• M'LyS & VoLoDHia ( I )...

    INSTaLLaTioN

    … La porte du cachot se referma en grinçant sinistrement sur ses gonds et Danaë comprit que son visiteur avait autre chose en tête que lui faire la conversation. Elle se démena pour se libérer de ses chaines mais le cerbère de Reckhart avait bien fait les choses. Les poignets enserrés dans des bracelets d’acier rivetés au mur la jeune femme était incapable de se défendre. Ses bras relevés au dessus de la tête la laissait à la totale merci de celui qui maintenant s’approchait d’elle. À la lumière de la torche qu’avait laissée le garde, Danaë vit Reckhart s’avancer lentement et se délecter de l’effroi qu’il lisait dans ses yeux. Elle tenta de lui asséner un coup de pied lorsqu’il fut près d’elle mais il esquiva habilement la bourrade.
    – « Du calme petite sauvage ! » Railla-t-il.
    Il l’a plaqua brutalement contre le mur glacé et humide. L‘une des pierres de l‘édifice vint lui cogner le bas du dos et elle ne put s‘empêcher de gémir sous l’effet de la douleur. Elle détourna son visage à temps pour éviter le baiser qu’il allait lui donner et il alla buter le front contre le mur.
    – « Petite chienne ! » Éructa-t-il en lui saisissant la nuque, la forçant à lui faire face. Reckhart pesait de tout son poids contre elle et la main qu’il avait glissée sous sa chemise la fit tressaillir de dégoût. Il posa ses lèvres sur celles obstinément fermées de Danaë. Celle-ci se démenait comme un beau diable mais elle ne réussissait qu’à se blesser contre la paroi rude du cachot. Elle ouvrit la bouche pour crier lorsque l’homme lui pinça méchamment la pointe d’un sein. Reckhart put enfin apprécier la saveur de ses lèvres et la douceur de sa peau, parcourant avidement son flanc du plat de la main. Il colla sa langue à la sienne et revint sur sa poitrine dont il emprisonna un sein de ses doigts possessifs. Secoué par un haut le cœur elle gémit de nouveau.
    – « Je vois que tu commences à comprendre ! » Dit-il goguenard. Emprisonnant à nouveau de ses lèvres avides celles de la jeune femme il la tortura presque avec douceur, il lia sa langue à la sienne et mordilla en de petites bouchées le pourtour ourlé de sa bouche.
    Déconcertée la jeune femme cessa de se débattre un instant. Alors il releva la chemise de Danaë à hauteur d’épaules, et se mit à lécher et sucer par petites lampées ses tétons érigés par le froid. Il couvrit les globes laiteux de ses seins avec ses mains puis se serra étroitement contre elle en gloussant de satisfaction. En percevant la bosse qui gonflait le tissu de son pantalon contre son ventre elle comprit alors qu’il ne se contenterait pas de quelques baisers et caresses. Elle se tordit comme un ver de terre pour qu’il enlève ses sales pattes de sa poitrine et cesse ses dégoutants enlacements. Le vêtement glissa sur les doigts de son bourreau qui soudain frustré le fendit tout du long. Danaë s’agita fébrilement en tous sens espérant sans doute échapper à son tortionnaire. Il mit l’une de ses mains autour de son cou et de l’autre il agita son index de droite à gauche lui faisant comprendre ainsi que se débattre ne lui servirait à rien. Soudain docile elle le vit soulever sa jupe qu’il coinça entre sa taille et la ceinture du vêtement. Il agrippa en même temps son jupon et sa petite culotte et fit lentement coulisser les deux tissus. Il dégagea sa taille puis son bas ventre et enfin ses cuisses qu’elle serra frénétiquement. Le paysage se faisant agréable, il hésita à poursuivre cet effeuillage pour s’intéresser à la fine toison qui s’offrait à sa vue. Danaë qui maintenait toujours ses jambes accolées, gigota comme un poisson hors de l’eau. Perdant patience Reckhart tira rudement sur les fins vêtements qui une fois ceux-ci retirés il jeta dans la poussière du cachot. Danaë haletait de rage et de frayeur mêlées. Roulée sur son ventre sa jupe ne la protégeait plus des regards lubriques de Reckhart. Il l’enlaça d’un bras solide à la taille et plaça son autre main sur les poils soyeux de son intimité. La jeune femme cria à cet odieux contact et essaya de se libérer mais il l’étreignit encore plus étroitement. Ses poignets la faisaient terriblement souffrir à force de se débattre et de s’y suspendre mais encore une fois elle se projeta en avant espérant éjecter sa main. Il éclata de rire et ses lèvres se joignirent à celles de la jeune femme. Dans un sursaut de colère elle le mordit cruellement. Furieux celui-ci abandonna son précieux tapis et la gifla de toutes ses forces.
    – « Espèce de sale petite garce ! Attends tu vas voir ! » La menaça-t-il. Danaë savait que ce n’était pas des paroles en l’air. Elle le vit alors dégrafer son pantalon et l’énorme chose qu’il en sortit la fit frémir. Sans pudeur Reckhart fit coulisser son sexe entre ses doigts une ou deux fois puis il s’appliqua à frotter lentement le puissant membre contre le ventre de la jeune femme qui laissa échapper des larmes d’effroi.
    – « Tu sais enfin ce qui t’attends ! » gronda-t-il.
    Elle tenta vainement de le repousser mais excédé par cette lutte inutile il inséra l’un de ses genoux entre ses cuisses et la crochetant fortement par la taille il y insinua le monstre de chair déjà dégoulinant du plaisir à venir. En de puissantes poussées il pressa plusieurs fois son sexe contre celui de la jeune femme qui sanglotait à présent. Ses lèvres s’emparèrent de celles de Danaë qui cessa soudain de lutter. Elle resta inerte contre lui et il lui sembla même qu’elle répondait à ses baisers. Abusé par ce soudain revirement celui-ci se détendit quelques secondes, juste le temps qu’il fallut à Danaë pour se libérer de son membre. Elle releva son genou qui heurta violemment la dague de chair de son agresseur. Il glapit sous l’effet du choc et la repoussa sauvagement. La tête de Danaë heurta le mur la laissant à moitié assommée. Reckhart materna avec précaution ses bijoux de famille et constatant que tout était encore en service, il profita de l’engourdissement temporaire de la jeune femme pour se presser contre elle. Il passa son bras gauche sous la nuque de sa prisonnière afin de ne pas l’étourdir plus qu’elle ne l’était déjà, puis de son autre main il entama l’exploration en règle de l’intimité de la jeune femme. Il palpa avec délice son ventre puis descendit lentement du plat de la main jusqu’à sa douce toison. Son esprit lui commandait de posséder cette petite pouliche bestialement pendant qu’elle était inerte, mais sa raison l’obligea à se modérer. Il enfouit ses doigts dans le chaud et gluant passage qui allait le conduire au paradis, du moins l’espérait-il. Danaë reprit lentement connaissance et tressaillit sous l’assaut des doigts enjôleurs de Reckhart. Limant presque tendrement le creuset où il désirait plonger son membre en feu il se mit à embrasser langoureusement Danaë qui laissa échapper un soupir d’aise et remua son bassin imperceptiblement
    – « Tiens tiens, ma petite tigresse joue à la vierge effarouchée, mais il me semble bien sentir un petit minou tout mouillé sous ma main ! » Railla-t-il en poursuivant ses caresses.
    Danaë fut piquée au vif par ses propos et surtout vexée que son corps la trahisse ainsi. Loin d’être vierge elle avait eu quelques amants et les avait toujours choisi mais ce que cet homme lui faisait subir n’avait rien d’un jeu amoureux. Cependant son bon sens et la chaleur qui investissait lentement son ventre lui fit comprendre que plus vite il en aurait terminé avec elle, plus vite elle serait libérée de ses abjectes étreintes. Elle ne lui ferait plus le plaisir de gémir sous ses coups de reins et poussa même l’hypocrisie jusqu’à relever haut une jambe contre la hanche de Reckhart pour que ce qui devait se passer se fasse rapidement. Méfiant celui-ci hésita un instant puis son désir reprenant le dessus il se remit à torturer les lèvres de sa tendre proie. Soudain son sexe trouva la voie de la félicité. Danaë n’avait pas imaginé un seul instant que ce répugnant traitement lui plairait et une plainte désespérée s’échappa d’entre ses lèvres lorsqu’il la pénétra centimètre après centimètre. Les douces frictions du membre de son terrible amant, qui se frayait un passage entre ses chairs, la conduisaient irrémédiablement à la jouissance. Le brasier qui consumait maintenant son ventre contrastait avec la brique froide qui rudoyait ses fesses à chaque poussées de Reckhart. Comprenant que la belle ne lui ferait plus de difficultés, celui-ci s’intéressa de nouveau à ses seins qu’il mordilla avec volupté. N’y tenant plus il la souleva par les fesses, écartant largement les cuisses de la jeune femme qui s‘abandonna totalement à son plaisir. Tant qu‘à être violée autant en profiter se dit-elle amèrement. Reckhart donna un puissant coup de reins et s’enfonça profondément en elle. Avec vigueur il fit de rapides va et viens en elle et dans une ultime pénétration il jouit d’un long frisson, libérant sa semence dans le ventre de Danaë. Celle-ci cria de plaisir sous la vague brulante de la liqueur qui envahit ses entrailles lui distillant à son tour un puissant orgasme. Sa robe retomba sur ses cuisses souillées lorsque son terrible amant se retira et une…
    Le carillon de la pendule fit sursauter M’lys. Elle abandonna sa lecture et machinalement elle glissa le marque page entre les feuillets cent trente deux et cent trente trois.
    – « Fallait-il vraiment que je m‘ennuie ? » se dit-elle en jetant l’ouvrage sur la table basse.
    – « Une vraie daube ! » Bougonna-t’elle en se levant. Dehors la pluie tombait drue et les éclairs striaient encore le ciel au loin. Malgré les dix sept heures qu’affichaient les aiguilles de la grosse horloge du salon l’obscurité qui régnait à l’extérieur était quasi totale. Depuis le début de l’orage M’lys s’était installée sur le canapé avec le premier écrit qui lui était tombé sous la main. » Danaë et le pirate » était sans doute très captivant pour les adolescentes en recherche de sensations mais la jeune femme n’adhérait pas du tout à ce genre de littérature. D’ailleurs elle se demanda d’où pouvait bien provenir ce recueil de la collection Harlequin lorsqu‘elle repensa à la nièce de la concierge friande de ces mièvreries. Sans doute l’avait-elle oublié l’avant-veille au soir lorsqu’elle était venue se réfugier chez M’lys pour éviter une énième dispute avec sa tante. M’lys se dirigea vers la cuisine en soupirant et entreprit de se faire un thé. Debout, son mug fumant à la main, le front appuyé contre le vitrage froid de la fenêtre elle regarda tomber la pluie à la lumière des réverbères. Pour s’abriter rapidement, ignorant les véhicules qui fort heureusement roulaient lentement à cause de la chaussée glissante, les rares passants traversaient l’avenue en courant. À chacune de ses expirations la buée embrumait le vitrage que la jeune femme essuyait fréquemment d’un revers de manche. Elle ferma les yeux et laissa son esprit vagabonder librement. Il la projeta quelques semaines en arrière lorsque sur un coup de tête elle avait tout plaqué. Tout, consistait en un travail barbant dont elle n’avait nul besoin pour vivre, d’un appartement à peine meublé qu’elle n’avait jamais voulu agencer et d’un petit ami présent seulement pour la bagatelle…Mylhenn...

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