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    ...Le vent, les cigales, une rivière, des collines, des amis …son départ!

    Ma Canaille a pris le vol de vingt-trois heures et cela me rend cafardeuse. Bébé a été rassurant, celui-ci m’a expliqué que là où il se rendait il ne risquait rien. Il ne sera pas seul, les membres de l’ONG qui l’accueillent le récupèrent dès son arrivée à l'aéroport.
    Un parcours en tout-terrain l'attend, mais il adore la brousse cet homme! Il va être servi, j'espère seulement qu'il ne fera pas d'imprudence. Avant son départ, il a veillé à ce que je ne me retrouve pas seule en m’organisant des vacances détente surprises. Patricia, Marcel, Jean-François et Mireille (sa femme) ont prévu un voyage de quelques jours et j'y suis conviée. Comme je n'ai pas eu de crise depuis plus d'une semaine, je vais pouvoir les accompagner. Á la condition que mon IDE ne soit pas loin évidemment. Conseil non négociable de Bébé qui octroie ainsi des congés payés à Anne. Voiture confortable, climatisation obligée mais glacière conseillée et vogue la galère. Jean-François possède un bungalow en bord de rivière dans un coin paumé entre Drome et Ardèche. Nous y restons plusieurs jours. J'y épuise mon quota de repos pendant que les anciens jouent à la pétanque, batifolent gaiement sur les sentiers vertigineux d’une colline aux mille senteurs. Un tumulus plutôt. La retraite insouciante est repue de barbecues-belote-scrabble géants. Alors qu’habituellement j'ai du mal à trouver le sommeil, ici je m’endors comme un bébé, bercée par le ruissellement de l'eau entre les pierres, et cela dès le premier soir à notre arrivée. Vive le camping! Le gîte offert est assez sommaire, rustique même, mais cela me plaît. La petite classe en profite à fond et elle s'amuse comme des gosses. Anne, l’infirmière est un peu moins emballée. Elle profite de cette solitude imposée pour réviser les cours qui la conduisent à un examen pour une spécialisation en orthopédie.
    Après mes soins et le petit dèj je vais marcher dans la rivière. Thalassothérapie gratuite. Au retour je prends la pause lézard sur son mur et je ne bouge plus de mon rocher jusqu’au déjeuner. Aussitôt, les derniers couverts de treize heures rangés, je me transforme en truite dans un petit bassin naturel, puis c'est sieste sous les pins. Des journées bien remplies en somme! Je lis "La valse lente des tortues" de K.Pancol. Je rêvasse plus que je ne lis devrais-je écrire. Il me tarde que Bébé revienne. J'aime ces jours d'été où il se libère du stress de l'année. Il devient câlin, attentionné et imaginatif. Me troussant comme un satyre la bergère, ses mains se font aventureuses et enthousiastes. Sous les démonstrations amoureuses et fougueuses de Mon Fripon, je deviens une Chouquette à la peau brûlante, au souffle court et aux yeux fiévreux. Au risque de plagier Polnareff, je dirais que j'aime bien l'amour que nous faisons tranquilles, loin du château. Je me comprends, c’est l’essentiel.
    Les travaux de ma maisonnette sont terminés. L'entreprise de nettoyage m'a signalé par mail que tout était impeccable. J'attends avec impatience le retour de Bébé pour emménager dans ce palais. Mon caramel désire jouer à Charles Ingalls, il m'a promis de refaire la barrière du petit verger. Je demande à voir, peut être aurais-je une bonne surprise?
    Pourquoi est-ce que cette arche m'est aussi familière? Je n’ai pourtant jamais mis les pieds à Vallon Pont D’Arc. C'est vraiment superbe, mis à part que ce magnifique endroit est dénaturé par les fondus de canoës et de plongeons -interdits soit dit en passant- extrêmes.
    La vie est bizarre, dans un passé pas si lointain, je rêvais de découvrir ce lieu avec celui pour qui mon cœur battait. Cela ne s’est pas fait et curieusement je n’en conserve aucun regret. Feu de paille me dit ma chère Patricia.
    L’endroit est extrêmement bruyant la journée, mais d'une plénitude totale dès la nuit tombée. Notre périple nous a conduit au camp des gorges -très original comme appellation vu qu’il n’y a que des ravins et des canyons par ici- pour une nuitée. Il faut aimer la promiscuité d’un camping, mais bon, ce n’est que pour une nuit. Loin du bungalow, en bord de rivière, je suis allée verser quelques larmes. Bébé me manque… pas que! Pat n’a pas besoin de parler pour me faire comprendre qu’elle sait ce qui me tracasse. Son regard affectueux soulage ma peine. C’est sa compréhension d’ailleurs qui me fait me sentir ridicule. Je dois définitivement oublier ces trois années…
    De très bonne heure, j'ai pu faire quelques clichés avec un APN et je ferais élaborer un poster de l'arche que je fixerais au mur sous forme de tableau dans la petite chambre du bas. Notre voyage se poursuit vers Capestang. Le canal du midi nous permet de remonter paisiblement jusqu'à Agde. Cette belle excursion m’a fait un bien fou. Pourtant je trouve interminable cette attente du jour J. Par le biais du net Bébé me noie de bisous tous plus crapuleux les uns que les autres, plus que quelques jours à attendre.

    Alors pourquoi Christian est-il toujours aussi présent dans ma mémoire?...

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