• LiTCHy ( I )...

       ...Lichang Meï dites Litchy n’a de chinois que ce nom. Enfant trouvé à la naissance, son apparence ne comporte aucune des caractéristiques physiques d’une asiatique. Ses yeux sont bleus pailleté et ses cheveux blonds comme les blés. Un matin d'automne on la déposa dans un vieux panier, à l’abri des intempéries et des regards inhospitaliers. Ses vagissements attirèrent l'attention d'une passante qui la découvrit sous l’appentis à bois du boulanger, enveloppée dans les plis serrés d'une couverture sale et trouée sous laquelle l’on avait placé une simple feuille arrachée d’un carnet à spirale. Le billet succinct n’indiquait que l’état civil de la petite et sa date de naissance. Si cela n'avait pas été des quatre enfants dont elle avait déjà à s'occuper, Pierrette aurait volontiers accueilli cette jolie petite fille elle qui n'avait que des garçons. Le destin venait de décider de l’avenir de Litchy Meï.
    La pauvre gamine dut s'adapter aux règles que lui imposaient la vie d'orpheline. Sevrée d'affection et d'intimité dès son plus jeune âge, elle ne chercha pas à se lier avec ses camarades d’infortune. Mois après années, elle se forgea un caractère hors du commun et son indépendance la fit passer pour une solitaire.
    Litchy subit stoïquement les présentations aux familles qui voudraient bien d’elle. On la recevait un temps puis on la rendait sous le prétexte qu’elle était ingérable, qu’elle ne faisait aucun effort pour s’intégrer et qu’elle restait indifférente à toute forme d’intérêt qu’on lui témoignait.
    L'année de ses douze ans elle fut adoptée par un couple qui ne lui prodigua ni tendresse ni attention, trop occupé par la vie mondaine qu’il menait. Certes ces gens étaient riches et cultivés mais ils ne possédaient aucune fibre parentale. Ils avaient besoin d'un enfant pour que l'illusion d'une famille parfaite soit totale. Quoi de mieux qu'une adoption pour passer pour de braves et charitables personnes. Ils avaient choisi Litchy un peu comme on choisit un chiot, à savoir le plus beau de la portée. Puis après l'avoir longuement exposée aux yeux de leurs relations et amis, ils l'abandonnèrent dans l'immense maison bourgeoise qu'ils n’occupaient que durant les mois d'été. L’espace agricole attenant occupait la plupart des serviteurs de la famille et il va sans dire que ces personnes n’avaient pas le temps de s’encombrer de la présence d’une gamine oisive. Cela allait très bien à la fillette qui étanchait ainsi sa soif d’isolement. Sous la garde négligente des serviteurs, livrée à elle-même car ses parents adoptifs oublièrent de l'inscrire au collège, la gamine se réfugia dans la bibliothèque familiale où elle construisit sa tour d’ivoire. Personne ne s’était rendu compte qu’elle était une enfant précoce. Dans ce cocon protecteur elle se sentait chez elle.
    Les innombrables étagères recouvertes d’ouvrages en tous genres lui servaient de remparts contre le monde extérieur. De savante, elle devint érudite. Le frère de son père venait de temps en temps lui rendre visite afin de voir si la fillette avait le nécessaire. Oncle Georges, enseignant en université à la retraite, lui apprit les rudiments nécessaires à la compréhension des mathématiques, de l'algèbre, de la géométrie et de la physique. Une fois ces connaissances parfaites, elle n’eut plus besoin du vieil oncle. De bienveillant et chaleureux qu’il était, il devint désagréable et pervers. Litchy n’avait jamais remarqué ses regards vicieux, et elle découvrit la noirceur de l’homme le jour où il l’installa sur ses genoux pour se masturber contre ses fesses. Cela devint rapidement une habitude. Lorsqu’elle se faisait récalcitrante à satisfaire son vice, il la menaçait des pires brimades. Il attendit les quatorze ans de l’adolescente pour la convertir à l’art avilissant de la pipe. Derrière la maison, bien à l’abri des regards sous le saule, il la fit mettre à genoux entre ses cuisses dénudées. Il l’obligea à empoigner ce bout de chair flasque qui pendait entre ses jambes. Elle refusa, mais il la gifla plusieurs fois. Ensuite il lui maintint la nuque de ses doigts déformés et lui ordonna d'introduire son membre entre ses lèvres. Elle dut sucer sa verge parfumée à l’urine jusqu'à ce qu'elle l’inonde le haut de sa robe d’un liquide visqueux. L’odeur abjecte du vieux dépravé emplirent ses narines, puis les nausées lui retournèrent l’estomac. Les visites de Georges se firent plus rapprochées. Résignée, Litchy cédait à ses caprices, agenouillée sur le carrelage de la cuisine ou sur la moquette de la bibliothèque. Il lui arrivait d’aller se cacher, mais le pervers la retrouvait toujours. Puis un nouveau jeu sembla beaucoup l’amuser. Dépravé mais heureusement guère téméraire, cela consistait à ôter la petite culotte de Litchy qu'il faisait se pencher en avant. Puis, il caressait "la bête" comme il nommait son membre contre la chair soyeuse de sa victime. Il exigeait qu'elle serre les cuisses fortement, afin de lui donner l'illusion d'une pénétration. Pour parachever l’effet, grognant comme un animal il se branlait entre ses fesses, et lâchait une liqueur visqueuse et chaude qui mouillait les cuisses rougies de la jeune fille.
    - Un jour ma beauté, je te ferais goûter à la bête bien dure entre tes cuisses ouvertes! Bientôt tu verras! Promettait-il à l’adolescente effrayée. À se laisser tripoter sans rechigner, Litchy comprit qu’elle gardait l’avantage. Plus il bandait rapidement, plus vite il lui fichait la paix. Celle-ci ne se cacha plus. Oncle Georges s’amusa encore un temps avec elle, puis il se lassa. Le corps de Litchy se transformait et le vieux dégoûtant n’aimait que les très jeunes filles. Ce cauchemar fut enfin terminé.
    Elle venait de fêter ses seize ans lorsqu’elle devint la proie de l’un des commis de ferme. Comme à leur habitude, les parents adoptifs de Litchy se grisaient de mondanités à des centaines de lieues du domaine. La jeune fille s’ennuyait ayant épuisé tous les sujets que contenaient les livres de la bibliothèque.
    Aussi passait-elle ses journées à sillonner les environs. Ce soir-là, elle fut surprise par un violent orage qui l’obligea à se réfugier dans la grange. Le fracas de la tempête couvrit ses cris lorsqu’Henry l’attrapa et la traîna vers le fond du bâtiment. Litchy se débattit comme un beau diable, mais Henry resta le plus fort. Il la bâillonna de son mouchoir immonde et la maîtrisa en immobilisant ses poignets, bras en l’air, au râtelier de fourrage des chevaux. Il tripota longuement ses courbes par-dessus sa robe légère, se délectant de son affolement. La voir se démener inutilement enflammait ses sens. N’y tenant plus, il glissa ses mains dans la petite culotte de Litchy. Il caressa ses fesses rudement et fini par déchirer le sous-vêtement et le bas de sa robe. Les plaintes de Litchy étaient étouffées par le bâillon, mais elle criait quand même. Henry se mit à frapper ses fesses d’une paume agressive pour la faire taire. Elle serra les dents lorsqu’il posa une main entre ses cuisses. Il remonta lentement jusqu’à son intimité, embrassant sa nuque avec brutalité. Elle cessa ses cris et de grosses larmes jaillirent de ses paupières. Ses sanglots secouaient le haut de son corps. Henry enfonça deux de ses doigts au creux de son intimité en lui promettant à l’oreille qu’elle allait aimer ce qui allait suivre. Elle l’entendit défaire la ceinture qui retenait son pantalon puis quelques secondes plus tard, son agresseur plaqua son sexe raide et tendu contre ses fesses. Elle se remit à gigoter, consciente qu’aucune aide providentielle ne lui viendrait. L’énorme lance de chair qu’il enfonça en elle la fit hurler de douleur et perdre connaissance lorsque son hymen céda. L’ayant pénétrée brutalement, Henry lui asséna de violents coups de reins, grognant comme une bête. Il écrasait ses seins de ses paumes enfiévrées. Toutefois sa jouissance n’était pas complète car Litchy demeurait inerte sous ses assauts. Son évanouissement évita à la jeune fille la honte de le sentir ensevelir son sexe entre ses fesses et noyer d’ambroisie visqueuse le fourreau étroit de ses chairs. Enfin satisfait, il détacha sa victime et l’abandonna violentée et souillée à même la paille sur le sol. Litchy reprit connaissance avec l’impression d’avoir été piétiné par un animal sauvage. Tout le bas de son corps était douloureux et sur ses poignets étaient visibles les traces ensanglantées qu’avait faite la corde qui la maintenait lorsqu’elle s’était débattue. La vue de sa robe déchirée et de sa petite culotte en lambeaux lui rappela aussitôt son viol. Elle geignit, dégoût et colère mêlés. Malgré la pluie battante, elle alla se laver dans le grand bassin, s’interdisant de crier sous l’effet de la brûlure qui irradia son fondement, les larmes brûlantes qui emplirent ses yeux refusèrent d’inonder ses joues. Elle rentra discrètement se coucher sans parler de son infortune à quiconque. Les semaines suivantes, dès qu’il en avait la possibilité, Henry revenait à la charge.
    Il trouvait toujours le moyen de la coincer au moment où elle ne s’y attendait pas.
    - Si tu ne veux pas avoir un accident, tu as intérêt à la fermer! La menaçait-il l’air sournois.
    - D’ailleurs personne ne s’intéresse à toi, si tu parles on va se moquer, c’est tout! Elle savait qu’il avait raison. On l’accuserait de l’avoir provoqué et ce serait elle qui serait montrée du doigt. Plusieurs fois Henry l’entraîna au hangar à machines agricoles. Il la pelotait rudement, tandis qu’elle résistait pour le principe. Il était très fort et il ne répugnait pas à la battre comme plâtre. Cela l’excitait même. Il pinçait ses tendres bouts de sein avec rudesse pour les faire roidir puis il lui ordonnait d’ôter elle-même sa petite culotte. Ignorant l’humiliation qu’elle en ressentait, il l’obligeait à écarter les jambes et restait de longues minutes à contempler son anatomie. Tout comme la répulsion qu’elle éprouvait à chaque fois qu’il posait ses doigts sur elle, la vue de la nymphette de l’adolescente le faisait douloureusement bander. Il devenait brutal. Il sortait son membre raide de la braguette de son pantalon, il attrapait Litchy par les fesses et s’abîmait en elle, vigoureusement. Elle serrait les dents pour ne pas crier car il redoublait de cruauté si elle laissait échapper ne serait-ce qu’une plainte. Il explosait rapidement en elle, et Litchy poussait un soupir de soulagement lorsque le liquide chaud et visqueux souillait ses cuisses. Henry se tiendrait à l’écart pendant quelques jours maintenant. À chaque fois, elle se jurait que ce serait la dernière.
    Georges lui rendait visite de loin en loin, mais il la laissait tranquille à présent. Il s’installait à la cuisine, parlait de tout et n’importe quoi pendant une heure ou deux puis il repartait. Ce jour-là il s’offrit le luxe d’une boisson. Un petit vin de pays dont la bouteille entamée se trouvait sur l’étagère aux épices. Sans doute avait-on oublié de la mettre au frais. À peine en eut-il avalé une rasade qu’il fit une horrible grimace. Le verre lui échappa des mains et alla se briser avec fracas sur les dalles en terre du sol. Litchy ne comprenait pas ce qui se passait. L’oncle devint livide, sa respiration se fit saccadée puis il s’affala, pris de convulsions. Le regard déjà vitreux, il implorait l’aide de Litchy. En état de choc, celle-ci était incapable de réagir. Puis soudain elle comprit. Georges venait de boire un verre de désherbant. Jeanne, l’une des femmes de peine s’en servait pour éradiquer les mauvaises herbes des massifs de fleurs. D’habitude la terrible mixture rouge vermillon était rangée soigneusement dans l’appentis et bien en vue sur la bouteille, une étiquette indiquait que c’était un produit dangereux. Litchy remarqua alors l’absence de ladite étiquette.
    Le sourire monstrueux qui barra les lèvres de l’adolescente fut la dernière chose que vit L’oncle Georges avant de rendre l’âme. Elle s’accroupit calmement près de lui, attendant que quelqu’un les découvre. Personne ne mis en doute ses explications. Elle était sortie de la pièce à peine cinq minutes et en revenant elle avait découvert l’oncle à terre, il était mort. Tellement choquée, elle avait été incapable d’appeler du secours. Sa jeunesse et ses yeux noyés de larmes d’un chagrin évident firent que les gendarmes classèrent l’affaire sans suite. Ce n’était qu’un banal et effroyable accident domestique. Même Jeanne ne fut pas inquiétée, elle eut seulement droit à un conseil éclairé: ne jamais mettre de produit dangereux dans un contenant alimentaire. La funeste mixture réintégra l’appentis et comme par magie, l’étiquette de mise en garde réapparue sur la bouteille. Litchy pensa alors que son ange gardien veillait enfin sur elle. Elle en fut d’autant plus convaincue, qu’une semaine plus tard Henry disparut. On le rechercha durant des semaines, pensant à la longue qu’il avait déserté son emploi. Alors que se terminait l’ouvrage des saisonniers, ceux-ci remarquèrent l’épouvantable odeur qui se dégageait du puits rendu inutile en été parce qu’à sec. En chutant dans le large boyau construit en pierres de tailles, Henry s’était fait de larges entailles et un grave traumatisme à la base du cou. Comme il était de notoriété publique qu’il buvait plus que de raison, l’on coupa court à l’enquête et il fut admis que l’homme avait eu un accident. En récupérant le corps, personne ne remarqua le marteau taché de sang et rouillé sur l’un des pavés soutenant la structure montante du puits. Épuisée par ces coups du sort qui la libéraient des criminels qui l’avaient martyrisé durant des années, Litchy sombra dans une telle morosité que l’on envisagea un temps de l’envoyer en pension. L’adolescente se remit, mais son caractère bien trempé devint évident pour tout le monde. On la laissa tranquille et ce fut ce qui lui sauva la vie. Avouant tout de go que cela ne la concernait pas, elle dédaigna l’invitation à la fête du vingt-cinquième anniversaire de mariage de ses parents adoptifs. Au retour, ceux-ci ivres d’alcool et d’allégresse utilisèrent les services d’un chauffeur de taxi. Au petit matin, l’on vint prévenir la jeune fille que ses parents avaient trouvé la mort dans un terrible accident de voiture. Le flexible de lubrifiant du tambour des freins avait cédé et la voiture était allée s’encastrer sur les rochers d’un ravin, cent cinquante mètres en contrebas. Le chauffeur et ses passagers n’avaient eu aucune chance de s’en sortir vivant. Elle ne versa pas une seule larme pour ces gens qui ne l’avait jamais aimé. Taciturne, elle assista à l’enterrement parce qu’il le fallait, mais elle refusa de porter des vêtements de deuil. La robe rouge vif qu’elle passa pour la cérémonie la démarqua à tout jamais de la famille.
    Les mois suivants, elle se morfondit sans parvenir à décider ce qui serait un meilleur pour elle. Elle laissa les serviteurs se démener pour faire tourner le domaine agricole. La veille de ses dix-huit ans, le notaire de la famille vint lui rendre visite. Elle apprit qu’elle était l’unique héritière de ses parents. S’en était trop pour elle. Ces gens ne lui avaient prodigué que malheur par leur indifférence, alors elle mit la succession en ordre, laissant les employés seuls, autorisés à occuper les lieux, puis un soir elle fit son sac et disparut...

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  • Commentaires

    3
    AM47Loo
    Jeudi 6 Juin à 14:43

    Pouvez-vous me dire si cette nouvelle aura une conclusion, ou devrons-nous nous inscrire sur un site payant pour en connaître la fin ? no Je trouve votre page très intéressante, bonne continuation.

      • Jeudi 6 Juin à 15:51

        Merci de votre visite. Rien ne sera payant sauf le livre plus tard! wink2

    2
    DRWHOO
    Vendredi 17 Mars 2017 à 10:47

    bonjour Je suis tombé par hasard sur ce site et je le trouve vraiment sympa Si chouqette et bébé n'est pas une fiction  tu as beaucoup de courage de te livrer ainsi et ta bataille contre la maladie mérite que l'on s'attache à encourager le combat Je poursuis ma lecture et ce que je découvre est digne d'intérêt cool

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