• Day aFTeR Day & Day...

       ...Mes proches pensent que mes débordements pourraient avoir des conséquences graves sur ma santé! 

    Après avoir déposé les armes, j'ai accepté un enfermement en milieu hospitalier afin de "régulariser" mon quotidien. J'étais toujours fatigué avant cette cure idiote et maintenant c'est encore pire! Je pense que ce sont les médicaments qui m'abrutissent et m'empêchent de rédiger mes contes. J'aime écrire, cela me permet d'oublier mon quotidien. Ce n'est que  très récemment je me suis découverte cette passion. Ma Sonia me disputerait, c'est certain, mais je me sens en danger car je n'ai plus de distance de sécurité! Cela me stresse de plus en plus et je jette souvent cette fichu mirtazapine... dans les toilettes! Cette "cochonnerie" est soi-disant censée me soulager de mon traumatisme et de l'anorexie qui en découle! Je ne suis pas dégoûté par la nourriture, c'est juste que j'oublie de manger!!! Les effets secondaires du médicament seraient la fatigue qui me laisse amorphe ça, c'est certain, et provoque des fringales. Question appétit, niet, nada, rien pour moi! Idées noires? Mon cerveau est cassé, je n'arrive plus à évoquer ce qui me fait mal et encore moins me souvenir des frasques douloureuses qui m'ont conduit ici! J'écris et je papote en messagerie instantanée jusqu'à point d'heure ce qui me vaut des mises en garde régulières de la part des soignantes. Ces idiotes sont capables de me confisquer mon portable alors je le cache sous ma couverture dès que je les entends passer.
    Mon passé est tellement compliqué que je pourrais faire du mal à quelqu'un sans le vouloir. Entendre les autres patients rôder dans le couloir m'énerve, je gueule de mon lit à chaque fois que je perçois la présence de l'un d'eux derrière ma porte. Je dois être une véritable frappa dingue pour que l'on me traite ainsi!
    Je veux que le tendoori me fasse libérer...
    Je suis emprisonné comme une criminelle et je dois éteindre la lumière à vingt-et-une heure comme une gosse de dix ans. Cela m'est intolérable!
    Afin d'éviter la confrontation avec les "pleureuses, je suis allé à la bibliothèque. Ces filles me saoulent, elles me renvoient mon image. Le psychiatre de la structure m'a reçu en séance individuelle et cela a failli se terminer par une mise en camisole! Ensuite, j'ai été gavé d'antidépresseurs encore et encore. Mon cœur s'éteint, j'ai froid et je n'arrive pas à me réchauffer. J'ai mis des chaussettes et un pull, le sweat du Maharajah. Sa chaleur, le parfum de son eau de toilette, sa douceur, tout me manque! Je passe mon temps en messagerie  cherchant un réconfort qui ne vient pas. Dominique est un homme très agréable, je l'apprécie, mais je me sens seule, si seule. 
    Elles n'ont pas intérêt à m'ennuyer cette nuit, j'ai envie de pleurer jusqu'à l'oubli. J'ai envie de tuer quelqu'un...
    Mon chéri m'a rendu visite, il se rend compte que je suis en train de sombrer. Ses câlins et ses bisous ne parviennent pas à me réchauffer, je suis gelée intérieurement.
    Comédie que tout cela? Je ne réponds pas aux provocations du psy, c'est un con! Le mieux c'est d'aller me réfugier dans mon lit, prendre un comprimé puisqu'ici, c'est la seule chose que j'ai pour me soulager. Je deviens paranoïaque, j'imagine que Bébé ne veut plus de moi, car je suis trop difficile à gérer.
    Bientôt deux semaines d'enfermement et je n'arrive plus à aligner deux mots correctement. J'écris, mais cela ne me satisfait pas. Mon cerveau baigne dans de la ouate! J'enrage car écrire me faisait un bien immense. Je ne peux plus jeter les comprimés, ils m'ont posé une perfusion. Ils s'y sont mis à trois et j'étais à deux doigts d'être immobilisé aux courroies! 
    La carcan qui enserre mon esprit m'interdit de poursuivre ma thérapie personnelle, écrire. Le psychiatre a lu quelques-unes de mes lignes et il trouve que ce serait une bonne chose que je poursuive dans ce domaine. Comment faire avec cette brume qui embue mon cerveau?
    Ashlimd m'a rendu visite avec Pat. Ma chère Pat aimerait me délivrer dès aujourd'hui de cet enfer. Elle regrette de m'avoir poussé à accepter ce séjour en prison. Elle comprend immédiatement que je suis malheureuse, que je flotte en un délire permanent et que je crève à petit feu. Le psy a enfin stoppé mon traitement , il était inutile. Je lui ai offert une obole en lui confiant l'un de mes tourments. J'en reçois la clef des champs. Mon chéri me conduit dans le seul endroit qui puisse m'apaiser. Ma chère Provence...

    Je n'ose pas le conduire auprès de celle qui parvient à me rendre l'existence plus douce.  

    « CoMMe uNe auRa... TRiSTeSSe... »

    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :