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    En fin de journée, au couchant, mon rayon de soleil est apparu. C'est un peu cliché, je l’admets. Lorsque Ma Canaille a passé l’entrée je n’en croyais pas mes yeux. Mon pauvre cœur a failli bondir hors de ma poitrine.
    Une fois ses cinq cent quatre-vingt-neuf chevaux -et quelques- garés dans la cour, Bébé se précipite hors de son carrosse pour venir à ma rencontre.
    Urgent: penser à faire poser un portail, ce sera plus prudent.
    À peine huit jours que je me suis évadée, et le voilà déjà à ma porte. Un baiser sensuel, ses bras qui m’enserrent et …je ne me souviens plus trop ce qui s’est passé ensuite. La visite de mon palais et une boisson fraîche plus tard, je suis entraînée dans un vertigineux tourbillon des sens. Le mot câlin est vraiment trop restrictif pour décrire ce que je viens de vivre. J’en ai oublié de recharger le poêle. Pour le rallumer c’est Bébé qui s’y colle et c’est une bonne partie de rigolade.
    Le cosy n’est pas des plus confortable, mais j’ai dormi comme jamais. Évidemment puisque Bébé était à mes côtés. Son bras en guise d’oreiller, sa main sur mon ventre. Fesses contre cuisses, dos contre torse, blottie contre lui, j’entendais les battements de son cœur. Quel apaisement…
    Il n’est pas là à mon réveil. Ah oui, son sacro-saint jogging! Et par ici il aura de l’espace pour courir. Un bruit en provenance de la cuisine m’alerte. Il ne m’entend pas lorsque je m’approche. Je reste un instant à le regarder avant de passer la porte. Détendu, cheveux encore humides de la douche prise en silence, he is so British, en jeans et sweat, mon caramel a de l'allure.
    Peut-être est-ce le vieux parquet qui a craqué sous mes pas ou ma respiration un peu prononcée -aujourd'hui est un jour sans- mais Bébé découvre ma présence. Son regard me bouleverse. Pour l’instant je me sais incapable de lui rendre le dixième des sentiments qu’il me porte. Je me sens encore tellement coupable d’avoir laissé ma bêtise prendre le pas sur ma raison.
    Mon fripon nous a préparé un petit-déjeuner de rois. Je mange un peu, car sinon l'infirmière aura un rapport complet de mes faits et gestes présents et futures. Il s'inquiète aussi de mes cauchemars, mais je le rassure. Chose curieuse, Miriette n'est pas venue me hanter ces jours-ci. Les meubles de notre chambre doivent être encore au grenier, mais je n’y suis pas allée.
    Christian m’inquiète, mais je gère mieux depuis que je sais qu'il a eu un problème avec son sursis. Bienfait pour lui! Je me doutais bien qu'un jour il récidiverait. Les nouvelles viennent de Samuel qui m’a expliqué que la demoiselle -moins naïve que moi- est allée déposer une main courante dès la troisième baffe. Et avec son dossier judiciaire il risque cher à nouveau…
    Bébé est fier de sa Chouquette. Il a compris mon besoin de voler de mes propres ailes. C’est maintenant ou jamais. Et il est hors de question pour moi de vivre aux crochets des parents de Mon Fripon.
    - Every step is a victory for you my li'le Chouquette!
    Bébé a raison. Pas après pas, j'avancerais, mais pour aller où? J'en ai déjà une petite idée. Mon Pain d’Épice restera à mes côtés le temps des travaux et cela me rassure. Il s’emploie à réchauffer le creuset de nos facéties amoureuses avec savoir-faire et entrain. Grâce à ses soins, je révise mon alphabet en remontant de la lettre O pour orgasme, G pour galanterie, D pour dévouement et B pour bonheur.
    Jamais je n'ai été aussi près du A pour amour…

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