• MeRRy, CHeeRFuL & HaPPy...


    …Ça y est! J'ai enfin trouvé les artisans pour ma maisonnette!

    C’est une très bonne nouvelle, les réparations devraient commencer aux alentours du quinze mai. Bébé souhaiterait que j'aille chez les tantines ou à Palavas afin de m'éviter poussière et désagréments pendant que les ouvriers jouent à Demolition Man. Moi je veux être là. Je veux faire mon petit chef, ma commandante, ma chieuse et je veux suivre l'évolution des travaux! Ne peut-il comprendre cela? Pas content Bébé! Tant pis, pour une fois que je me projette…
    Enfin du concret et je vais retrouver ma Provence grâce à Maë Lynette. Personne ne pourra m’interdire de m’installer dans la petite maison de mes grands-parents. Ni m’en faire des reproches puisqu’elle m’appartient à présent.
    J’ai perdu assez de temps et fait trop d’erreurs, je dois me lancer sans retard dans le parcours qui m’est dévolu.
    Bébé est mon bonus, le cadeau supplément que me fait la vie. Je suis arrivée là où je devais être, à la case départ bis avec l'octroi d'une seconde chance. Mon handicap est là pour me rappeler de ne plus déraper. À ce propos, cela fera huit mois le onze mai que je n'ai plus touché une goutte de vodka. Du moins assez raisonnablement pour admettre que je suis alcoolique et qu’il me faut lutter fermement contre mon addiction. Au terme de quatorze ans de reniement, de résignation, d’aliénation, de fuite en avant, de mauvais traitements, de "réflexions", de vagabondages, de terreurs nocturnes, je me pose enfin.
    Seul Bébé parvient à apaiser mes derniers cauchemars. Il y a peu de temps, j'ai compris pourquoi lui. Si mon grand homme est sûr de sa route à suivre maintenant, ce n'était pas le cas lors de son enfance mouvementée. Ce qu'il a vécu avant ses six ans le rend à même de comprendre mes angoisses et mes chagrins. Christian est un homme que j'ai longtemps qualifié de monstre, mais pendant toute mon adolescence, ne me suis-je pas prise comme telle? J'ai choisi mon compagnon par instinct, l'instinct de destruction, pour me punir d'une faute que je n'avais pas commise. Ce qu'il m'a fait vivre est inexcusable, d'autant qu'il continue ses agissements. Il ne changera jamais, et tous les soins qu'on lui prodiguera n'y feront rien. C'est dans ses gènes. Ash l'avait très bien compris, et ses années "d'homme normal", pas un super héros, passées à m'en convaincre ont été payantes. Je poursuis mon chemin avec des cicatrices indélébiles. Oui je l'avoue, j'aimais Christian de tout mon cœur et je crois que malheureusement, j'ai encore des sentiments pour lui. De la peine, et surtout de la colère de n'avoir pas été à même de modifier son comportement. Je sais à présent que je n'aurais pas pu réussir, mais, en mon fort intérieur, je ne crois pas avoir réellement essayé. Je me complaisais par mimétisme dans le côté sombre où il m’entraînait et je m'en accommodais. Cela m’était tellement facile de jouer à la petite frappe. Cela m'a amusé un temps, surtout pour emmerder mon cher papa et lui faire payer sa lâcheté. Ensuite, je n'ai pas pu faire machine arrière. Je n'ai pas voulu le faire. Mon sale caractère fait que parfois mes décisions viennent à l’instinct et je dois bien admettre qu’elles ne sont pas toujours censées. Autre preuve de ma bêtise s’il en est une, cette ‘‘amourette’’’ en messagerie privée qui s'est poursuivie pendant plus de deux ans et demi. Ma thérapeute a raison en m’affirmant qu’il est facile avec le virtuel de se livrer à des inconnus par des écrits. L’affection puis les sentiments ressentis pour un anonyme prennent le pas sur la raison. Par peur de décevoir, l’on se protège par des non-dits qui tuent à petit feu une relation naissante. Ensuite il est trop tard pour rectifier le tir. Je n’ai aucuns regrets, si c’était à refaire, j’adopterai la même ligne de conduite. J’ai encore trop d’accusations, de cris, de reproches et de révolte dans ma tête pour des événement autrement plus douloureux que celui-ci. Mes silences me sont bouclier. Je pense que seule la fuite brutale de cet inconnu qui se disait mon ami, comme le lâche qu'est mon géniteur, m'a blessé à jamais. Terriblement blessé. Malgré les longs mois qui se sont écoulés depuis, j'ai encore mal de cet abandon que je ne comprends pas. Ce tourment ne me quittera pas de sitôt car je m’en attribue l’entière responsabilité.
     

    "Allez zou gallinette!" comme disait le Papey à Ugolin, ‘‘pour toi Mylhenn, il est temps de construire ton avenir…

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