• THiS eVeNiNG...


       …Bébé se fait désirer ce soir. Je trouve le temps un peu long en l’attendant, le piranha cherche encore à se faire les dents!

    - Ça va Bébé? Tu rentres bien tard? Le cher homme m’embrasse distraitement en se débarrassant de son manteau, mais il ne me répond pas.
    - Je demande à James de nous faire une dînette? Ok, j’ai compris à ses grognements qu’il n’est pas encore tout à fait avec moi. Dure journée sans doute, mais ce n’est pas à moi d’en faire les frais, je vais détourner le sujet. Je me rends compte à quel point sa fonction le préoccupe, mais là, lorsqu’il me répond que je ne lui suis d’aucune utilité pour résoudre le problème qui le tient en souci je prends la mouche.
    - Que tu es sotte parfois Chouquette! C’est du droit, tu ne t’y connais pas voyons!
    J’ai pris la peine de l’attendre et il m’envoie sur les roses?
    - Très bien, puisque je ne suis qu’une idiote je monte me coucher! Bonne nuit! Je disparais en claquant la porte avec élégance. Deux secondes plus tard je la rouvre.
    - Et je serais dans ma chambre! Dors bien!
    J’ai eu le temps de remarquer son sourire amusé avant de sortir. J’ai été tentée un instant de lui sauter dans les bras, mais j’étais vexée alors j’ai regagné l’étage en bougonnant à mon tour.
    J’admets: Ma Canaille n’est pas toujours l’homme parfait. Il lui arrive d’être ronchon, obtus, voire même carrément chiant parfois. Cela ne dure jamais bien longtemps, mais comme j’ai déjà donné dans le genre, je préfère m’éloigner de lui dans ces moments-là. Le temps de se rendre compte de sa mauvaise humeur, et il redevient la tendre Canaille que j’apprécie. D’autant qu’à aucun moment il n’a laissé entendre que j’étais stupide ce soir, mais mes neurones se hérissent immédiatement, par défense, dès que j’entends des mots que je crois être dévalorisants à mon sujet. Je me protège en attaquant. Christian m’a rabaissé, diminué, méprisé et humilié tant de fois qu’à présent je me rebiffe, rien qu’en entendant le mot sotte. Bébé n’a pas élevé la voix après moi, mais contre les inepties du système judiciaire qui permettent à une cour de justice de réviser des peines en rallongeant ou rabaissant celles-ci, ignorant les réquisitoires des procureurs généraux ainsi que le travail effectué en amont. Tout n’est pas idéal au pays de Jack l’éventreur. Bébé est plus qu’ennuyé par un procès qui s’éternise et il pète un câble en constatant combien certains de ses confrères frisent l’incompétence. Son exaspération est retombée lorsqu’il me rejoint.
    Je suis une invitée permanente chez ses parents et à ce titre je dispose de ma propre chambre. C’est une bonne chose que Mumy ait exigé ceci, car lorsqu’un orage se pointe, cela nous permet à Bébé et à moi de prendre une certaine distance de sécurité et d’éviter ainsi des disputes futiles et inutiles.
    Ma Canaille a frappé à la porte de ma chambre et il l’a ouverte sans attendre ma réponse. Sa main agitait un mouchoir blanc en signe de reddition. Ici nous sommes en terrain neutre aussi j’accepte volontiers ses excuses tout en lui présentant les miennes. Mes épaules brûlent, mon dos est raide et j’ai une sensation perpétuelle d’étourdissement, mais cela mis à part, tout va bien. Lui, assis en tailleur sur le lit et moi allongée comme pour une soirée orgiaque romaine nous partageons le pique-nique de l’armistice. Pain grillé-jambon blanc et fromage frais aux fruits secs et eau fruitée. Pleins de miettes dans ‘mon’ lit plus tard, Bébé me souhaite une bonne nuit.
    Un couloir nous sépare…
    Autant dire que je dors très mal. L’anti inflammatoire n’a aucun effet sur mes douleurs, et la chaleur de son corps me manque. Son keffieh sous ma joue éponge mes larmes. Des larmes de douleur et d’appréhension. Vais-je un jour apprendre à contrôler mes émotions? Je me sens si seule.
    En premier c'est le parfum de son gel douche qui me réveille. Puis son visage enfoui dans mes cheveux, son ventre soudé à mes fesses et ses bras protecteurs qui m’enlacent avec force. Sans Bébé je me sentais vide, vide d’amour.
    Merci Bébé Fripon. Merci pour tes mains curieuses et dévastatrices. Encore merci pour tes baisers mutins et éloquents. Des millions de merci pour les mots tendres qui accompagnent mes jours maussades et tourmentés. Cependant, je dois bien avouer que grâce à toi Bébé, je ressens un meilleur.

    Quelle impatience, oui oui tout de suite Bébé, je l'enlève ce foutu t-shirt!

    « FRieNDS...SWeet BaBy, SWeet... »

    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :