pieds et remontent lentement vers le haut de ses jambes. Elle continue à le masturber. La langue qui la lèche lui fait naître des sensations électriques presque insoutenables. Il la chevauche à présent et le sexe qu’elle serre frôle son ventre. Alors, délibérément, elle se caresse avec, laissant sur sa peau blanche quelques fines traces humides et légèrement gluantes. Elle entend distinctement l’approbation de son amant à un tel traitement. Celui-ci continue sa progression vers le haut de son corps, son membre raide heurtant à présent un sein. Et l’étrange caresse la stimule alors elle fait rouler la tige gonflée qu’elle tient énergiquement entre ses seins fermes et offerts.
    Elle adore ce petit jeu.
    Remontant un peu plus, sa bouche s’égare sur les cuisses de Roselys, à l’orée d’un sous vêtement qui couvre à peine le délicieux fruit qu’il à découvert.
    Son sexe glisse sur la douce peau du cou de Roselys, puis cogne sur son menton. La jeune femme comprend ce qu’il aimerait. Alors, posément, elle accueille son sexe chaud dans l’antre humide de sa bouche. Elle le serre entre ses lèvres, jouant à en exacerber de sa langue le bout tendu et violet. Il pousse un gémissement de satisfaction intense. A son tour il écarte la mince bande de tissu puis plonge voluptueusement sa langue dans le sexe offert et ouvert, entre les lèvres charnues, à la recherche de ses secrets. Elle éprouve un sentiment de béatitude à se sentir fouillé, exploré dans les recoins de son intimité.
    - « Attention ma chérie je vais … ! » La prévint-il.
    Elle ressent alors les soubresauts annonciateurs. Elle hésite, elle n’a pas le temps d’y réfléchir car un premier jet coule sur sa langue. Dans une sorte de râle, il plonge sa tête entre ses cuisses et, après un ou deux lapements, il aspire son petit bouton rosé. Le choc est tel qu’elle décolle à son tour, la bouche noyée de sperme, le ventre en fusion, une vague gigantesque la submergeant. Elle expulse de sa bouche le sexe encore raide de son compagnon pour crier sa jouissance tandis que divers jets s’aplatissent sur sa peau nue en salves chaudes et poisseuses.
    Toute la nuit sera un festival de jouissance. Infatigable, il lui fait découvrir le Kâma-Sûtra version rose, la possédant de multiples fois. Elle s’offrira à lui sans pudeur, donnant à chaque fois plus encore. Il obtiendra d’elle des choses qu’elle n’aurait jamais imaginé offrir. Elle jouira sans honte, insatiable et enfin repue. Le petit matin les trouvera endormis l’un contre l’autre, enlacés. Le surlendemain, il repartira, après une autre nuit de folie, aussi intense que la première, aussi déraisonnable, insensée, une autre nuit à la fois exaltée et si tendre.

    Il partira au loin, ailleurs, elle restera là, elle le savait, c’était la règle du jeu...Mylhenn...


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