• UNe HiSToiRe D'aMouR...

       ... Le micro onde n’a pas tout à fait terminé son programme.

    Les petits pains aux graines de sésame qu'elle a confectionné de ses mains dorent lentement. Ils devaient accompagner leur déjeuner. Mylhenn perçoit le léger ronronnement provenant de la cuisine et ses yeux se portent sur les débris du plat en verre fracassé sur le carrelage. Le visage tuméfié, son chemisier déchiré, elle est venue se blottir près de lui sur le canapé. Elle n'a pas d'autre choix si elle veut qu'il se calme. Celui-ci pose sa bière déjà bien entamée sur la table basse. Un sourire glacé zèbre ses lèvres. - Pourquoi tu m'obliges à faire ça bondieu! dit-il en caressant tendrement sa joue tuméfiée. Il la gratifia d'un beau sourire. Elle savait qu'elle devait le lui rendre sinon... - C'est à croire que tu aimes quand je te corrige ma merveille! Il glisse une main possessive sous la nuque de sa femme, l'attire à lui, et l'embrasse avec voracité. Comme à chaque fois qu'il lui donne une leçon, Mylhenn sait ce qu'elle doit faire pour calmer son agressivité. Soumise, elle attire son regard en remontant lentement sa jupe. Dans ses yeux il y a encore de la colère, mais son attention s'est enfin portée sur les cuisses de sa femme qui tremble de peur. Elle écarte sensuellement ses jambes, lui dévoilant peu à peu les dentelles de sa petite culotte. Mylhenn frissonne de la tête aux pieds lorsqu'il tend sa main pour effleurer l'intérieur de ses cuisses. Elle ferme les yeux tout en retenant ses larmes. Heureusement pour elle, Mylhenn avait pris un rendez-vous chez l'esthéticienne la veille, ainsi il n'aurait pas de raison de se fâcher une fois encore.
    - Je ne baise pas avec un hérisson! lui avait-il dit avec élégance un jour où la jeune femme ne s'était pas fait épiler comme il le désirait. Pour marquer sa déception, il l'avait battu comme plâtre. Il aime quand sa merveille a la peau lisse et douce comme une peau de bébé. Il lui arrive en rentrant, énervé par son travail, d'attirer sans ménagement son épouse sur le lit conjugal. Il lui arrache sa petite culotte et se délecte à la vue de son sexe glabre. Il exige d'elle qu'elle se caresse puis il l'invite à une partie de traversin au terme de laquelle elle doit le remercier pour sa tendresse. A présent elle doit se faire pardonner son oubli. Ne pas mettre de parmesan dans les cannellonis aux légumes mérite la correction de l'année.
    - Enlève ta jupe! grogne-t-il en frappant brutalement son genou. Résignée et obéissante Mylhenn se lève, elle dégrafe rapidement sa jupe et la laisse descendre le long de ses jambes. Christian disparaît pour laisser place à l'amant qui la comble de ses faveurs. Elle a retiré sa petite culotte et langoureusement elle lui offre le petit bout de tissu gris. En parfait gentleman Christian le récupère, il le hume en détaillant Mylhenn, l’œil grivois, des pieds à la tête.
    - Tu es une bonne fille ma merveille! Il jette la petite culotte sur la table basse, elle ne l'intéresse plus. Mylhenn commence à déboutonner son chemisier, oubliant pudeur et dignité.
    - Non, tu es très excitante ainsi, approches! C'était sans appel, mais au moins il ne pensait plus à se servir de ses poings. Elle roule des hanches, en le rejoignant. Délestée de ses chaussures, elle s'offre à ses caresses. S'il est une chose dont elle est sûre, c'est que son mari lui donne autant de plaisir que de coups. Pour l'instant, il passe ses mains sous le chemisier et l'embrasse tendrement. La bouche légèrement ouverte, le regard vide, Mylhenn imite le balancement d'un reptile au son de la flûte qui le guide. Elle n'a pas à feindre son plaisir lorsque les mains de Christian descendent le long de sa taille pour aller se poser sur ses fesses. Il les flatte longuement puis ses doigts s'égarent entre ses cuisses. Elle sait ce dont il a envie. Elle palpe le sexe enflé de son mari à travers l'étoffe de son pantalon. Celui-ci sursaute puis frissonne, encourageant Mylhenn à poursuivre son exploration. Tandis qu'il ôte sa chemise, elle s'empresse de le libérer de sa ceinture, celle-là même avec laquelle il la corrige de temps en temps. Elle dégrafe les pressions de son pantalon d'uniforme et se penche sur le membre raidi qui dépasse du caleçon. Tandis que ses lèvres se livrent à un délicat massage de la superbe érection qu'il lui réserve, Christian caresse ses cheveux et câline sa nuque. Il a oublié la force de ses poings, il lâche prise et la bête redevient homme. Il ôte ses vêtements sans pudeur, il est tellement fier de ses muscles. Ceux-ci ont l'air d'une menace pour Mylhenn qui obéit sagement lorsqu'il la renverse sur le canapé. Presque tendrement, il s’installe entre ses cuisses, faisant reposer les mollets de sa femme sur ses épaules. Il glisse avec douceur ses mains sous les fesses de sa jeune épouse et se penchant en avant, il laisse sa langue fouiller la chair rose et les plis délicats de son intimité. Mylhenn réagit violemment à ces doux petits coups d'apex. Elle se tord et gémit, réclamant toujours plus. Les lèvres de son mari se font câlines en aspirant le petit bouton durci par l'excitation. Christian dévore sa tendre chair en la mordillant, il fait danser sa langue avec rapidité, appréciant les gémissements de sa Merveille qui s'abandonne au plaisir. Elle n'est pas loin de la jouissance, il stoppe sa délicate torture. Maintenant à genoux entre ses cuisses, il l'observe longuement de ses beaux yeux noirs.
    - Si seulement tu n'étais pas aussi énervante, regarde ce que tu m'obliges à faire! Il détaillait chacune des griffures et des ecchymoses qu'il avait imprimées sur la peau de son épouse. Soudain, il attire Mylhenn à lui par la pliure des genoux, et la fixant intensément, sans hésitation il s'enfonce en elle. Elle place immédiatement ses jambes sur ses reins, le laissant adapter la force de ses va et vient au balancement de ses hanches. Lorsque son rodéo est bien engagé, il pose ses mains autour du cou de sa compagne. Il lui fait comprendre ainsi qu'il est toujours maître de la situation. Il lui suffit de serrer plus fort et plus longtemps... Mais, une fois encore, elle échappe au pire, grâce aux balancement de ses hanches et à l'adresse de sa langue. Mylhenn n’a même pas besoin de faire semblant, son corps est secoué de spasmes de plaisir, et les gémissements qui emplissent la pièce sont bien réels. Elle s'abandonne à ses coups de reins de plus en plus violents. Ses rudes assauts effacent pour un temps les meurtrissures, et ce bonheur parodié la satisfait. Dans ces moments-là, son homme est protecteur et attentif. Elle appuie ses pieds sur ses fesses pour qu’il se perde encore plus profondément en elle à chaque coups de reins. Lorsque sa semence chaude l'inonde, poissant son sexe et ses cuisses, elle laisse échapper une longue plainte, bandant son corps comme un arc, imitant parfaitement une véritable jouissance. - Tu es vraiment bonne ma Merveille! Par ces mots délicats, elle comprend que bientôt la bête sera de retour. En attendant, il la serre très fort contre lui, l’embrasse tendrement et se fait presque rassurant.
    - Je t’aime, ne t’inquiète pas, tout va bien, Un jour tu n’auras plus besoin de ces leçons ! Reste contre moi sans bouger!
    Repue de coups, de sexe, de caresses et d'amour, celle-ci prête une oreille attentive aux promesses de son homme. Elle aimerait tant pouvoir lui dire... qu’il comprenne qu’elle n’en a jamais eu besoin.
    Après l'amour il aime la retenir contre lui, son sexe reposé ajusté tendrement à celui de sa femme. La tête de Mylhenn repose sur le torse de Christian qui, les yeux fermés, enroule nonchalamment des mèches de ses cheveux dorés autour de ses doigts. De l’autre main, il lui pelote machinalement les seins dont les pointes encore dressées viennent griffer délicatement sa paume.
    Ce sont les mêmes mains qui, plus tôt, lui assénaient coups de poings et gifles parce que le repas ne le satisfaisait pas.
    Ce bref instant de plénitude après l’orage lui permet de supporter les baisers de Judas qu'il dépose avec affection sur son front. Évitant de songer aux délires futurs, aux coups qui se feront plus brutaux encore, elle enlace Christian avec force, ses bras autour de sa taille afin de le retenir un peu longtemps dans cet état de grâce. Une fois encore, elle est parvenue à ravaler ses larmes. Pour éviter le pire, elle a mis toute son énergie dans cette chevauchée.
    La respiration régulière de son homme lui indique qu'il s'est endormi. Il était temps pour elle de se détacher de son étreinte. Elle se rajuste silencieusement, ignorant les ecchymoses qui bleuissent sa peau. Elle n'a plus la force de fuir, elle a déjà essayé sans succès. Son arme, qu'il décharge rarement, est posée sur le meuble de l'entrée. Souvent, Mylhenn s'imagine qu'un jour elle aura le courage de s'en servir.

    Elle soupire tristement puis se dirige vers la cuisine afin de réparer les dégâts avant qu’il ne se réveille...

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