• EN y RePeNSaNT…

     

    …Depuis sept mois j’oscille entre colère, regrets et culpabilité. Secoue-toi Mylhenn!

    J’ai la haine pour celui qui m’a abandonné sur le bas-côté. Jamais je n’avais été largué et je crois que j’en suis surtout très vexé! J’avais la haine, car depuis hier soir j’ai franchi le cap de l’indifférence. En même temps je suis persuadé que c’est la meilleure chose qui me soit arrivé. Catharsis, voilà le prétexte avec lequel Dom justifiait ses propos. Selon lui, il fallait en passer par là pour que je réagisse enfin, que je m’ouvre (?) à la vie. Je ne crois pas me souvenir m’être senti mieux? J’ai connu le plus mal, c’est certain. Å présent, je me rends compte des zones d’ombre que j’avais négligées le concernant. Il me semble pourtant me souvenir que je me suis senti mal à l’aise le jour où il m’a avoué surveiller mes connections et celles de mes ami(e)s. Il doutait de ma sincérité et pensait que je ‘‘dragouillais’’ avec la création d’un faux profil, celui de ma chère Pat en l’occurrence! Plusieurs fois il m’a accusé d’être elle. Christian m’avait déjà bien abimé avec son flicage pervers et malgré cela j’ai accordé une confiance totale à un homme que je ne connaissais pas vraiment. Pas un instant je n’ai douté de Dominique ni n’ai été révolté par ses manières. Devenu inculte à force de mauvais traitements, je me suis gavé de son savoir comme un porc des glands qui tombent du chêne! Comment un homme tel que lui pouvait-il s’intéresser à moi?
    Ensuite mon cerveau a été en mode hormones en ébullition et ma raison s’est diluée dans des élucubrations totalement répugnantes. J’étais très mal, mais ce n’est pas une excuse. Cela n’avait rien à voir avec l’amour non plus. Je me suis fait horreur en relisant une dernière fois, avant de les effacer, les conversations que j’avais en messagerie privé avec cet homme. Il ne se passait pas un jour sans qu’il ne m’invite à des jeux sexuels et autres friponneries du genre. Grâce à lui -à cause de lui- j’en connais plus sur le Kâmasûtra que la bienséance ne l’exige. Il se faisait plaisir de mes mots et pour le flatter, je faisais semblant la plupart du temps. D’accord j’ai dû jouir une fois ou deux, je reconnais qu’il était très doué. Lors de ces instants que je croyais privilégiés, je ne faisais que l’encourager dans ses délires, c’est mon thérapeute qui le dit. Je m’aperçois que j’ai toléré énormément. Bébé à entièrement raison en me suggérant que ce pouvait être du harcèlement. Je ne voyais pas les choses ainsi, mais il est vrai que quelquefois je trouvais Dominique très lourd. Je n’ai pas réagi non plus lorsqu’il a commencé à m’adresser, via la messagerie de la plateforme dégoulinante de perversions en tous genres qu’était Netlog -fermée depuis avril je crois- des clichés de son anatomie bandée XXL. J’ai récemment ouvert les yeux et j’avoue que cela m’a rétrospectivement soulevé le cœur. Je me sens sale et obscène en repensant à ces tableaux explicites qu’il m’adressait fier de lui. Un t-shirt noir ou un carré éponge n’ont rien d’inconvenants me direz-vous? Sauf que là, l’un était parsemé de taches compromettantes et l’autre dissimulait une érection de cheval. Ai-je réellement recherché cette correspondance salace? Je me demande à présent s’il n’était pas tout simplement amoureux de son pénis? Il lui avait même donné un prénom: Léon. Léon le long! C’est d’ailleurs sous ce titre que je conservais les clichés pornographiques qu’il me décochait régulièrement. En les supprimant j’en ai pleuré de rage. Oh non, cette boue n’allait pas me manquer, mais elle me montrait à quel point j’avais été perturbé. Et consentante…
    Bébé, très en colère et remonté contre le ‘‘c…#@*%#d’’ qui m’avait autant démoli, m’a récupéré en miettes et il lui a fallu des mois pour reconstituer le puzzle que j’étais devenu. Et encore, Bonne Mère merci, il n’a jamais lu le plus compromettant! J’étais une boule de rancœur aussi désorienté qu’une boussole démagnétisée. Avec sérénité, Ash m’a laissé du temps pour me remettre. Durant de longs mois, Bébé m’a câliné, ‘‘poupougné’’, cajolé, bisouillé sans en attendre une réponse charnelle et... soudain hier soir j’ai lâché prise. Finie la paralysie qui me défendait de répondre correctement à ses baisers, finis mes refus à répétition de jeune pucelle effrayée, rompu le barrage qui faisait obstacle aux étreintes passionnées. Près de moi, j’avais celui qui, pas une seule fois n’a baissé les bras. Celui qui me fait oublier mes chagrins rien qu’en me serrant dans ses bras. Celui qui, tendrement me soulève et m’emporte dans le nid douillet qu’est sa chambre. Comment a-t-il su que c’était le bon moment?

    Le baiser animal et sensuel que je lui ai donné en réponse à la caresse de sa main sur ma cuisse y est sans doute pour quelque chose…

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