• YoNi & LiNGaM...

     

       ...Je me divertis vraiment en feuilletant l’Ananga-Ranga destiné au père de bébé je le précise. Cela m’évite de penser à la torture que subissent mes membres et mes vertèbres. L’on m’a posé une perfusion pour quelques heures, mais ce n’est pas encore cela, la douleur persiste!
    L'Ananga-Ranga est une superbe leçon d’amour et l'enseignement de ses préceptes y est distillé tout en finesse et en subtilité. Cependant j'émets quelques réserves quant au bien-fondé de cet ouvrage. Certains paragraphes, pointent un regard pour le moins moyenâgeux sur la femme.
    "Comme pour la musique, il existe de nombreux types d'instruments (femmes) parmi lesquels tu devras choisir celle qui te convient."
    Ensuite viennent les "positions" de l'exercice d'amour -j’adore le terme- où il y a tout un chapitre sur le type de femme qui correspond à chacun. Est-ce audacieux ou archaïque je n’arrive pas à me décider? Apprendre l’hindi pour maîtriser la leçon, c’est certainement nécessaire aux néophytes.
    - la Padmini Padmini où femme-lotus, celle que tu pénètres et que tu transformes en l'essence de Dieu.
    - la Chitrini Chitrini où femme-artiste, celle qui te laisses la pénétrer croyant que tu es Dieu lui-même
    - la Shankhini Shankhini où femme-conque, celle qui se donne à toi comme si c'était à Dieu lui-même
    - la Hastini Hastini où femme-éléphant, celle qui se laisseras pénétrer par toi comme si tu entrais dans la demeure de Dieu.
    Croyez-moi si je dis que je suis bien détendue en lisant ce recueil. Les mots y sont choisis avec subtilité, mais cela n’en reste pas moins un guide assez cochon à l’usage du plaisir de l’époux principalement. Désolée, mais c’est ce que je ressens!
    «La passion réside dans chacune des parties du corps de la femme et en y appliquant les justes attouchements, il en résultera un grand plaisir mutuel.
    Saisis ses cheveux, caresse sa tête du bout de tes doigts, baise et caresse son œil droit, baise, mord et mâche doucement sa lèvre inférieure, égratigne légèrement sa gorge avec tes ongles, tiens dans tes mains et pétris légèrement ses seins, claque doucement son nombril avec la paume de ta main ouverte, caresse son Yoni de ton Lingam, presse son…»
    Je suis sceptique quant à ces conseils qui se veulent d’avant-garde pour l’époque. Tout est trop …technique, sans place pour l’improvisation.
    J’en arrive à oublier mon piranha- samouraï tellement je me tords …de rire.
    «Connaissant parfaitement la longueur de ton lingam tu pourras choisir la femme dont le Yoni lui convient le mieux.
    - hashashasha ou homme-lièvre :
    L'érection de son Lingam n'excède pas six largeurs de doigt, il est petit de taille, maigre et bien proportionné, tous ses membres sont petits, ses traits sont clairs et réguliers, il est modéré dans ses désirs charnels et n'a rien de reprochable dans son sperme qui se laisse si facilement boire qu'on en redemande.
    - Vrishabha vrishabha ou homme-taureau:
    Il se reconnait à un Lingam de neuf largeurs de doigt, son corps est robuste et souple, comme celui d'une tortue, sa poitrine est charnue, son ventre dur, son front est élevé ses yeux grands, et les paumes de ses mains sont rouges, il est d'un tempérament cruel et violent, impatient et irascible, et son sperme est toujours prêt, gluant et épais il est d'un goût amer.
    - Ashwaashwa ou homme-cheval:
    Il a un Lingam de douze doigts, il est grand et bien charpenté mais point charnu, il affectionne les femmes corpulentes et robustes, jamais celle de formes délicates, son corps est dur comme le fer, sa poitrine large, pleine et musculaire, son corps au-dessous des hanches est long, il se préoccupe peu du rite vénérien si ce n'est à l'approche du spasme, son sperme est copieux, salé au goûter.
    - Harinimrigi ou la femme-biche:
    «Elle a un Yoni d'une profondeur de six doigts, son corps est délicat, juvénile, doux et tendre, sa poitrine se tient bien, ses cuisses et le Mont de Vénus sont charnus, le dessous des hanches solide, les bras forts et arrondis, ses cheveux sont épais et frisés, ses yeux noirs comme la fleur de lotus sombre, sa voix est celle de l'oiseau Kokila et son allure a le balancement de l'éléphant, elle est affectionnée mais jalouse, elle a l'esprit actif lorsque ses passions ne la dominent pas sa salive d'amour à l'agréable parfum de la fleur de lotus»
    - Vadvavadva ou la femme-jument:
    «Elle a un Yoni d'une profondeur de neuf doigts, ses seins et ses lèvres sont forts et charnus, sa tête est couverte d'une chevelure longue et lisse, elle marche avec grâce, elle n'arrive pas aisément au spasme vénérien, sa salive d'amour est parfumée comme le lotus»
    - KariniKarini ou femme-éléphant:
    «Elle a un Yoni d'une profondeur de douze doigts, elle a des seins énormes, ses cheveux sont épais et noirâtres, les désirs charnels l'excitent et la tourmentent à ce point qu'elle est difficilement satisfaite et qu'il lui faut un acte charnel prolongé outre mesure. Sa salive d'amour est très abondante et il rappelle le suc qui découle des tempes de l'éléphant»
    Euh …une question me taraude depuis un moment, qui a goûté le "suc" des tempes de la bêbête? Ils font peur ces gens-là! Pardon Bébé mais ton peuple est vraiment crade! Donc si je pars des explications lues dans l’Ananga-Ranga, Bébé et moi ne sommes pas du tout compatibles. Son lingam n’est pas fait pour mon yoni. Pour conclure, voici le must de cet enseignement:
    «Avant d'accomplir l'acte charnel il est nécessaire pour l'homme de connaître les symptômes de l'orgasme chez la femme. Dès que commence le plaisir, ses yeux se ferment à demi, ils s'humectent de larmes, son corps devient froid (?), sa respiration d'abord difficile et saccadée, se perd en sanglots ou soupirs, ses membres inférieurs après une période de rigidité (Ah?) s'étirent puis c'est une effervescence d'amour et d'affection(hahahaha!), avec force baisers et gestes passionnés et finalement elle semble s'évanouir (Oups, pauvrette!)»
    Nous sommes d’accord, la lecture de l’Ananga-Ranga est fort plaisante et divertissante, surtout les images très …explicites en fait. Toutefois, je ne vois pas ce que bébé et moi aurions à en apprendre. Franchement.
    Qui de l'Ananga-Ranga ou du Kâmasûtra l’emporte? Je serais bien incapable de le dire. Dans les deux livres, les illustrations méritent un vingt sur vingt, toutefois le côté expérimentation de la chose tient plus du code de conduite à tenir que de l’instant magique de l’improvisation d’un ‘’petit pan-pan’’ vite fait.
    Cependant, je suis ouverte aux pratiques que certaines gravures m’ont fait connaître. Ash va adorer ces positions …quand mon dos le permettra.

    Je croise les doigts, il semblerait que le rat soit repu…

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 9 Mars 2016 à 09:52

    merci de votre passage

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