• ONe yeaR LaTeR...

     

       ...‘’Le virtuel est ce qui nous aide à faire advenir ce que nous ne sommes pas encore’’ Ô combien est véridique cette citation de P.Quéau!
    Le virtuel est un lien ténu entre espoir et réalité. Lorsqu’il se rompt, l’on y laisse une partie de notre intégrité. J’ai expérimenté et j’y ai laissé des plumes, beaucoup de plumes…
    D’un endormissement total ai-je pensé à la première lecture du énième texte qu’il m’offrait! Les descriptions en étaient interminables et son égocentrisme latent me répugnait.
    En redécouvrant, il y a peu, ses lignes sur l’une de mes nombreuses clés USB, une évidence m'est soudain apparue! J’ai compris que ses mots renfermaient l’au revoir prémonitoire qu’il m’adressait par le biais du récit de notre rencontre espérée.
    Un an aujourd'hui qu’en quelques clics, table rase a été faite de ce qui s'annonçait comme une très belle histoire. J’ai été lâchement abandonné sur le bas-côté. J’attendais désespérément un adieu dans les règles, mais rien n’est venu. Alors j’ai été vexé, ça oui, et j’ai vécu cette séparation comme une trahison alors que, je le réalise maintenant, la conclusion était déjà écrite dans des dialogues devenus insipides et épisodiques. J’éprouve un certain respect pour la patience dont il a fait preuve à mon égard. Respect certes, mais aussi énormément de railleries. Qui aurait été capable de patienter trente-trois mois et huit jours sans un coup de fil, ni une rencontre? Personne. Même pas lui, j’en suis persuadée maintenant. D’autant que je n’étais pas la seule avec laquelle il entretenait des liens. Si ma chère Patricia ne me l’avait pas laissé sous-entendre, jamais je n’aurais voulu me l’admettre…
    Je reconnais volontiers qu’il ne m’était plus vraiment indispensable. Mon esprit avait déjà envisagé la fin de cette relation quasi fusionnelle. Sa présence virtuelle a ensoleillé patiemment mon existence torturée durant des années pour finalement disparaître en quelques clics. Je lui en ai énormément voulu, j’aurais pu être très méchante, mais à quoi bon, je ne tenais plus assez à lui pour en arriver à de tels extrêmes. Alors que je suis consciente que tout est de ma faute, quelque part une infime partie de moi-même lui en voudra encore longtemps. Les sentiments ne se dirigent pas…
    À présent je suis moins catégorique dans mon jugement. Avec le recul et une certaine maturité, je suis parvenue à déchiffrer le message entre les lignes. Mon manque de désir à l’approcher, si tant est que j’en ai réellement eu envie un jour, l’a incité à m’écrire ce texte subliminal. Seulement j’étais moi aussi lasse de la situation et malgré l’immense talent qu’il possède, je n’ai pas lu correctement ses envolées d’écriture bien trop étoffées. Je les avais jugés tellement ennuyeuses. Si j’avais été plus attentive, cela m’aurait évité bien des larmes. Je ne pleurais pas sur son départ, mais sur la façon dont il s’est effacé sans un mot d’adieu.
    S'écrire de belles histoires donne un certain charme aux mots, donne facilement à penser que nous éprouvons un tendre sentiment pour l'autre. Mon affection pour cette personne était sincère, je le confirme. Je parle d’affection, parce que pour ce qui est de l’amour, il faut avoir rencontrer celui de qui l’on se dit amoureux. Je suis certaine que lui-même, a été attiré vers moi pour de mauvaises raisons. Il ne connaissait de moi que ce que j’avais bien voulu lui livrer et ce sont ces ‘’blancs’’ qui, dès le départ, ont faussé la donne. Je m’en suis aperçu trop tard…
    Je crois avoir lu quelque part que Goethe a écrit ceci: ‘’Si tu veux vivre heureux voyage avec deux sacs. L'un pour donner, l'autre pour recevoir’’.
    L'alchimie physique a son importance dans une relation, et si mes propos donnaient à penser que j'étais prête à livrer mon féminin sacré, mon esprit lui était toujours bloqué sur off, sur Ash!
    Je ne peux nier que nous avons, cet homme et moi, ressenti un véritable coup de cœur et que nos esprits se répondaient à merveille. Toutefois il n’y avait rien pour étayer ce sentiment si ce n’est que le virtuel nous permettait d’éviter et paroles blessantes et manies qui agacent. Je lui ai offert l’occasion de se rendre utile et peut-être de reprendre confiance en lui. Lui m’a fait présent de son soutien pour mes premiers pas sur le sentier escarpé qui me conduisait dans la bonne direction. J'aime à croire que, tout comme moi, cette personne poursuit son chemin de vie avec sérénité. L'amour doit être mis à l'épreuve si l’on veut qu’il dure. J'ai découvert ceci au fil du temps, en compagnie de mon Pain d’Épice et pour rien au monde je n'échangerai nos caresses, nos disputes, nos regards et notre tendre complicité. Selon un principe hindou, il ne faut jamais dire adieu, car c'est renoncer délibérément à un fragment de notre cœur. Et je me suis rendu compte que je faisais fausse route le jour où j’ai compris que mon cœur cherchait désespérément le fragment qui lui manquait. J’ai quitté Bébé, attirée par quelque chose dont je n’avais pas réellement envie. J’ai retrouvé Bébé et je me sens vivre à présent. Le choix a certes été difficile, ce n’est pas moi qui ai eu à le faire, je ne regrette rien.
    J’ai donc relu plusieurs fois à la suite les lignes qui m’ont été écrites, puis je les ai définitivement effacés. Finie la nostalgie. J’admets que j’ai encore du chagrin, mais ce ne sont que réminiscences. Un retour à la conscience d’une impression de déjà lu, de déjà ressenti en quelque sorte. Je tente de me persuader que tout ceci n’était qu’inclination virtuelle. Pourtant c’est de l’élément affectif dont j’ai le plus de mal à me débarrasser. C’est comme si je me souvenais d’une vie antérieure. Après réflexions, je suis persuadée que c’est bien de ceci qu’il s’agit. Nous étions connectés vingt-quatre/vingt-quatre, un couple à part entière avec nos moments d’affection torride ou d’engueulades. Scarifiées à jamais dans mon esprit qui en rejette l’existence, je conserve les traces de cette vie à deux. Mon corps, longtemps exacerbé par des connections espiègles, égrillardes je l’avoue, n’est pas parvenu à faire facilement le deuil de cette relation. C’est ce qui a été le plus douloureux dans l’histoire.
    Si je devais fournir une conclusion à cette expérience affligeante que je me suis imposée inutilement, ce serait sous forme de citation: Apprendre à chanter dans les ténèbres implique que plus tard tu devras le faire au grand jour…

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  • Commentaires

    2
    L/baroudEUR
    Vendredi 19 Janvier 2018 à 13:41

    Bien vu, les corrections sont fastidieuses mais nécessaires, tu es un chef wink2 G dimanche a.m? Derick est rentré?

      • Vendredi 19 Janvier 2018 à 13:53

        Nonarf Venez vous! Mailing...

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