• Le PRiNCe CHaRMaNT...

     

    Dan n’avait d’yeux que pour Sonia.
    Son regard intense la couvait puis il passait tendrement sa main sur sa joue.
    Elle en avait des frissons lorsque ses beaux yeux verts se posaient sur elle.
    Elle y lisait le merveilleux amour qui devait la combler le restant de ses jours.
    Un amour qui était tout son univers et tellement de reconnaissance pour ce divin cadeau qu’il lui offrait.
    Elle était au centre de toutes ses attentions et Dan ne se lassait pas de lui prouver son affection.
    Six mois d’un bonheur précieux où pleuvaient cadeaux, bouquets géants, week-end cocoon et bijoux.
    Pour protéger cet amour, il trouva une petite maisonnette avec jardin en banlieue, loin bien loin de sa fac.
    Dans ce pavillon avec jardin, Dan usait de la galanterie d’un autre temps : il cuisinait, maternait les parents de Sonia et se rendait indispensable jour après jour.
    Puis il y eut les cafés du matin, trajets communs, déjeuners ensembles, retour à deux et Dan passait son temps aux côtés de Sonia. Vénéré comme un dieu il avait toujours une plaisanterie aux lèvres, un sourire à la Georges Hamilton, un truc à dévoiler, un conseil inestimable à prodiguer.
    Les mois ont passé, Sonia est isolée. Elle meurt à petit feu dans sa prison dorée.
    Les jours se succèdent aux semaines sans surprises, le repas devant la tv chaque soirée, le dîner chaque Dimanche chez Marthe et René et les vacances lune de miel dans un hôtel au bout du monde.
    Plus de copains, plus d’amies, plus de visites inopinées Sonia est comme un bijou dans son écrin.
    Après l’obtention de son diplôme, elle commença à rêver de carrière et soudain Dan a commencé à montrer les dents puis hausser le ton.
    - Je ne te donne pas assez d’argent pour te gâter? 
    Le regard noir, il a alors parlé mariage et enfants.
    Les mois ont encore défilé et le mariage chaque fois reporté. Dan décidait de tout pour Sonia.
    La première gifle qu’il lui asséna, ce fut quand elle alla à sa première entrevue d’embauche.
    La deuxième taloche survint lorsque Sonia invita une amie à déjeuner.
    Ensuite, régulièrement, le prince charmant dévoilait sa vraie nature.
    Dix fois, elle se résolut à le quitter, dix fois, il revint se faire pardonner.
    Puis il y a eu les fêtes de Noël ou Sonia se confia enfin à sa mère. Avec beaucoup de douceur Marthe a alors conseillé à Sonia de mettre un peu d’eau dans son vin. La vie n’est pas qu’un roman d’amour à perpétuité.
    Les bleus sur les bras ne l’on même pas interpellé. Qu’aurait-elle dit si elle avait vu le dos de sa fille ?
    Les sévices ont continué puis un jour Sonia s’est retrouvé à l’hôpital les pommettes fracassées.
    - Qu’as-tu fait pour l’énerver? Voilà ce que ses parents lui ont demandé quand ils sont allés la chercher.
    Encore deux mois de calvaire pour obtenir une interdiction d’approcher et le reste d’une vie pour se libérer de ces atrocités. Aujourd’hui, c’est dans le champ des oliviers au bord du grand canal que je vais pleurer ma Sonia.
    Le mistral fait tourbillonner une partie de ses cendres entre les troncs séculaires et mon cœur est gris comme un matin de Novembre...

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