• UN DéBuT...

       …Mylhenn aimait tellement sa nouvelle vie. Elle n’avait plus besoin d’attendre pour se doucher et même si Christian passait en premier, elle avait encore de l’eau chaude. Les briques de lait n’étaient pas remises vides dans le frigo et elle pouvait regarder le programme tv qu’elle désirait après ses révisions. Quoi que, Christian ne lui laissait pas souvent loisir de paresser devant le téléviseur lorsqu’il était présent. La chambre était son emplacement préféré pour batifoler. Et il l’entraînait chaque jour dans la chambre. Peu lui importait l’heure, il désirait combler Mylhenn de ses caresses lui prouvant ainsi à quel point il l’aimait. Il était charmant et tellement agréable à vivre. Elle ne l’avait pas encore vu serrer les poings lorsqu’elle oubliait l’heure pour rentrer de la BU ou qu’elle s’attardait le soir , plongée dans ses livres, à son bureau. Il venait souvent la chercher à la sortie de ses cours. Parfois il lui arrivait de râler, car il n’y en avait que pour ses livres et pendant qu’elle étudiait elle n’était pas disponible pour lui. Ce n’était pas grave, tout irait mieux lorsqu’elle aurait validé son trimestre. Peut-être même qu’elle finirait par se lasser de ses bouquins! Il râlait aussi lorsqu’elle sortait avec ses amies, qu’avait-elle besoin de les voir en dehors des cours? Il se sentait si seul quand elle n’était pas à l’appartement. Peut-être qu’elle abandonnerait ces virées s’il le lui demandait? Mylhenn se trouvait sur un petit nuage, et elle ne s’apercevait pas que peu à peu Christian grignotait de son temps.

    Un soir, il rentra tout réjoui car il venait d’obtenir les documents pour leur mariage. Mylhenn lui expliqua que c’était trop tôt, mais il ne voulut rien savoir! Alors elle accepta de devenir son épouse. Ils firent une belle fête avec leurs amis respectifs, mais aucun des parents n’étaient présents. Christian n’avait pas invité les siens, quant à Mylhenn, les relations qu’elle entretenait avec sa famille étaient très compliquées, elle prévint juste Maë Lynette, sa grand-mère, de son union avec un gentil garçon de sept ans son aîné!  Elle n’osa pas la convier à la fête. Parfois Christian rentrait très tard de ses missions. Se sentant seule l’une de ces soirées, elle invita Audrey à  dîner. Christian ne fit pas d’esclandre devant la jeune femme, mais lorsque celle-ci eut pris congé, il attrapa méchamment Mylhenn par le bras et il lui défendit à l’avenir de recevoir en son absence. Elle laissa échapper une courte plainte et il regretta aussitôt son geste.

    - Je te demande pardon ma puce, je ne sens pas ma force! Je suis désolé ma pauvre chérie! Mylhenn en avait les larmes aux yeux, mais elle ne donna pas suite.

    - Tu sais ma puce, j’aime être avec toi, je regrette ce qui vient de se passer, mais je te veux pour moi seul! Le ton de sa voix ne permettait aucun doute. Le lendemain lorsqu’elle rentra de la FAC, elle découvrit sur son bureau l’atelier de calligraphie qu’elle désirait depuis un petit moment. Elle oublia donc la vilaine ecchymose qu’avaient dessinés les doigts de Christian sur son bras. Il lui arrivait parfois, le samedi, de rendre visite à sa grand-mère et à l’une de ses tantes. Elle prenait l’autocar, un livre sur les genoux pour se donner une contenance pendant les une heure trente que durait le trajet, et profitait du paysage la plupart du temps. Elle passait une partie de la journée en famille puis elle rentrait en début de soirée. Un samedi où elle revint plus tardivement que d'habitude, Christian furieux lui fit comprendre que s’en était fini de ses excursions en solitaire.

    - C’est bien beau tes balades ma petite chérie, mais pendant ce temps qui fait le repas? Je travaille figure-toi, alors au fourneau et grouille, je commence à vingt et une heure! Il s’était servi une bière et attendait sa pizza-salade en l’observant le regard noir. Ce soir-là, Mylhenn s’abstint de dîner. D’ailleurs il lui arrivait de plus en plus souvent de sauter des repas. Quelque chose clochait chez son mari, tantôt il était doux et aimant, tantôt il devenait violent et cruel. Ce coup de poing sur son épaule parce qu’il l’avait soupçonné de flirter avec le facteur avait fait un hématome qu’elle avait gardé plusieurs jours. Il s’était confondu en excuses, prétextant avoir passé une mauvaise journée. Christian jura à Mylhenn que jamais il ne recommencerait! Une semaine plus tard, alors qu’ils étaient à table, elle lui fit part d’un souhait.

    - Je ne te donne pas assez d’argent? Il la vilipenda pendant plusieurs minutes, ses yeux lançaient des éclairs. Tout cela, parce qu’elle venait de lui dire vouloir faire un stage en entreprise pour valider son cursus. Elle lui expliqua qu’elle ne serait pas rémunérée, mais que cela ferait un petit plus dans un éventuel CV.

    - Quel besoin as-tu de vouloir toujours sortir? Tu n’es pas bien ici avec moi? Le verre claqua sur la table et explosa en plusieurs morceaux. Mylhenn éclata en sanglots et les éclats de verre s’étaient répandus sur la table. 

    - Si je comprends bien, tu envisages de bosser plus tard? Je sers à quoi moi? C’est hors de question ma puce! Et arrête de chialer, tu sais que ça m’agace! Il se leva si brusquement que Mylhenn en fut effrayée, elle recula malgré elle lorsqu’il s’approcha. Pourtant il essuya ses larmes avec douceur et l’attira à lui. Il l’enlaça tendrement puis il la souleva dans ses bras.

    - Je vais te montrer ma petite merveille ce que tu perdrais à vouloir souvent t’éloigner de notre foyer! Mylhenn eut beau protester, elle se retrouva nue sur le lit en un rien de temps. Elle se débattit pour le principe car il sut la faire rire, la câliner et il lui fit l’amour de façon remarquable.  Elle n’oublia pas pour autant l’incident, mais elle savait qu’avec tout l’amour qu’elle lui portait, elle parviendrait à le guérir de ses brutales sautes d’humeur…

    Mylhenn ne prit pas garde à ses yeux noirs lorsqu’il lui demanda de baisser le couvercle de la poubelle. Christian l’avait complimenté sur son repas et à présent elle finissait de ranger tranquillement la vaisselle au-dessus de l’évier puis elle alla étendre le torchon qui lui avait servi à l’essuyer sur le fil du rebord de la fenêtre. 

    - Les mouches vont être attirées par les déchets! Ferme cette putain de poubelle bondieu! Mylhenn sursauta, jamais Christian n’avait été aussi grossier. Alors qu’elle allait lui répondre vertement, il se leva et la gifla violemment sur les deux joues. Ses oreilles furent emplies d’acouphènes et la douleur la cloua sur place!

    - Mince je suis désolé, excuse-moi ma puce! Mylhenn le vit sortir en trombe de l’appartement. Elle pensa qu’il était trop honteux pour supporter son regard. Il revint avec un magnifique bouquet de roses rouges qu’il lui offrit en lui promettant que jamais plus il ne porterait la main sur elle. Une fois encore, Mylhenn le crut… 

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