• IN-LaW...

     

    …Je viens de terminer la lecture de mon roman, je suis en larmes. Quelle sotte je fais tout de même!

    Et bien non! Je ne cherche pas de prétexte pour pleurer, mais ce bouquin est une petite pépite pour laquelle il m’est impossible de rester indifférente. Ce livre est passée presque inaperçu lors de sa première publication. ‘’Chair de ma chair’’ est un ouvrage d’H.G Carlisle. Peut-être avais-je déjà écrit quelques lignes à son sujet par le passé, mais je confirme, le lire dans sa version originale change tout.
    Comme je l’écrivais dans le chapitre précédent, Hylam a appelé son frère et ils sont restés plus d’une heure trente en communication, et l’on dit que ce sont les femmes les bavardes! Le frère aîné de Bébé vient de rompre avec Amy sa maîtresse et c’est un peu chaud entre eux à présent. C’est elle qui a coupé court. Hylam n’est pas triste parce que je crois que cet idiot nous a fait sa crise de la quarantaine sans en imaginer les conséquences et maintenant, que l’on me pardonne l’expression, ça lui pète à la gueule. Il est surtout très vexé d’avoir été largué. Contrarié aussi. La belle rousse le menace de révéler leur liaison à Hailie, histoire de bien le pourrir. Bébé est désolé pour son frère, mais il lui a expliqué que généralement ce genre de situation finissait toujours mal et qu’il l’avait prévenu, et pan, c’est de la pure diplomatie! Le mieux serait encore de tout dire à sa femme et tant pis pour les pots cassés! Mon beau-frère a bien mérité cette soupe. Je me mets un peu à la place d’Amy, Hylam l’a pris pour une pomme et pour faire traîner les choses il lui promettait tout et n’importe quoi si bien que perdant patience, elle a définitivement rendu son tablier. La rupture est particulière car ils ont tous deux des transactions communes dans leur domaine d’activité. Aïe aïe aïe, je plains Hylam si cela revient aux oreilles de Mum’! Je crois que malheureusement il faudra en passer par là.
    En fait, je ne crois pas me tromper en affirmant que si récemment Hailie a rectifié le tir avec son gredin de mari c’est que ses bonnes copines ont dû faire leur boulot, à savoir l’informer de la relation extra conjugale que monsieur entretenait. Plusieurs fois elle a tenté de me tirer les vers du nez puis elle m’a laissé entendre qu’elle se doutait que quelque chose n’allait pas. Hylam s’absentait sans qu’elle sache où il se trouvait. Celle-ci gère l’agenda de son mari et rien n’apparaissait. Bizarre, bizarre se disait-elle. Cette pauvre Hailie n’est pas fine mouche pour deux sous, car le nombre de fois où Hylam ‘‘empestait’’ un parfum féminin en rentrant aurait dû l’alerter. Si, elle l’a interrogé une fois et il a répondu que l’une de ses collègues de travail avait posé son manteau sur sa veste de costume??? C’était tiré par les cheveux, mais elle l’a cru! Bref, aujourd’hui les désagréments sont à leur porte.
    Ah les frangins! Dimanche après-midi est venu mon tour de recueillir les doléances de Sodishan. Shere Khan a effectivement annoncé à sa mère qu’il avait invité ma cousine pour les fêtes et celle-ci aurait émis quelques objections qui bouleversent le petit. Non mais il a quel âge? Il n’y a pas longtemps de cela il me menait la vie dure parce que je n’étais soi-disant pas assez stable -ce sont ses mots- pour devenir l’épouse de Bébé et maintenant il vient ‘‘la queue entre les jambes’’ -désolée, mais c’est exactement ça- me demander mon aide pour gérer ses coups de cœur. Selon Ma Canaille c’est plus qu’une passade, il est accro à Anaïs pour de bon et il a même acheté une voiture plus puissante pour la rejoindre souventes fois. Ça promet! Franchement, que pourrais-je dire à belle maman pour arranger les choses? Tous filent droit devant ses exigences, c’est lassant. Un peu de rébellion que diable!
    Je compatis sincèrement, mais Bébé et moi avons réussi à imposer notre désir d’être ensemble, alors le petit gars va en faire autant car je n’ai pas envie de me faire remarquer en ce moment. Nous vivons chez ma belle mère en attendant que notre maison soit prête. Aussi, il est de bon ton d’éviter la tempête.
    J’ai apaisé les craintes de Sodishan en lui assurant que la chambre d’Anaïs serait prête pour son arrivée, que je m’en occupais personnellement. Je sais, je suis une lâcheuse, mais il n’a qu’à se montrer ferme avec sa mère. C’est vers Phillip que je me tournerai si ce benêt ne parvient pas à ses fins.
    Mon neveu, Terry, qui va avoir dix ans en janvier, a invité ses camarades de classe ce week-end. Je ne le reconnais plus après quelques semaines d’internat. Il devient un petit homme. Pendant que sa mère confectionnait les bouquets pour la soirée de lundi avec Mum’, j’ai emmené les enfants au parc qui se situe à un kilomètre de la maison pour faire de l’accrobranche. Cela s’est terminé par une bataille de feuilles et nous sommes rentrés crasseux comme charbonniers. Mais au moins tous se sont bien amusés. Tout comme Terry, Carlisle, Liam et Branson évoluent dans un milieu qui ne leur fera pas de cadeau s’ils ne réussissent pas leurs études et ces gamins sont déjà sous pression avant de commencer le collège. Branson est une petite fille, elle porte le prénom de son aïeul -allez savoir pourquoi- toutefois elle l’assume avec énergie, un vrai garçon manqué. Elle a été repérée EIP à sept ans mais ses parents désirent qu’elle ait une scolarité enfantine normale. Par ennui elle lit les ouvrages scientifiques de son père m’a dit mon neveu. Ash m’a confirmé qu’à dix ans elle maîtrise déjà certaines lois de la physique quantique. S’ils ne la poussent pas dès son plus jeune âge, ses parents laisse à son appréciation ses centres d’intérêt. Elle bénéficie du soutien d’un précepteur pour ses études extra scolaires. Je trouve cela un peu ridicule qu’ils freinent sa scolarité tout en lui donnant la possibilité de s’instruire en ‘‘candidat libre’’. Je sens venir que dès le collège cela va être une autre paire de manches pour elle et que l’on va exiger beaucoup de cette petite. ‘‘The Four Musketeers’’ comme ils se nomment, m’ont maintes fois remercié. Je n’ai pas fait de folie de mon corps depuis cette promenade tellement je suis cassée. Si j’ai tendance à oublier ma maladie, elle ne m’oublie pas elle. Bébé m’a gentiment grondé et m’a frictionné avec la quarante sept onze qu’il m’a ramené de Cologne. C’est …magique! Je viens de l’écrire, pas de folie de mon corps! Oui bon peut-être quelques petits écarts. J’avoue, la première fois où Bébé m’a déclaré me rapporter de l’eau de Cologne à son retour de Cologne -Oups, mon coach en écriture est par là?- j’ai un peu fait la grimace. J’ai immédiatement pensé aux nombreux flacons de Bien Être qui ornaient les tablettes de la salle de bains de Maë Lynette. Je n’ai rien dit mais je n’en pensais pas moins.
    L’aqua mirabilis 4711 est vivifiante et apporte une agréable sensation de fraîcheur, j’ai été bluffé. Quant au flacon cela n’a rien à voir avec ceux de mémé. Ma Canaille est un voyou, il m’a avoué plus tard avoir voulu titiller mon esprit bourgeois. Ce n’est pas un parfum, la fragrance ne tient pas des heures, mais les effluves persistent longtemps sur la peau et cela est très agréable.

    Finalement, le claustra de l’entrée se transformera en moucharabieh…

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