• WeeK-eND à MeNToN...


    ...J’ai du mal à rester calme, Bébé est convié à un week-end de représentation!

    Je dois l’accompagner et je reconnais que cela me flanque la frousse. Les pécores et les grisets ne sont pas mon monde. Le conseiller instructeur de Ma Canaille souhaite que Bébé passe deux jours d’immersion parmi le gratin officiel de sa profession. Ils sont légion car ils sont plusieurs en une seule personne et c’est ce qui m’effraie.
    Excitée telle une puce sur un briard, je guette avec impatience l'arrivée de Bébé. Il me ramène ma voiture neuve. Elle est vraiment belle. Ash me confirme la qualité du confort de conduite. Pensez-donc? Tout juste deux heures trente un Vendredi après-midi pour un Lyon - "La Petite Paix". Je ne refuse pas l’essai qu’il me propose. Nous devons récupérer son bolide au garage de la villa de Palavas. Je prendrais le volant pour nous y conduire.
    Juste le temps pour mon fripon de se mettre à l'aise, jean griffé et pull cachemire, puis il dépose nos sacs de voyage -prêts depuis trois jours- dans le coffre et …zut, nous avons failli oublier les tenues pour la soirée habillée. Il attrape en catastrophe les housses contenant ma robe et son costume dans la penderie du couloir et les met bien à plat sur le siège arrière. J'espère qu'ils ne se froisseront pas! Son supérieur possède une résidence secondaire sur les hauteurs de Menton et ce n’est pas la porte d’à côté…
    Pour mon galop d'essai, je m'engage sur la voie rapide. Le volant réglable et les sièges ergonomiques procurent une sensation de toute-puissance, mais avec sécurité. Pas de prise de tête grâce à la boîte automatique, c'est un vrai bonheur que de piloter ce petit bijou. J'ai essayé une fois la S 500 du Maharajah, je me suis juré de ne jamais recommencer. D’ailleurs Bébé a failli en faire une syncope! Inutile d'entrer dans les détails.
    Souplesse, anticipation, cela n'a rien à voir avec la petite Swift que je possédais autrefois. Je crois que la prise en mains est réussie. Mon co-pilote, cette canaille, qui soit dit en passant, m'a fait réviser mon code lors de ses derniers congés, affirme que je suis une bonne conductrice malgré mon peu de pratique. Je ne parle pas du QCM/Quizz qu’il m’avait concocté. Mon fripon est un farceur! N'empêche, il a eu raison car certains panneaux n'étaient pas ou plus dans ma mémoire.
    - Avec un tel engin, tu dois te comporter avec civisme et vigilance sur la route! m'a-t-il dit.
    - Hum, hum, n'est-ce pas l'hôpital qui se moque de la charité? Parfois mon garçon, tu t'oublies et j'y gagne d'apprendre au passage quelques insultes bien envoyées en Anglais! Il a ri comme un gamin, il est vrai que le mon garçon était plutôt osé. Et l'on ose vanter le flegme Anglo-saxon! Oui bon, il possède une double nationalité, mais tout de même! Normalement, son côté indien devrait lui permettre de rester zen. Pourtant, gare à celui qui roule à moins de cent vingt sur la troisième voie d'une autoroute quand il est collé à son arrière-train! Bref, mon fripon installé place passager est détendu lorsque je conduis, c’est un bon point pour moi ça. Une fois l’échange fait, c’est un autre style de conduite, Bébé et son carrosse sont des pros de l'asphalte. Il fait grand nuit lorsque nous arrivons chez nos hôtes. Malgré le long trajet je ne suis ni engourdie ni douloureuse et mon corps ne proteste pas. Par contre nos estomacs…
    Au réveil je m'extasie à la vue du paysage qui s'offre à notre regard de la fenêtre de notre chambre. C'est à couper le souffle. Nous sommes carrément entre ciel et mer. La villa est construite sur quatre étages, avec une grande piscine frontale sur le bord d’un terre-plein arboré, au dernier niveau. Un solarium aux baies vitrées gigantesques y est accolé ainsi qu'un salon d'été. En fait, c'est le garage et la terrasse de stationnement qui servent de toiture et d'entrée. Un escalier extérieur et un ascenseur intérieur permettent d'accéder aux autres paliers. Après le petit-déjeuner servi par un personnel à la discrétion et à la tenue irréprochables - Intérim pour l'occasion certainement - Madame nous fait visiter, et j'en reste sans voix. Il y a six chambres, trois salles de bains, un salon immense, comme dans les yachts luxueux, une cuisine tout équipée et une salle de sport. Désabusée, j'apprends que cette bâtisse n'est occupée que dix semaines par an. Le reste du temps, c'est désert et clos. D'ailleurs, c'est le cas pour la plupart des luxueuses résidences voisines. Un déjeuner est prévu à treize heures sur Monaco avec nos hôtes. D'autres invités se joignent à nous. Heureusement que ma garde-robe s'y prête, car l'atmosphère du restaurant est parfumée aux fragrances chics du fric. Ce que je déteste par-dessus tout. Bébé y semble à l'aise, mais cela se comprend puisque ses parents gravitent dans un milieu identique. Du moment que vous avez des vêtements griffés sur le dos, le reste est quantité négligeable. J'ai mis l'ensemble Burberry que bébé m'avait offert l'année dernière agrémenté de colifichets H&M et vogue la galère. Audrey, vingt-trois ans, la fille de nos hôtes a fait attendre tout le monde pour finalement ne pas nous rejoindre. Elle n’est pas venue nous accueillir hier soir non plus. Du laisser aller dans l'éducation sans doute? Bon enfant et affable, notre hôte n'a pas l'air laxiste, ni son épouse d'ailleurs. Adolescence tardive alors, dirait ma Pat.
    Franchement Monaco? Je n’ai jamais aimé et je n’aimerais jamais. Je me demande bien où se trouve le rocher à présent? Ce ne sont que constructions inachevées, immeubles d'appartements et bureaux locatifs, hôtels. Je trouve cela laid et si peu harmonieux pour un lieu soi-disant de prestige. Le pire, je crois que c'est cette tour Odéon qui abritera paraît-il l'appartement le plus cher du monde. Un édifice bâti si haut en plein centre que l'on ne voit plus que ce bleu hideux à des kilomètres avant d'arriver sur la principauté. Mon fripon est d'accord avec moi, tout est surfait ici. Les mémères en tailleur Chanel, avec leur toutou de poche toiletté, greffé à leur avant-bras qui déambulent le nez pincé comme si le reste du monde étaient de la m... prêtent à sourire. Nous avons quitté les lieux sitôt le repas terminé pour une promenade en amoureux sur une partie de "La Turbie", l'autre étant en travaux. La vue est époustouflante et croyez-moi je préfère cent fois plus la vue d'un pin biscornu à celle d'une plaque de béton sculptée. Il fait brumeux, mais dieu que c'est beau! Le temps d'une petite marche le long de la plage de Menton puis retour au "repaire de l'aigle". Mon Caramel s'est isolé avec son maître de formation pour un long entretien professionnel. Y'aurait-il d'autres responsabilités en vue? Comme si ma canaille n'en avait pas déjà assez! Pendant ce temps, je me suis préparée pour la soirée.
    Lorsque Bébé revient à la chambre, je suis maquillée, coiffée et bijoutée (cela se dit?) Il ne me reste plus qu'à passer ma robe en satin floqué noire. Il m'a surprise avec seulement un petit bout de tissu rose sur les fesses. Le regard égrillard, mon pain d'épice se propose de remonter la fermeture éclair du fourreau qui va épouser mes formes. Mon genre "high society lady" lui fait de l'effet.
    - Tu es la tentation faite corps! Mon fripon ne me l'avait encore jamais sortie celle-là.
    Sans doute est-ce à cause de la fente coquine qui dévoile mes cuisses à chacun de mes pas, côté pile ou du décolleté pigeonnant qui soutient avantageusement ma poitrine, côté face.
    - Désolé, Bébé, une fois la fermeture en place, on ne touche plus à rien! Comme il a l'air déçu mon fripon.
    - Petite allumeuse! Au risque de me décoiffer, il me lance un coussin dans ma direction puis disparaît dans la salle de bains. Lorsqu’il réapparaît une serviette de toilette à la main, Mon Fripon est dégoulinant de la tignasse aux pieds et …nu comme au jour de sa naissance. Soudain j'ai très chaud. En me narguant du regard, il se sèche lentement et me fait le coup du strip-tease à l’envers. Crapule va! Il passe sa chemise, puis sa cravate sans les attacher, met un temps infini à trouver son boxer afin que je profite bien de la vue de ses fesses craquantes, et décide enfin de s’habiller correctement. Je n’en peux plus, j'ai envie de plonger mes doigts dans ses cheveux, d'ajuster mon corps au sien, d’ondoyer ventre contre ventre et de lui donner un baiser d'enfer. Tout cela n'est pas raisonnable. Je me contente de d'admirer, mais il ne perd rien pour attendre.
    - Ce que j'aime chez toi ma souris, c'est découvrir que je peux attirer ton attention sans frais inutiles!
    Nos regards ne sont que promesses et c’est le meilleur.
    C’est main dans la main que nous rejoignons les invités de nos hôtes. Bébé sait parfaitement comment me rassurer. Je me fais la plus discrète possible, mais Henry s’est adapté au tempérament méditerranéen et impossible d’échapper aux présentations. J'évite de m'écouter répondre aux personnes qui me saluent et un beau sourire orne mes lèvres. Finalement les gens sont bien élevés, et aucune question ne m’est posée.
    Que dire de la réception? Boissons alcoolisées, nœuds papillon, négociations, bijoux diamantés sortis hors du coffre une fois par saison, jeunes loups aux dents longues, apartés, vin de champagne, traiteur de renom, buffet gastronomique & astronomique qu'une cinquantaine d'invités, certains venant de région parisienne, délaissent encore. Un verre à la main, éparpillés en groupes de cinq ou six personnes, ils déambulent entre le salon, le solarium et sur la terrasse près de la piscine. Les discussions tournent surtout autour de l'actualité, (migrants, policiers, politique) et leur sacro-sainte justice. Ce que j'entends par bribes me met mal à l'aise. Les dernières nouveautés sur Monaco sont les futilités auxquelles s'intéressent ces dames. Non ce n'est définitivement pas mon univers. Pour ne pas manquer de respect à Bébé que je suis comme son ombre, et à nos hôtes, je me mêle aux bavardages, mais sans grande conviction. La justice, il vaut mieux ne pas m'entraîner sur ce terrain. La politique: bouarf! Policiers: re-bouarf, ils auraient pu réagir avant. Quant au prix d’un sac Gucci, au gain faramineux de Mme De. vendredi passé au casino et la croisière prévue en Décembre, je m'en tamponne! Bref, après un délai raisonnable, ma présence n'étant pas indispensable parmi cette assemblée, je me mets un peu à l'écart de ces agapes mi-professionnelles, mi-festives pour méditer sur l’inconsistance de l’être humain.
    De là où je suis, j'aperçois mon irrésistible Pain d’Épice. L’allure décontractée, baignant dans son jus par habitude des soirées mondaines de Mumy, en grande discussion avec deux hommes entourés d'une demi-douzaine de femelles gloussantes. Je ne suis pas jalouse, je sais ce que pense mon fripon de ces égéries frivoles et évaporées qui ne respirent que pour puiser dans le portefeuille de leur conjoint ou celui de leur amant. Ces messieurs doivent vraiment être "généreux" pour susciter autant d'intérêt. Bébé n'a rien à faire avec ces gens et je me chargerai de le lui faire comprendre plus tard. Il a plus de valeur que de se vendre lors de ces réunions où tout se négocie à l'esbroufe. Toutefois, je sais pertinemment qu'il n'attend rien de ce bestiaire. Son "patron" l'a invité pour le week-end, il a accepté, point barre.
    Purée que j'ai mal aux piéééééééééééds! J'ai enfilé des chaussures neuves sans les "casser", qu'elle bêtasse je suis. Je m'installe sur un transat au bord de la piscine pour admirer les lumières scintillantes de Cap Martin, enfin je crois que c’est de ce côté? J'ai ôté mes chaussures, et d'avoir à les remettre, cela me blesse déjà les orteils. Je ferme les yeux cinq minutes et ... je me suis assoupie. Mon prince charmant s'est-il aperçu de mon absence? Heureusement, la plupart des hôtes sont agglutinés le long du buffet à emplir leurs assiettes. Bébé est parmi eux, mais ce n'est pas à se restaurer qu'il cherche. Lorsqu’il pose enfin son regard sur moi, il semble soulagé. Le voilà à ma rencontre et…
    - Venez vous joindre à nous monsieur …! Nous avons cru remarquer que vous étiez seul!
    Bébé, avec un sourire poli décline l'invitation. Audrey, la fille de la maison, et quelques-unes de ses "adeptes" qui ne s'expriment que par gloussements, ont l'air désappointé par le refus de Ma Canaille. Celle-ci revient donc à la charge.
    - Nous sommes trop nombreuses, cela vous effraie? Allez, suivez-moi, l'on ne vous dévorera pas!
    D'autorité, la jolie brune s'est emparée du bras de Bébé et elle compte bien l'entraîner à sa suite. C'est mal connaître Mon Caramel qui sans se départir de son sourire met immédiatement les choses au point.
    - Il en faut plus pour m'alarmer Mademoiselle! Je désire simplement rejoindre ma compagne que j'ai trop délaissée jusqu’à présent!
    Il se dégage posément de son étreinte, et, comme si de rien n'était Bébé se dirige tranquillement vers moi.
    - Encore un toutou qui se fait entretenir par l'une des rombières que ton père convie à ses soirées. Vindicative, l'une des amies d'Audrey a lancé cette pique presqu'à voix haute. La "rombière", qui hésite à entrer dans le lard de ces idiotes, se laisse enlacer par son Maharadja sous le regard dépité du groupe qui soudain a cessé de caqueter. Finalement, nous avons passé un très bon moment avec nos hôtes. J'ai fait la connaissance d'une femme qui reçoit dans son cabinet des dizaines de cas comme le mien par an. Ses conclusions sont les mêmes que les miennes et cela m'est d'un grand réconfort. Pendant des années, l'on m'a "culpabilisé" de ne pas me remettre rapidement de la triste expérience que j'ai vécue, et de ne pas être passée à autre chose depuis. Cette personne m'a confirmé que certaines femmes ne s'en relèvent jamais, que beaucoup retournent avec leur bourreau et que quelques-unes se suicident. Il y a un manque d'ambitions, de moyens et de bonne volonté de la part de nos dirigeants à régler l'après de ces victimes. Les condamnations sont rarement appliquées jusqu'au bout et souvent minimes en proportion des dégâts irréparables occasionnés. Bébé et moi jouons les prolongations dans le cocon douillet de notre chambre. Lorsque nous l’avons regagné, Mon Fripon avait encore en tête notre échange d'avant la réception et son intérêt pour ce qui se dissimulait sous ma robe était toujours d'actualité. Il ne lui a pas fallu plus de dix secondes pour m'ôter mon fourreau. Le minuscule bout de dentelles rose qui me sert de lingerie le met dans un état pas possible. Moi, j'ai souvenir de sa sortie de douche et j'avoue que j'en suis bien émoustillée aussi. D'habitude, il aime faire des arabesques du bout des doigts autour de mes sous-vêtements avant de me les retirer, mais là, il n'a pas vraiment envie d'y passer du temps. Moi non plus. Á part sa veste de costume et ses chaussures, Bébé ne s'est pas dévêtu. J'adore ces instants sauvages où il ne pense qu'à nos envies. La vue de sa virilité raide et conquérante dépassant de sa braguette ouverte me rend dingue. Le démon du sexe m’habite et je me laisse culbuter avec rudesse, en râlant de plaisir. Pour les préliminaires on verra plus tard, et tant pis si les derniers fêtards entendent mes cris de polissonne en chaleur.

    Retour lambin à "La Petite Paix" en fin d'après-midi. Nous sommes épuisés…

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