• SiX MoiS D'aBSeNCe...

    SiX MoiS SaNS Toi

    Hier au soir tu n'étais pas la!
    Nos souvenirs communs et ton absence s'imposent à ma mémoire chaque vingt-cinq du mois. J'ai envie de pleurer le reste du temps!
    Dans ce monde pourri où je survis, tu n'es plus la. 
    Hier soir ma Douce tu étais avec moi pour parcourir les rues en notre compagnie !
    Le cocktail que nous aimions tant chez Vincent m'est interdit à cause du coussin chimique que l'on me prescrit pour oublier, pour t'oublier. L'on m'a promis de me l'offrir dès que ma santé le permettra. 
    Pour la peine, j'ai commandé un ''terminator''. Avec beaucoup plus de whisky que de crème de café. Je peux me le permettre avec une brioche à la praline! En fait c'est André qui l'a commandé et moi qui ai trinqué! 
    Oh ma Douce si tu savais comme j'en ai marre, je ne supporte plus tout çà sans toi!
    Je crois que tu avais raison, c'est de pire en pire je ne peux plus rien avaler, je navigue entre anorexie et boulimie. Dans notre petit bouchon, celui où ils font ces excellentes quenelles à la crème, ces cervelles au beurre persillé, le tablier de sapeur, le saucisson brioché aux pistaches et des œufs à la neige en dessert! Le Maharajah adore, sans doute à cause de la crème anglaise? La tarte aux pralines que tu adorais tant était à tomber. Crois-le ou non, j'ai offert un bon repas à mes loulous et j'ai goûté à toutes ces spécialités! Un kilo de beurre directement injecté dans les artères. Pas le temps, je suis allé vomir au bout de vingt minutes. Un bon verre d'eau de vie de poires et ça repartait...
    Ils ont décidé que pour préserver ma santé mentale, nous ferons le repas du souvenir une fois tous les trois mois. Cela me devient de plus en plus pesant ma Douce. Je voudrais tellement oublier. Pas t'oublier toi, mais zapper sur ta mort. 
    Oui ma Douce, ta Bella s'est amusée, mais ce n'était pas pareil sans toi. Mes rires étaient larmoyants...
    Ils m'ont entraîné dans leur ronde infernale et je ne me suis pas fait prier, je voulais me mettre misère. ''Rache'' s'est fâché puis lâché. Je pense qu'il avait besoin de décompressé car je lui mène la vie dure depuis ta disparition. 
    Tu n'étais pas la alors nous n'avons pas pu franchir la porte du ''Solare''. Pas eux, moi. C'est sûr que je me suis bien distingué cette nuit-là et tant mieux si ce salaud a encore mal au package! Cela valait la nuit que j'ai passé en cellule de dégrisement. Six mois après cet incident malheureux, le gros à l'entrée m'assassinait encore de son regard... Par solidarité les potos se sont dirigés vers un autre établissement. Sympa, tu aurais aimé. 
    Les souvenirs de plats épicés, de bananes flambées au rhum blanc, de fous rires quenelles et de cappuccinos aux éclats de noisettes m'ont rattrapé dès la première vodka. Il est arrivé un moment où la mirtazapine ne m'a plus retenu. Une fois encore j'ai bu plus que de soif. Je ne dirais pas de raison, jamais je n'ai été raisonnable! 
    En parlant de cappuccino, je ne suis jamais retourné sur les lieux du délit. J'aimerais pourtant une dernière fois sentir ce velours de chocolat brûlant envahir ma gorge. Je ne crois pas que Paul soit encore prêt à me voir sans avoir envie de m'étrangler. Moi et mes blagues douteuses... 
    J'ai déambulé en m'émerveillant sur les lumières de la cité, mais l'obscurité la plus totale régnait dans mon cœur!  Soit fière de moi, j'ai fait bonne figure ils ne se sont aperçus de rien! Ton absence le soir de Noël a été insupportable. Tu étais la seule qui parvenait à me calmer. Ces fêtes de fin d'année débiles me rendent toujours dingue!
    Les gambas flambées au cognac me reviennent en mémoire, tu adorais cela les soirs de réveillon. Cette année, je boycotte la soirée de la Saint-Sylvestre. Hors de question que je participe à cette fête sans toi! Bonne année, quel idiotie!   
    Je souhaiterais revenir un an en arrière pour te voir une fois encore piquer une De Funes au parc, pour t'entendre chanter "femmes des années 80" sous la statue de Louis XIV place Bellecour, pour te voir te rétamer en beauté devant le blond du cabaret -hahaha il était gay- et pour t'embrasser au nouvel an en sachant que ce serait la dernière fois. Jamais je ne t'aurais laisser partir si j'avais su que l'année suivante tu ne serais plus à mes côtés. 
    Ne t'inquiètes pas ma Douce, c'est un mauvais moment à passer mais cela va aller! J'ai profité de la fête, mais mon besoin de te pleurer me permet de continuer sans toi.
    Cela a fait six mois le jour de Noël que tu m'a quitté alors j'ai bien le droit de verser quelques larmes non ?

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