• De FuTuRS DeXTeR…

       …Qu’il est doux de se laisser vivre en attendant le grand jour! 

    Pendant une semaine, je me suis nourri uniquement de raisins, de melons, de pastèques et de tomates! Et je devais être la seule à porter une tunique à manches longues en plein cagna. La canicule, connais pas! Entre frissons et sudation, je n’arrive plus à stabiliser ma température corporelle. J’ai toussé pire qu’une tuberculeuse en sanatorium et j’ai un mal d’estomac pas possible à cause des antibiotiques. Rassurez-vous, à part cela tout va bien! Quoi qu’il se passe, je deviendrais madame Bébé dans dix jours! Je ne lui ai pas parlé de mon pneumocoque, il serait capable de rentrer illico, ce serait ballot vu qu’il revient dans huit jours! Lors de notre avant dernière connexion ‘‘Skippie’’, Ma Canaille m’a trouvé très pâle et ma toux l’a alarmé. Droite comme un i, je lui ai affirmé que c’était à cause de la chaleur parce que j’avais un peu trop abusé de la clim. C’est passé comme une lettre à la poste. Cela dit, il peut parler. Sa barbe le fait ressembler au prophète fou dans ‘‘Tintin et l’étoile mystérieuse’’ et je sens qu’il va me revenir avec la chevelure de Radagast le brun en prime! Ses joues sont… creuses, le riz- poisson-épices quotidien commence à le perturber. La purée de lentilles ou de patates douces, les haricots en sauce avec du poulet ‘‘allégé’’, cela commence à bien faire aussi. Les gallinacées sont au régime là-bas. Les petits pains de mademoiselle Françoise lui manquent m’a-t-il dit. Avec des mangues, bananes, melons et noix de coco râpée en guise de dessert depuis un mois, il va me faire une déprime au retour, ça c’est sûr! Il tente de me le cacher, mais je le trouve au bord de l’épuisement. Comme à chaque fois, il se donne à fond et oublie de penser à lui. Je crois qu’il se fait du souci pour sa Chouquette également, je me demande maintenant s’il a vraiment cru à mon bobard? Les garçons ont prévu son enterrement de vie de garçon la veille du mariage soit le lendemain de son retour. Ils vont finir par me gâcher ma nuit de noce tous, lui y compris! Je me fais rare car je me repose avant la grande fête afin d’être au top. L’écriture me rappelle à elle et je passe -quand il fait moins chaud- une heure ou deux à travailler de nouveaux textes dont vous aurez la primeur en septembre et je lis, je lis, je lis! Je ne tousse presque plus…
    Vendredi, il faisait trente-cinq sur la plage et en rajoutant du bain mousse dans l’eau, la mer se serait transformée en baignoire géante. Des imprudents qui tentaient le large en croyant y découvrir l’Alaska ont monopolisé les sauveteurs. Ceux-ci ont été obligés de secourir quelques-uns de ces imbéciles qui, voulant braver le courant du chenal, s’étaient trop éloignés du bord. Ensuite ils leur étaient impossible de revenir! L’amende a dû être salée, d’autant qu’au tableau du poste de secours, un placard indiquait le danger. Cela m’a amusé un temps, puis mes yeux se sont posés sur deux gamins au comportement ignoble. Toute une génération de psys s’entend à dire que les gosses qui arrachent les ailes des mouches à cinq ans, lapident les oiseaux à dix ans et enterrent des chats vivants à treize sont des psychopathes en devenir. Qu’en est-il de ceux qui se cachent pour torturer leurs proies? Or donc, les minots -douze, peut-être quatorze ans, mais pas plus- chassaient les gros crabes qui, portés par les rouleaux, s’échouaient près des rochers. Ils collectaient ceux qu’ils attrapaient dans un seau en plastique transparent et semblaient ravis. Jusque-là rien de terrible me direz-vous? J’étais certaine qu’une fois leur pêche terminée ils allaient s’en servir avec un malin plaisir sur la plage pour agacer les cousines, les copines, les frangines -un certain lyrisme me gagne parfois- puis remettre les bestioles à l’eau. Au lieu de cela, ils se sont dirigés vers le sentier près de la piste cyclable, bien à l’abri des regards -sauf du mien car ils ne pouvaient pas m’apercevoir d’où je me tenais- et ils se sont acharnés sur les pauvres bêtes. L’un après l’autre, ils les sortaient du seau, arrachaient les pattes des crustacés, puis les regardant gigoter de douleur, les laissant ensuite pourrir au soleil. Munis de pierres coupantes, ils en écrasaient d’autres, perforaient leur carapace en riant à s’en faire exploser la vessie. Ces saloupiots ont même essayer d’en faire flamber un avec un briquet. Les deux guignols trouvaient cela vraiment rigolo. Franchement? Cela m’a donné envie de vomir! S’ils s’étaient dissimulés, c’est bien parce qu’ils savaient que ce qu’ils allaient commettre était mal non? Que pouvais-je dire, ce n’était pas à moi de faire le gendarme, mais tout de même. Lorsqu’ils sont passés en contrebas de la terrasse, ils ont compris que j’avais suivi toute la scène. Un éclair quasi venimeux dans les yeux, ces petites racailles m’ont défié du regard, espérant un commentaire de ma part. Ils ont été déçus, cela aurait été leur faire trop d’honneur. Samedi, j’ai eu droit à la visite de Sam et Édith. Ils se rendaient à Mauguio afin de récupérer leurs amis jordaniens. Du coup je les ai invités à venir passer le lendemain avec moi. Nous sommes allés profiter de l’air du large avec mon cousin Gérard. Il est vrai que l’eau était rafraîchissante à souhait, pas comme la ‘‘soupe’’ du rivage. Toutefois, tenant à être présente aux côtés de Bébé le jour de mon mariage, je n’ai fait qu’y tremper mes orteils. Une salade de tomates aux petits ampuisais verts et oignons blancs, des tartines de bûches chèvre avec du miel et herbes de Provence et un crumble cru aux fruits de l’été, Édith nous a concocté un super pique-nique. Ce devait être le premier vrai repas que je faisais depuis une semaine. Bien obligé, Évelyne a menacé de cafter sur mon ‘‘anorexie’’ au retour de Bébé. Ma cousine est une salle bête na! Certes je ne me nourris pas correctement, mais entre toux et nausées il m’était difficile de prendre un repas complet. Il ne s’agirait pas non plus que ma tenue godaille…                                                          Alors que la météo hurle à la canicule, le front de mer a frôlé la catastrophe dimanche soir vers vingt heures. En l’espace de quelques minutes, le ciel s’est chargé de nuages inquiétants. Certains étaient bordés d’un halo blanchâtre, je n’avais jamais vu cela. Des éclairs bleutés se sont mis à zébrer l’horizon et le vent s’est soudain levé avec fureur. De la terrasse où nous nous trouvions, l’on apercevait les gens qui fuyaient la plage en toute hâte. L’on aurait dit qu’un mur de sable assiégeait l’avenue. Les rares gouttes énormes qui marquaient la plage se sont transformées en déluge. Le tonnerre grondait méchamment. La toile d’un auvent de caravane nous est passée sous le nez ainsi que des bouées, un parasol désarticulé et une énorme branche de pin. La tempête a duré plus de quarante-cinq minutes. Au matin j’ai appris que le camping avoisinant avait été rudement touché. Des vacanciers ont dû être hébergés dans une salle spéciale pour le reste de la nuit. Heureusement, rien d’irréparable. J’aime les lendemains d’orages car la mer est d’huile et il règne une odeur marine exquise comme si toute la pollution du monde avait été balayée. 

    Huit heures du matin et déjà trente degrés! Je me sens mieux…

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