• My SWeeTie...

    Sans particulièrement solliciter sa venue, il s’est offert à moi. Quelle peur bleue à ce moment-là!

    Il fut un temps où je n’étais pas très sûr de mes sentiments pour Ash. Loin de me rassurer bêtement, par de vaines paroles, Nadège ma thérapeute, m’avait poussé à réfléchir honnêtement sur ce que je ressentais et sur mes souhaits pour l’avenir. Prendre le risque de perdre celui auquel nous sommes attachés en lui avouant nos véritables sentiments à son égard est parfois l’un des prix à payer Mylhenn m’avait-elle dit.
    Finalement je crois que je ne m’en suis pas trop mal sortie.
    Acceptant l’idée prédéfinie que chacun possède en soi la faculté de réaliser tout ce qu’il souhaite, je persiste dans mes travaux d’écriture avec l’aide épisodique de ma coach. Placer des mots à la suite les uns des autres est la portée du premier venu me dit-elle souvent. Si vous désirez que vos écrits soit un véritable moment de partage, ce n’est qu’à force de travail que vous y parviendrez me répète-t-elle encore et encore. Et pour ce qui est du travail, elle ne me ménage pas. Exercices d’écritures, conseils de lecture et travaux personnels à réaliser. Son côté dictateur prend parfois le dessus et je réalise que je me suis laissée aller. Mes deux amours m’ont pris beaucoup de temps et je dois apprendre à compartimenter. Ma famille passera toujours en premier. J’approche du but, une publication, mais mes travaux de plume resteront thérapie et loisir consciencieux. Je laisse Chantal m’accompagner, me conseiller, me martyriser. Celle-ci m’a révélé un secret. Pour m’épanouir dans mon art, je dois prendre le temps de faire autre chose. Il me faut réussir à me tenir en équilibre entre mes deux mondes et je serais une auteure heureuse.
    - N’oubliez jamais de vivre pleinement Mylhenn, l’écriture est une compagne redoutable qui, si vous n’y prenez pas garde, vous isolera et s’appropriera votre véritable bonheur. Votre famille!
    Mes compositions me sont nécessaires, toutefois je n’oublierai jamais où sont mes priorités. Bébé, Yad et…
    J’apprends chaque jour un peu plus la confiance en soi et à ne pas chercher à plaire à tout le monde. Quant à la persévérance, je crois avoir déjà prouvé que je baigne dedans depuis pas mal de temps. Je n’ai jamais été à la recherche de l’homme idéal. J’aurais pu, après ce qui m’est arrivé. J’ai toujours eu conscience que certains hommes sont meilleurs que d’autres, mais pour échapper à la marâtre j’avais choisi le pire et à présent, celui qui m’offre souvent des fleurs sans raison m’a choisi, lui. Je tiens à préciser qu’Ash n’est pas excellent à chaque moment de son existence, ses côtés sombres ressortent parfois. Oui, il en a aussi., et je n’écrirais jamais que j’ai épousé l’homme parfait. C’est juste que, tout comme pour moi, ses qualités et ses défauts fluctuent au gré des épreuves et des bons moments. Et je dois avouer qu’en ce qui concerne notre couple, nous en avons plus de bons que de mauvais. Seule ma maladie contrarie notre chemin de vie. Déterminé à me garder, il a toujours fait en sorte que l’existence me soit douce. Lorsque je l’ai quitté brièvement pour un mirage, il est resté pour me soutenir dans mon choix. Alors oui, mes petites victoires quotidiennes me donnent le sentiment de me trouver aux côtés d’un super héros qui m’accompagne tout au long de mon long et tortueux parcours. La patience de bébé à mon égard est restée constante et bienveillante. J’ai le droit de faire des erreurs à condition de les corriger. Il serait irréfléchi de ma part de déposer Ash sur un piédestal, ce n’est qu’un homme, mon homme. Son âme est compatible avec la mienne m’affirme-t-il les jours où je vire à l’infini. Oui cela m’arrive encore parfois. Que nous soyons ‘‘connectés’’ n’implique pas que nous soyons H vingt-quatre ensembles. Tout comme moi Bébé possède son jardin secret et ni l’un ni l’autre ne franchissons le portail interdit de l’autre. Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’il ne cherche pas le conflit pour résoudre nos différents mais qu’au contraire il les noie dans l’œuf, les extermine proprement avant qu’ils ne s’enveniment. C’est pour cela que j’ai accepté lorsqu’il m’a demandé de l’épouser. Pour cela et parce que je suis une gourgandine née et qu’il est bien agréable de me laisser envoûter par la malice d’un compagnon dont l’énergie booste la mienne propre. Nous n’avons pas le genre de relation où il intègre ma façon de voir et de penser le monde à sa manière d’être. Certes il s’intéresse à ce qui est important pour moi, mais il n’en fait pas son cheval de bataille. Et cerise sur le gâteau, Ma Canaille a toujours tenu les promesses qu’il m’a faites. Les rares fois où il n’a pas été au rendez-vous il s’est excusé des millions de fois. J’exagère à peine. Et il ne m’a jamais promis l’impossible, seulement d’être à mes côtés pour me soutenir sur le sentier de mes progrès.
    Une autre chose qui me fait apprécier mon mari, c’est sa capacité à s’adapter aux circonstances. C’est tout naturellement qu’il a accepté mes amis dont le milieu social est à l’opposé du sien. Scier du bois pour faire plaisir à Pappey, le mari de ma Pat ou offrir ses cigares au SDF qui investissait sa baignoire dès qu’il avait le dos tourné, je connais peu de ses collègues capables de ça. Aucuns me semble-t-il. D’ailleurs j’ai longtemps évité tout contact avec ceux-ci tant l’outrecuidance inhérente à leurs professions m’incommodait. Peu à peu j’ai appris à en connaître certains et je retrouve un peu d’Ash en eux. J’ai découvert récemment que les aspirations de mon mari sont ambitieuses. Cela me fait un peu peur, mais je l’encourage de toute mon âme car je sais que lui saura garder les pieds sur terre. Quant à ma famille, je dois bien admettre que sans ses encouragements répétés, jamais je n’aurais repris contact avec mes racines, avec mon père.
    La notion de beauté étant subjective, je dirais que Bébé possède un charme charismatique. Oui, bon, il est craquant mon Pain d’Épices, mais la séduction ne se mange pas en salade disait souvent ma grand-mère. J’ai appris à ignorer les regards appuyés de certaines bimbos sur mon mari. Je ne me suis jamais trop posée de questions quant à sa fidélité. Si, à mon retour d’Inde, mais j’étais atteinte du syndrome du voyageur et cela avait complètement parasité mon bon sens. De toutes façons, ces cagoles tomberaient de haut si elle devait vivre auprès du grand homme. Tout comme ses congénères, Ma Canaille oublie souvent de rabaisser la lunette des toilettes, il laisse traîner ses chaussettes sur la moquette, il éparpille ses affaires çà et là dans toute la maison et c’est à moi de mener une enquête pour remettre la main dessus. Monsieur est parfois si distrait que s’en est comique. Les clés de voiture dans les briques Légo de Yad ou le portefeuille dans le frigo en sont des preuves flagrantes. Et sa tendance à jouer au prince et à la bergère dans des endroits plus qu’incongrus en déstabiliserait plus d’une. Notre dernier Criquon-Criquette original remonte à trois semaines, dans la pièce commune du chalet que nous avions loué en Nouvelle-Zélande. J’ai adoré, mais le lin en pot près de la banquette y a perdu quelques plumes. Euh …feuilles, et son dessous de pot. À une minute près, Bébé se faisait choper par le gérant, le Diesel sur les cuisses. Ayant à peine remonter son pyjama, sérieux comme un pape, les yeux dans les yeux, Mon fripon lui a affirmé qu’il avait malencontreusement poussé le siège en s’asseyant trop brutalement. J’en avais mal au ventre tellement je me retenais de pleurer de rire. Moi, je faisais la fille parfaite, le col de ma douillette remonté jusqu’aux oreilles, toutefois je ne pense pas que ce monsieur a été dupe. Tout a commencé parce que j’avais soif et je ne voulais pas descendre seule au rez-de-chaussée. Bébé sait comment s’y prendre pour me faire chavirer et cela marche presque à chaque fois.
    Je reconnais son sérieux de façade dès qu’il s’approche de moi avec son regard ‘‘officiel’’. Celui qui veut me faire croire qu’il est quelqu’un de convenable à tout instant. Généralement, l’instant d’après je me retrouve les fesses à l’air. Et j’adore ça. Je pense que les midinettes de la bourgeoisie Londonienne apprécieraient nettement moins. Ash me dit souvent que c’est mon originalité qui l’a attiré et que c’est pour cela qu’il m’aime.
    Cependant il est une chose qui m’agace plus que tout chez Ma Canaille, c’est lorsqu’il cherche à me faire révéler mes modestes secrets. Il utilise une technique très personnelle. Il débute par une quantité de bisous sous le lobe de mon oreille, là où je suis la plus vulnérable.
    - Nous sommes mariés Chouquette, nous ne devons pas avoir de secrets! Minaude-t-il. À ce stade, je parviens encore à me contrôler.
    - Rien qu’à nous deux, nous avons rajouté une dizaine de pages au Kâmasûtra! Poursuit-il, la voix rauque. Ses doigts frôlent ma poitrine, mes prunelles étincèlent, je souris bêtement et je sais que s’il persiste sur ce terrain c’est lui qui aura le dessus.
    - Et je t’ai vu dans des positions assez comiques tu sais! Me lance-t-il à bout d’arguments, l’œil grivois. C’est le coup de grâce, pourtant il n’obtient pas forcément la réponse qu’il attend. Moi aussi je sais me faire chatte. J’aime mettre le feu à la mèche et il n’y a pas ma pareille pour attiser les flammes. Ensuite il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par le brasier de nos sens. Je suis une gourgandine.
    Chantal cherchait à me déstabiliser en m’imposant cet exercice par trop personnel, mais il se trouve que pour noyer le poisson, je pourrais écrire des centaines de pages sur les caresses curatives de Bébé.

    Panégyrique enthousiaste de mon homme, toutefois je reste réaliste. Mon âme sœur…

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Janvier à 14:20

    Coucou Miss Chouquette, toujours beaucoup d'humour.....et d'amour...c'est probablement le secret d'une relation durable.... BISOUS....Bonne journée et bonne année.....

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